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1re Partie :1- Travailleurs algériens en mouvement, analyse conjoncturelle. -
2e Partie : ALGERIE :La société atomisée dans les mosquées et par le football - 2e Partie -
Prochain article - 4e Partie et fin : SONATRACH LE GRAND DEBALAGE !
Les grands sites industriels et les secteurs sensibles ont vécu des troubles que le pays n’a pas connus depuis des années. Et ce paradoxalement à l’indifférence établie… Et sans aucune présence de la déroutée opposition démocratique. L’opinion régnante est tiraillée par le ballon rond, une aubaine pour le pouvoir de calmer les séditions locales qui secouent sporadiquement nombreuses régions du pays. Et dont l’Etat, le président et son administration répondent de leur responsabilité. Aussi pour les secteurs où les travailleurs ont fait grève, relèvent généralement du secteur public. Le secteur privé est beaucoup moins structuré du point de vue syndical.
De la part de la large masse où végètent des industries, les 8000 ?travailleurs de la SNVI à Rouïba de la zone industrielle d’Alger (Rouïba-Alger, secteur public) ainsi que les 7200 autres d’ArcelorMittal (privé) à Annaba ont donné le ton. Et du côté des secteurs des services, des non moins sensibles, comme l’enseignement, les praticiens de la santé du secteur public ainsi que les paramédicaux, et puis la presse privée où semble régner une choquante gabegie pour des employés bassement sous-payés et sans statut.
Ces débrayages déclarés illimités, jusqu’à l’ouverture de négociations pour des plateformes revendicatives claires, ont surpris non seulement les autorités qui s’assuraient de la paix sociale et les dirigeants des entreprises. Les employés de SNVI ont pour sollicitations l’augmentation des salaires et la modification de l’ ge de départ à la retraite. Et ceux d’El-Hadjar (ArcelorMittal) exigent un relèvement de 35% des salaires. Ils ont démarré leur grève le 12 janvier, sommant à un plan d’investissement global, alors que la direction exclut de rénover une cokerie mise en service en 1978.
Aimer l’Algérie avec sa corruption ou la quitter, tel est le slogan…
L’atmosphère à Alger et dans est tellement morne, malgré le football qui n’efface pas la désolation. Les scandales de la corruption n’arrêtent pas de ressurgir de plus en plus intrigants et dénonciateurs d’un système incapable de produire la moindre espérance pour les générations de jeunes dont les avenirs sont obstrués. Ils offusquent plus d’un algérien.
Alors que le pays prend le chemin inéluctable de l’éradication du terrorisme, alors que fatalement il préserve les réseaux du « Fascislamisme ». Le désarroi de la jeunesse est beaucoup dû à la gouvernance affligeante de la chose publique. Depuis la crise, engendrée par la chute du prix du baril du pétrole pendant les années 80… Aussi bien la négociation du passage à la démocratie qui a laissé surgir les sbires fanatiques, que le présent, gardent l’anxiogène atmosphère de désespoir. Les estimations avancent plus d’une centaine de millier d’algériens qui ont quitté le pays lors des 2 dernières décennies.
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