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Un espion israélien dans les pourparlers israélo-palestiniens



Obama osera-t-il ce que ses prédécesseurs n’ont pas fait.


mardi 1er avril 2014
par Azouz Benhocine


Les israéliens refusent le processus de paix avec les palestiniens et la communauté internationale reste impuissante pour appliquer la légalité internationale. Encore une fois, l’Etat hébreu est devant sa contradiction interne, sa logique expansionniste et sa nature colonialiste. Cette dernière se poursuit qu’avec la spoliation des palestiniens de leur terre et leur emprisonnement par milliers, voire par million comme à Gaza...

Voir en ligne : Notre dossier : Obama et Israël

Arrivé à son butoir, la doctrine sioniste qui anime le colonialisme israélien au Proche-Orient est maintenant, plus que par le passé, face à ses choix. La suspension de la libération de prisonniers palestiniens par Netanyahou, le quatrième lot de prisonniers palestiniens prévu d’ici le 1er lundi d’Avril 2014, marque un point d’arrêt des pourparlers israélo-palestiniens.

Israël a déjà, par le passé dans une assiduité indiscutable avec le plan de paix piloté depuis la Maison Blanche et conduit par John Kerry, relaxé au total 104 prisonniers palestiniens. Mais ces gestes, inscrits dans la feuille de route menant à une fin de conflit avec deux Etats dont les contours (notamment frontaliers) seront aussi négociés, sont impopulaires auprès des colons. Ces derniers sont toujours plus nombreux et avides d’occupation, même si les résolutions onusiennes tenant lieu de textes juridiques fixent officiellement les confins hérités en 1967.

Barack Obama qui a donné promesse devant l’ONU de mener à bout un processus de paix de ce conflit qui ne fait que durer, ainsi que l’action de son secrétaire d’Etat sont maintenant dans une impasse.

C’est ainsi que la possibilité de libérer l’espion Jonathan Pollard, l’analyste du renseignement qui a travaillé pour la marine américaine et a été reconnu coupable d’espionnage pour Israël, est maintenant sur table. Mais cette concession sera-t-elle entendue par les israéliens ? Une minorité de plus en plus virulente et s’agrandit en rejetant non seulement l’arrêt de l’expansion colonialiste, mais aussi n’a aucun projet de paix dans son imaginaire...

Jonathan Pollard Cette information, de remise de la taupe du Mossad, a été rapportée par AP (Associated Press) et le Times. Ce dernier attribue l’initiative au locataire de la Maison Blanche, afin d’une reprise des négociations entre Israéliens et Palestiniens dont le rendez-vous du 29 avril est certainement une étape cruciale.

Israël a montré, avec quatre vagues de libérations de combattants palestiniens, une volonté d’arrangement positif. Complètement rétracté maintenant, les contestations des décisions politiques et diplomatiques sont à l’origine d’une grogne que les israéliens approuvent majoritairement.

Les combattants palestiniens sont considérés des criminels. Alors que le rapatriement de juifs, de part le monde, constitue une colonisation de peuplement. L’idéologie menant cette antagonisme dans la sécurité internationale arrive à son extrême.

Le cas Jonathan Pollard a plusieurs fois été cité comme un gage dans les discussions antérieures entre les deux principales parties en conflit au Proche-Orient. Il est emprisonné depuis 1998. Tous les experts s’accordent à croire qu’il ne sera libéré que comme récompense d’un accord final. Et la pression des lobbys pro-israéliens considèrent sa condamnation à la prison à vie est entachée d’antisémitisme.

Au temps de Bill Clinton, le projet de libération de Jonathan Pollard a été soulevée. Elle a essuyé la réponse de la CIA qui a insisté sur la crédibilité des services d’espionnage du pays. Obama est face au blocage de son œuvre de paix, ira-t-il jusqu’à faire ce que ces prédécesseurs n’ont pas osé ?

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