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Le débat de l’éthique pour l’IA : entre philosophie et désir de gains déshumanisés

Les travailleurs de Google refusent de collaborer à la perfection des armes du Pentagone avec l’IA

 

mercredi 6 juin 2018, par N.E. Tatem

Avec les craintes instinctives à l’égard de l’inconnu et le principe de précaution adopté même par les individus, on se demande si l’impact de l’intelligence artificielle serait opportun à l’émancipation collective ? Ou est-elle un nouveau produit d’automatisme qui élimine le travail humain ? Les technologies avancent, alors que seuls les travailleurs se préoccupent de l’éthique qui ne tord pas le coup des philosophies qui ont accompagné tous les progrès de l’humanité.

Les concertations, contributions critiques et analyses de vulgarisation font de l’IA un sujet de l’heure, sans pour autant répondre aux questions d’une éthique exigeante. Le débat est donc conventionnel pour accompagner une innovation peu courante, voire se déclinant sur le problème des emplois, y compris exercés avec un effort intellectuel, où l’humain est décalé par la machine. Ce qui préoccupe prioritairement. Temps fort et d’angoisse, quand apparaissent de nouveaux outils et méthodes d’aide ou d’excellence...

D’abord comment fonctionne l’IA (Intelligence Artificielle) ? La réponse est au stade de la conception d’une technologie. Donc pour répliquer, on se contente de cette définition : une machine performante (un ordinateur puissant ou de haute qualité) peut apprendre et agir judicieusement, selon ce qu’elle a accumulé de compétences (connaissances). C’est-à-dire ce qu’elle a enregistré comme données et autres manipulations ne lui permettront pas d’être dans l’erreur. C’est même l’idée essentielle de son automatisme.

Les réactions empathiques sont déjà intégrées dans l’intelligence artificielle et la robotique, d’après les nouveaux produits qui assistent les malades ou les personnes âgées ou bien celles à mobilité réduite. Cette évolution suit celle des voitures sans chauffeurs qui circulent déjà. Ces véhicules sont au stade, non pas d’utiliser une intelligence artificielle active et douée d’une éducation quelconque, mais de détecter l’environnement. Ce qui ne leur fait pas passer le permis de conduire !

Ce qui a depuis la nuit des temps soulevé des questions éthiques collantes est : comment l’humain est la proie d’un amour fou pour des objets ou des choses, des jouets ou des fleurs, qui lui sont vraisemblablement indifférentes ? On peut accepter dans notre époque l’attachement à un animal domestique, par le passé l’homme des cavernes regardait ses proies avant de domestiquer quelques unes qui se laissent faire.

Le géant d’Internet Google qui appartient au conglomérat appelé "ALPHABET" a été chahuté par une majorité de ses travailleurs pour le projet Maven. Ce dernier est un contrat avec le pentagone et sous l’égide du gouvernement (ministère de la Défense), pour la fourniture de logiciels comme sa plate-forme TensorFlow. L’odeur de la guerre est devenue plus forte.

Le moteur de recherche qui dispose de hautes technologies, notamment d’IA, travaillait déjà avec les militaires américains. Donc c’est un renouvellement de contrat. Le constat fait par les observateurs et les salariés de GOOGLE est que la prestation passerait d’une quinzaine à un quart de milliard (250 millions $).

C’est même l’alerte ressentie par le personnel qui a été recruté par Google avec des idées d’éthique. Une pétition de 4000 signature est présentée à la direction pour que l’IA qu’ils fabriquent ne sert pas dans les drones de guerre, même s’il est demandé pour du matériel capable d’épargner les civiles lors des combats.

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De notre rédacteur : T O U R E T.

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