Accueil > International > Grands événements : Gigantisme de l’inattendu. > Le PC de Chine au chevet de l’économie moribonde depuis 2020.

Le PC de Chine au chevet de l’économie moribonde depuis 2020.

Avec la corruption surveiller les finances, une priorité de protection du trésor.

jeudi 2 novembre 2023, par Azouz Benhocine

Une conférence qui devait se tenir il y a déjà une année a été finalement tenue 30-31 octobre derniers. Très attendue, du fait de la récession qui s’est déclarée avec la crise sanitaire de 2020 où le pays de la grande muraille a été considéré comme source d’une terreur appelée COVID-19, elle a été totalement chapeautée par le parti communiste qui tient les destins de Pékin. Lequel a travaillé sur les défauts de paiement des principaux promoteurs immobiliers, la spéculation et la corruption pour désigner les problèmes.

Auparavant, ce forum, qui relève du strict contrôle PCC (parti communiste) et peut aborder tous les domaines politiques, s’est tenu deux fois. Et comme réunion consacrée à uniquement l’économie, c’est la troisième fois.

La réponse institutionnelle à la rétractation de l’économie chinoise est une conférence conçue telle une enseigne pour juguler la perte des performances de croissance qui sont déstructurants. L’appareil existait sous la même forme de conférence ouverte aux militants du PC. Il a été rebaptisé Conférence centrale de travail sur les finances, mettant l’accent sur la présence incontournable du parti. Ce dernier est pris pour labo multi-services.

Les 6 conditions pour que la Chine soit 1ère puissance mondiale.

L’économie chinoise ne s’est guère redressée depuis la crise sanitaire de 2020. En dépit des capacités financières dont recèle le pays, la relance post-COVID-19 n’est pas au rendez-vous. L’émergence d’autres économies dans le Monde qui ont pris des parts du marché pour les produits manufacturiers, sous l’effet des encouragements du rapprochement aux consommateurs, a réduit la prépondérance chinoise.

Les dirigeants croient à une bulle financière que le parti « communiste » devait analyser, pour initier des mesures de sortie de crise. Dès mars dernier, la Chine a dévoilé un remaniement radical de son régime de réglementation monétaire, comprenant un projet de création de la Commission financière centrale pour renforcer l’emprise du parti sur ce secteur.

La réunion de deux jours à laquelle assista le président Xi montre la détermination de surmonter la ralentie économique. Le secteur financier chinois brasse plus de 61 000 milliards de dollars, selon des estimations externes aux institutions. Le PCC a créé en mars dernier une nouvelle Commission financière, en changeant sa composition et ses conférenciers. C’est ce qui a été annoncé pour superviser les flux et fonds...

Schéma avant que le président chinois rencontre Biden.

Ce qui est prenant, contrairement au libéralisme, cette commission dispose désormais d’un pouvoir de réglementation sur les principales institutions. Elle a autorité de régulation, notamment sur la Banque populaire de Chine et la Commission chinoise de réglementation des valeurs mobilières qui sont très volatiles depuis le virage entamé le siècle dernier.

Une conférence qui fait suite à l’annonce la semaine dernière du projet du gouvernement d’émettre 1 milliard de RMB (136 milliards de dollars) supplémentaires de dette souveraine, pour des projets d’infrastructures. Et plusieurs autres mesures ont été prises ces derniers mois, destinées principalement à renforcer la confiance des investisseurs.

Le premier communiqué émis par la conférence promettait d’« optimiser la structure de la dette des gouvernements centraux et locaux » et de « faire de la prévention et du contrôle des risques le thème éternel du travail financier ».

Dans la vie des pays dirigés par des partis communistes comme la Chine, cet appareil idéologique est incontournable. Les rôles multiformes du PC lui donnent des prérogatives en économie. Cette dernière vit en cette fin d’année 2023 un blocage qui dure depuis l’année 2020, quand fut découverte l’attaque sanitaire transfrontalière appelée COVID. Comme la récession n’est pas prête à s’atténuer, l’économie préoccupe les responsables du pays.

La place prépondérante du parti communiste remplace bien des rouages, une conférence a été organisée. Superviser étroitement le volet financier d’une crise qui prend du temps, est désignée comme mission imparable pour une réunion connue avoir été déjà tenue à deux reprises.

L’IA (Intelligence Artificielle) "GAMMA" répond à notre Rédac-Chef.

Partager sur les réseaux :

Voir en ligne : Chine

     
GNU GPL

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

ConnexionS’inscriremot de passe oublié ?