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Piraterie en plein mer et terrorisme étatique, Israël et la justice internationale.

vendredi 18 juin 2010
par Damien Djamel Bouch’Raf


Casse-tête pour nombreux juristes, l’acte de piraterie de Tsahal, car commis dans les eaux internationales, est un cas unique dans les annales des relations entre les Etats. En matière de terrorisme aussi, il n’est plus question d’impénétrables nébuleuses islamo-fascistes, mais de raid meurtrier préconisé par une entité étatique qui s’est soldée de morts.

Les conséquences, de la brutale réaction israélienne contre un projet d’humanitaires venus de plusieurs pays, sont les peurs de toutes les jeunesses et les opinions du monde. Ces dernières croiront-elles, à l’avenir, au droit international ? Peuvent-ils être encore s’imaginer que les terriens ne sont pas à la portée, et soumis, aux Etats dominateurs qui se permettent d’agresser quiconque n’est pas d’accord avec leurs intérêts. Le cas de l’invasion de l’Irak, à partir de mensonges et contre la décision onusienne, a certainement montré les pratiques qui méprisent toutes légalités.

Car l’image d’Israël est écornée, à l’avance, par d’abord et surtout le blocus. Toutes les analyses de ce dernier le disent : Israël procède avec une pompe économique pour soumettre les 1,5 millions de Gazaouis à la disette, avec à échéance les plonger à une famine à la clé et dont l’objectif final est l’affabulation de conquête du Grand-Israël du peuple élu. Seuls les produits israéliens étaient admis, et sous prétexte de ne pas armer le Hamas, la sélection est plus que cynique. A se demander pour quelle religion prient ces colonisateurs qui ont l’humanisme sous la botte ?

En matière de droit international.

La nation qui s’accorde sans remords de commettre des forfaits répétés à l’égard de populations désarmées, et attaquent avec violence les structures engagées dans le secours de ces mêmes vulnérables, donne un tournis angoissant aux observateurs. Les plus lucides refusent de pardonner, car l’insécurité dans le monde a pour une large part ces manœuvres. Et les connivences avec l’emporte-pièce du tout sécuritaire, du clash entre civilisations et meneurs du maintien du conflit, dit israélo-palestinien, sont devant le paradoxe d’arriver à un désastreux résultat pour Israël. Y’a-t-il un peuple, les israéliens, bien conscient pour discerner les dangers qui le menacent réellement ?

L’humanité semble revivre des faits comparables à ceux de Barbe Noire le pirate cruel et sans pitié qui était, jadis, un auxiliaire de la couronne anglaise. Et l’intervention musclée, bien huilée et conforme à sa préparation de l’armée israélienne, est plus comparable aux misérables faits de truands des hautes mers, car elle s’exprime de la même manière et à la même époque. Ce geste est identique à ceux auxquelles s’adonnent les somaliens et autres groupes ou éléments agissant au nord de la corne d’Afrique. Une piraterie qui a eu des conséquences, l’auto-défense dans les eaux internationales peut être activité par tous individus censés ! Du moins qui est incapable de fuir et ne veut pas se laisser-faire.

Les victimes de cet acte qui relève de la justice internationale, et par lequel ont été massacrées avec des tirs à bout-portant 9 personnes est un précédent qui fait peur à nombreux peuples de la Terre. Il n’a pas besoin de jurisprudence, mais d’une rigueur des décideurs politiques. Car la crédibilité des instances internationales est mise au doute, sinon elle sera définitivement enterrée par le désastre qu’elle puisse provoquer sous forme de désespoir des gens qui croient à la justice. Presque toutes les victimes, martyrs internationalistes, ont reçu de 3 à 8 balles tirées dans le dos et au niveau de leurs nuques. De quoi bien regarder le conflit du Proche-Orient comme un cas déstabilisant pour l’ensemble du globe.

Après plusieurs jours de négociations avec Washington, Israël a finalement annoncé la création d’une « commission publique indépendante » avec participation étrangère, deux semaines après l’assaut contre la flottille internationale. Le litige judiciaire est déjà l’arraisonnement, alors que pour les crimes c’est carrément la forme d’impunité la plus dangereuse que l’humanité a droit de contester. Et sans un organe muni d’un mandat international, de l’ONU par exemple, qu’attendre comme réaction des familles, des Etats ainsi que des personnes proches des victimes ?