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Bureau International du Travail (BIT), les salaires des pays riches en nette chute.

Les salaires des pays avancés dans le rouge, quand le chômage bat son plein.

jeudi 16 décembre 2010
par Gros Emile


Selon le BIT (bureau International du Travail) qui vient de publier son rapport 2010, le deuxième publié par le BIT sur ce sujet depuis 2008, les écarts entre les salaires des pays riches et ceux dits « émergents » se réduisent à une vitesse hallucinante, depuis la crise. En Asie plus de 20% d’augmentations, quelques 15% dans les pays de l’Est européen, mais d’à peine 2% au maximum dans les pays dits riches. Donc il y a un certain rapprochement qui convainc du reflux causé par la crise qui n’a pas encore dit son dernier mot !

Voir en ligne : Pour lire le rapport 2010 du BIT - Format PDF

Dans le contexte de crise insurmontable, latente et presqu’incompréhensible, s’établit une angoisse morne dans les pays tenaces à croire encore que le convalescent capitalisme, a encore un quelconque avenir. Elle a amputé de moitié la croissance mondiale des salaires en 2008 et 2009, indique ce rapport publié mercredi. Dans sa forme actuelle et qui est aussi bien archaïque que décadente, le capitalisme ne justifie guère plus désormais à la fois la « Taylorisation » et la « Standardisation ». Ses modes productifs sont devenus obsolètes. Un productivisme plus inhumain a bien été promu et soutenu la mondialisation, depuis les choses ont bougés et d’autres essors soutenus largement par des mouvements populaires ont gagné leurs grades.

L’analyse concerne de 115 pays et territoires, soit 94% des quelque 1,4 milliard de salariés du monde. Intitulé « Rapport mondial sur les salaires 2010/11 – Politiques salariales en temps de crise », elle indique que la hausse mondiale des salaires mensuels moyens s’est ralentie, à la veille de la crise, de 2,8% en 2007. Puis tirée vers le bas à 1,5% en 2008 et 1,6% en 2009. Sans la Chine, la croissance mondiale du salaire moyen tombe à 0,8% en 2008 et 0,7% en 2009.

La notion de salaire exclut donc les gains des travailleurs indépendants et ne s’applique qu’aux travailleurs salaries. Ces derniers représentent environ 86% de la population active dans les économies avancées, mais cette proportion tombe a environ 35 pour cent en Asie et à moins de 30 pour cent en Afrique 13. Tandis que dans les pays avancés la part des hommes et des femmes dans l’emploi salarié est a peu près égale, la proportion des salaries de sexe féminin en Asie du Sud et dans l’Afrique subsaharienne est nettement inferieure a celle des hommes.

L’automatisation, les délocalisations, les industries gravement polluantes et la composition des acteurs industriels, ont préférence au statut de sociétés transnationales. Ces itinérances économiques sont éprises d’exister auprès des paradis fiscaux et les régions du monde à moindre coût de la main-d’œuvre. L’appartenance classique des richesses n’a aucune ressemblance avec celle du 3ème millénaire. Une confiance en Chine, au Brésil et un degré moindre en Inde, des régimes de gauche sont la preuve qu’ils ont dépassé l’ère des grandes famines, et surtout des disparités insupportables.

Le clonage reproduisant à l’identique les places boursières, a créé des enfers aux entrepreneurs qui s’assoiffent de financements et de vrais cage de prédateurs à l’image de Bernard Madoff, qui était, comme même il faut le répéter, à la tête de Wall-Street. Si le FMI, l’OCDE et le G20 (ou bien son corolaire le G7) ET MÊME L’ONU, qui sont des forums d’une autre forme qu’une place boursière, telle celle où le plus grand escroc de tous les temps a pris 50 milliards sans qu’on puisse récupérer autre richesses que son slip et ses pantoufles, ces opérationnelles consultations (re) structurent encore les injustices.

Le pouvoir d’achat s’abaisse, touchant plus de populations que par le passé accoutumées à une faste consommation, au-delà des symptômes d’inégalitaires traditions ! La crise vécue comme un drame médiatique. Mais pour l’observatoire qu’est le BIT qui a au menue de sa mission l’activité professionnelle, deux données se clarifient. La perte des emplois et les baisses de salaire induisent une aggravation de la récession. D’une part les exportations sont en déchéance, du fait que les marchés du passé sont fournis désormais par nombreux pays émergents. Et d’autre part, les revenus des ménages qui ont réussi à demeurer en activité, destinés à une consommation, habituellement montrés comme indicateurs du bien-être, se réduisent. La reprise des pays dits riches dépendra, au moins en partie, de la capacité des ménages à utiliser leur salaire, pourvu qu’ils les aient en hausse et en adéquation avec l’inflation, pour augmenter leur consommation.

Selon M. Somavia. « La stagnation des salaires fut un important élément déclencheur de la crise ; elle continue d’affaiblir la reprise dans de nombreuses économies …/… Nous sommes face à un monde où la demande globale est insuffisante alors que d’immenses besoins demeurent insatisfaits et que le chômage se maintient à un niveau élevé. Les responsables des politiques macroéconomiques doivent reporter leur attention sur l’emploi et la fixation des salaires afin de renforcer la timide reprise et de traiter les déséquilibres socioéconomiques à long terme. »

POUR LIRE LE RAPPORT du BIT -Bureau International du TRAVAIL

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