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CYBERATTAQUE contre le FMI : pour DSK, une autre histoire de l’ex hyper-manager

... dont la compétence a été si soulignée, malgré les échecs du capitalisme archaïque qu’il a défendu !

mardi 14 juin 2011
par N.E. Tatem


Quand les promoteurs de la candidature de DSK à la présidence française disaient qu’il a modernisé ou bien changé le FMI, d’autres échos au sein des auditoires qui entendaient cette communication, se demandaient exactement en quoi son œuvre a-t-elle été reluisante ? Car des populations européennes vivent des calvaires que le FMI leur a imposés. La Grèce, le Portugal et l’Espagne…

La première mise en scène, pour hyper-compétence de l’ex ministre de l’économie de la France, s’était métamorphosée en cacophonie. Quand l’homme est descendu des ses hauteurs, emprisonné dans un luxueux appartement aux parages de Manhattan, la promotion s’est tue. Et les seconds qui l’ont encaissé, recherchaient en quoi les valeurs professionnelles, de l’ex directeur du FMI, avaient-elles rendu l’action des argentiers, aux faramineux dividendes, performante ou équitable ?

Si la Grèce, le Portugal et l’Espagne frôlent la banqueroute, en continuant de subir des réajustements structurels quasi cycliques, c’est certainement à cause du FMI et non pas d’une quelconque mauvaise gouvernance de leurs dirigeants.

Les deux premiers pays sont dirigés à réduire les salaires jusqu’au niveau de ceux des pays émergents ou ceux des pays de l’Europe de l’Est. L’Espagne respire un peu du fait d’une activité industrielle, hélas non-extensible, et de son agriculture qui vient de vivre le cauchemar de voir ses produits d’été (salade, tomate et concombre) faussement accusés de transmettre une bactérie mortelle.

Alors qu’en France on se félicite des emplois qui sont créés des croissances conjoncturelles, comme les soldes, sans pour autant avoir rattrapé à annihiler tous ceux liquidés depuis l’apparition d’une crise dite du capitalisme. En donc quoi DSK a-t-il été efficace pendant ses fonctions au sein du FMI ?

La nature de cette crise est « civilisationnelle » (transfert de civilisation vers d’autres contrées), en rapport avec la mondialisation où des forces productives émergentes s’accaparent des parts du marché global, tout en gagnant des emplois dans la répartition mondiale des tâches productives : le travail dans un cadre universel.

La tare du grand monsieur de la finance au sein du FMI.

Voilà qu’une nouvelle révélation, de Reuter relayée par le New York Times, tombe dans les rédactions de presse. Elle rajoute la flambée des révélations croustillantes concernant l’institution financière, le FMI. Entre autres, celle de l’arrivée en force de Stanley Fischer, le directeur de la banque centrale israélienne, comme le 3ème candidat pour succéder à DSK. Une grande médiatisation lui a été réservé, en vain, il est frappé de limite d’âge alors qu’il s’est accroche jusqu’à la dernière minute. Recalé, le duel est entre le mexicain Agustin Carstens et Christine Lagarde.

Et cette fois le travail de DSK au FMI n’est pas épargné, dès lors l’accusation de viol d’une femme d’hôtel ne concerne, en effet, point la compétence de DSK. Pour cette dernière il s’agit d’une pulsion humaine et maladive, d’un maniaque, que le haut fonctionnaire ne peut pas commander et retenir. Un psy peut générer la chasteté de l’individu qui fréquenterait le divan… Mais c’est une autre histoire.

Comme elle comporte une antériorité, au scandale de l’accusation de viol, elle scinde la responsabilité de DSK à sa gestion de l’établissement international chargé de la régulation financière planétaire. Il y a le pas de fait, à revoir cette soi-disant grande aptitude qu’on a tant rabâchée. En vain aussi, les révélations continuent. Outre les nombreuses dérives sexuelles qui sont suivies par la défense de Naffissato Diallo, la femme qui accuse DSK de viol, le volet de la gestion du FMI par DSK remonte aussi à la surface…

Cette fois et comme une première remise en cause de l’hyper-compétence, il s’agit d’une cyberattaque qui a touché les systèmes informatiques du FMI, avec celles des industriels. Depuis des mois, tandis que Dominique Strauss-Kahn lorgnait à la présidence de la république française, les ordinateurs du FMI ont été piratés. Un programme, sous forme de script, a été installé dans le système informatique du FMI et il a été effectivement trouvé. Sans que les enquêteurs n’y trouvent, encore à ce jour, non seulement une trace des auteurs de la cyberattaque que sa portée exacte.

Révélée le 12 juin par le quotidien New York Times, qui a contacté des hauts responsables de l’institution financière, après aussi que Reuter l’ait rendue publique auparavant, il est question d’une importante intrusion de pirates qui ne sont encore identifiés. Jonathan Palmer, le chef du service d’information du FMI a envoyé un courriel adressé le 8 juin à tous les employés du FMI, faisant état de transferts suspects de fichiers détectés seulement lors de la semaine d’avant. Le point vulnérable est qu’un ordinateur du Fonds avait été compromis. Il a été utilisé comme d’accès à certains systèmes du FMI.

En face du siège du FMI, dans le même boulevard de Manhattan, la banque mondiale a pris soin de couper son travail via Internet jusqu’à le sécuriser. Tellement la maîtrise de l’attaque était difficile, voire impossible, au niveau du FMI et ce pendant de longues semaines et des mois.

Le groupe de pirates informatiques Anonymous avait appelé à une attaque en ligne contre le FMI. Afin de protester contre les restrictions sévères imposées à la Grèce dans le cadre de son sauvetage financier. Et les enquêteurs se penchent aussi à la possibilité que des pays ont organisé cette attaque. Cette information apporte son démenti de bon boulot sur les affaires internes du FMI, au moment où DSK dirigeait le FMI.