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URANIUM IRANIEN : dialogue ou discorde ?

Après Istanbul, Bagdad : pression israélienne contre retenue occidentale.

 

dimanche 13 mai 2012, par Gros Emile

Même devant l’échéance de l’élection présidentielle, Barack Obama a réussi à créer l’opinion paisible autour de la mobilisation internationale contre le nucléaire iranien. Le président américain suit un processus de dialogue, jugé lent pour les « va-t-en guerres » qui sont les faucons américains et israéliens. Et en opposition à l’urgence de frappe qu’Israël n’a pas cessé de brandir, un dialogue continue et prend l’allure d’arriver à une solution. Ce qui dessine aussi, le droit aux énergies nouvelles pour des pays pour lesquels le qualificatif "Etats voyous" semble être dépassé.

Cette sagesse, sans nul doute, a du poids dans les relations internationales. Après un premier round tenu le 13 avril 2012 en Turquie, le 23 mai se tient une rencontre de diplomates internationaux et d’observateurs, à Bagdad en Irak. Où du côté de la communauté internationale (5+1) (les États-Unis, la Russie, la Chine, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne), on se félicite d’être parvenu à rétablir la confiance. Alors qu’Israël campe sur sa position pour mener une attaque...

L’Iran et le groupe 5+1 (les 5 membres du Conseil de sécurité de l’ONU, plus l’Allemagne) ont qualifié les discussions d’Istanbul de positives. La 1ère réunion représente un progrès significatif après des mois d’impasse sur la question, selon nombreux experts. En effet, la menace est plus désormais, l’aventure unilatérale d’Israël que certains républicains américains comptent toujours aider.

Alors que l’Etat hébreu met toujours la pression, sa discorde avec les USA, son principal soutien, sur la question de frappe des installations atomiques iraniennes. Attaque qui créera sur une crise ouverte dans une région déjà pleine de conflits, en cas d’intervention unilatérale des israéliens ou bien avec la participation de ses alliés.

Côté pays occidentaux, on se félicite d’être parvenu à rétablir la confiance en Turquie. L’Iran et le groupe 5+1 (les 5 membres du Conseil de sécurité de l’ONU, plus l’Allemagne) ont qualifié les discussions d’Istanbul de « positives ». Le français Bruno Tertrais, de la Fondation pour la recherche stratégique à Paris et ancien directeur (1990-93) de la Commission des affaires civiles à Assemblée de l’OTAN, commente la rencontre « on ne pourra parler de percée que lorsque l’Iran aura accepté les vérifications nécessaires de son programme nucléaire. »

Catherine Ashton, la chef de la diplomatie de l’Union européenne, répète que Téhéran devra accepter de faire des « pas concrets », s’il veut se libérer des pressions internationales. A savoir une baisse de l’enrichissement d’uranium à 20%, qui sert selon Téhéran à produire du combustible pour un réacteur de recherche médicale. Mais qui pourrait, s’il est poussé à 90%, être utilisé pour la fabrication de l’arme atomique.

La propagande « anti-iranienne » est alimentée par l’existence d’une centrale d’enrichissement de l’uranium enfouie sous une quelconque montagne secrète, surnommée le site de Fordo. Chose qui ressemble beaucoup aux mensonges, de détention d’armes de destruction massive ou bien l’entretien de l’islamo-terrorisme qui ont permis l’attaque du régime de Saddam Hussein. Ou bien la toute dernière affabulation, du projet, donc non exécuté, d’attentat contre un diplomate saoudien en Amérique…

Ancien otage en Iran, l’américain, John Limbert qui milite depuis des années pour le dialogue, donne explique bien le différent. Ces propos reflètent fidèlement, non pas seulement les paroles des dirigeants des Etats-Unis et de l’Iran, mais aussi les interprétations que se font les populations et les médias des deux pays en discorde.

Il dit : « Des fourbes, menteurs, fanatiques, violents et incompréhensibles, telle l’image des iraniens en Amérique. Et en Iran, les américains sont belliqueux, moralisateurs, impies, immoraux, matérialistes, calculateurs, brutaux manipulateurs, arrogants et interventionnistes » .

L’Iran est aussi associé au terrorisme, d’après le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, chose que ne partagent les pays occidentaux. Le responsable israélien est aidé par un sénateur, Joe Lieberman qui a été élu sous la bannière des démocrates, mais suit ouvertement une démarche guerrière, au point d’avoir été quitté le parti d’Obama et de Jimmy Carter qui prône le dialogue. Joe Lieberman est connu pour être celui qui a été toujours été en conflit Obama. Ce dernier l’aurait giflé en 2007...

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De notre rédacteur : T O U R E T.

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