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Saga estivale d’une menteuse violée.

DSK : L’enquête de la justice française, seconde épisode d’un polar américain.

vendredi 8 juillet 2011
par jaco


Les effets incalculables de l’affaire DSK sur nombreux secteurs, communautés, réseaux et cercles est un gigantesque désastre. En France après New-York, pour une question de géographie, précisément une population choquée, du genre de président que le pays risquait de se prendre à la gueule. C’est comme un tamis cachant indélicatement un soleil, pour nombreux français. Et ailleurs des opinions se croisent, dans cette histoire qui remue aussi bien des consciences que des réputations.

En matière de socialisme hexagonal, pragmatisme et solidarité partisane obligent, on est passé du camarade gavé de caviar à celui de l’inconséquent illogisme. Au sein du PS l’hésitation de continuer ou bien de surseoir aux primaires, faute d’hypocritement se boucher les oreilles, n’a pas fait parler le porte-parole officiel Benoit Hamon. Mais les rugissements d’éléphants ont été, à la hauteur de leur nature et leurs émetteurs, inintelligibles. La course des élections primaires, que se réserve le PS, a trébuché aussi et par ailleurs. Dès qu’elle a été dénoncée comme un fichage des éventuels participants par l’opposition qui gouverne.

Alors que se déchaînent en France les amis de DSK, après que sa victime s’avère être une menteuse sur d’autres faits de son parcours dans le pays où l’ancien chef du FMI est poursuivi et jugé pour l’avoir violée, on s’est excusé partout. On sollicite pardon d’avoir été berné d’une cabale présentée comme un crime sexuel qu’un riche fonctionnaire aurait intenté sur une employée d’une conciergerie d’hôtel. Notamment la presse et même le juge qui a été à l’origine des poursuites, avec l’accélération des faits due aux fuites d’informations, ils se sont pliés à rebrousser l’accusation.

A propos des fuites, il y a eu effectivement deux médiatisations surannées, dans le domaine de la presse américaine qui excelle depuis toujours avec la matière du fait de justice.

1 - D’abord, la 1ère fuite, l’annonce de l’inculpation qui a été faite, selon l’esthétique rutilante du spectacle people. D’avion pris à la hâte, du téléphone oublié dans une chambre d’hôtel de Manhattan et d’une geôle partagée avec d’impitoyables roublards, relèvent d’une culture où le polar, à l’américaine, est conjugué au présent.

2 - Puis, la seconde fuite, le passé d’une menteuse. Et qui aurai parlé à un dealer, emprisonné pour un quintal de marijuana, du gros chèque qu’elle peut soutirer.

L’inexact et faux butoir, de la fin de la procédure judiciaire, a été dit en aboutissement dès que Nafissato Diallo est présentée comme une personne dangereuse et loin d’être la pieuse, au sens moral de l’islam auquel on laisse entendre qu’elle est adepte. Or avec ça, avant l’instance officielle du tribunal, fixée au 18 juillet, la défense de l’inculpé a vendu son unique argument marchandise : une menteuse en copinage avec un dealer. Plutôt Nafissato est vite devenue une mythomane posée comme un appât dans un complot, laisse-t-on entendre que le loup est passé à la bergerie ?

Donnant ainsi la version « d’une tentative d’extorsion de fonds ». La victime qui essuie ce revers d’avoir un profil saugrenu, reste une femme guinéenne divorcée et mère d’une fille de 16 ans. Et à qui on n’a pas pu lui reprocher, quand même à ce jour, d’être une mauvaise travailleuse. Nafissato Diallo, qui de son mensonge et de son prétendue projet d’escroquerie ou d’accusation calomnieuse, peut voire sauter sa « green card ». Nonobstant, elle demeure encore, loin s’en-faut, une illustre inconnue, que cela démentisse bien toute la médiatisation lugubre qui ne cesse de la salir. Elle est encore sous protection, et la police comme la procédure l’utiliseront ce jour « J » du 18 juillet, devant son violeur et même sous les regards de chroniqueurs qui animeront, pour nous, cet été 2011.

Le titre de séjour des States de Nafissato Diallo est entachée du mensonge, celui d’un viol collectif qui n’a jamais eu lieu ni en Guinée et ni au Sénégal. Les deux pays où elle a vécu avant de débarquer aux States. Or la justice américaine broie du noir devant et pour tous les violeurs. Et comme institution ayant des comptes à rendre à ses citoyens, elle n’a pas encore dépassé l’indigeste affaire du cinéaste franco-polonais : Roman Polanski. Une dent que la justice américaine contre les institutions française.

Selon Susan Xenarios la directrice du Crime Victims Treatment Center (Centre de traitement des victimes de crime, CTVC), à l’hôpital St. Luke’s-Roosevelt de Harlem, au nord de Manhattan, la première personne à accueillir la victime, la légiste « Mme Diallo est arrivée en état de choc, très secouée, très affectée, nous dit Mme Xenarios. Elle ne savait manifestement pas qui était la personne qui l’avait agressée lorsqu’elle est arrivée aux urgences. Elle était capable de parler et se montrait coopérative. »

Cette membre du barreau se dit écœurée. En effet, l’usage qu’un probable mensonge d’une femme violée, pourtant antérieure et sans rapport avec l’affaire, puisse disculper un agresseur déjà poursuivi. Le retour de la caution aux caisses du violeur, a sonné comme une fin de procédure anticipée !

Le fait divers, relaté dans tous les médias du monde et tous genres confondus, tient en haleine de larges opinions férues de sujets roses et d’intrigues de palais. Il concerne aussi les argentiers derrière le FMI, où une dame française a repris la relève. La suite 2806 du Sofitel New-Yorkais a abrité une histoire d’agression sexuelle avérée et médicalement prouvée par des légistes, que seul le scénario d’un film, genre thriller, qui prendrait comme chute par la relance d’un nouvel épisode... De la journaliste Tristane Banon pour des faits datant de 2003.

Sans modération, ce qui prête à voire une saga estivale prête à sourire. Mais en étalant déjà la victoire d’un puissant de la stature de DSK, auquel, le passeport, la caution financière est restituée en contrepartie de la simple parole pour jouir de la semi-liberté, les péripéties semblaient prendre fin. Une nouvelle enquête est ouverte en France…

A suivre !