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Moines de Tibhirine, François Buchwalter : le général règle ses comptes avec à la fois les chiraquiens et les algériens !



La saga estivale des "ALGERIOLOGUES" : journalistes, historiens et autres nostalgiques...


lundi 13 juillet 2009
par Gros Emile


Le grand écœurement des algériens est le démenti d’un certain Layada, l’un des chefs du GIA. D’abord parce que c’est un terroriste avéré, qui s’est repenti après son extradition du Maroc où il a été arrêté. Ensuite pendant l’affaire, il était emprisonné. Alors que les officiels restent perdus, ne sachant que faire devant cette attaque contre l’institution militaire. Seule la presse s’est posée la question : pourquoi cette nouvelle accusation ? Fait encore plus troublant et huile sur le feu, ce général rajoute que Mgr Claverie a été tué le 1er août 1996 par l’explosion d’une bombe contre le siège de l’évêché d’Oran, suite à un autre complot...

A se demander pourquoi le général François Buchwalter –OUVRIR CE LIEN pour consulter le profil de cet officier, plus connu comme espion spécialiste pour les syndicats et les subversions d’outre-mer, remet au goût du jour, le massacre des moines trappistes de Tibhérine ?

Côté français, à première appréhension c’est une mise en accusation des derniers chiraquiens qui ont encore des ombres, pour ne pas dire des portraits, collées aux murs de l’Elysée. Et qui se risquent d’orienter le parti de droite qui fait référence au gaullisme. C’est aussi à ce gaullisme qu’est porté ce coup, pour lui substituer un « sarkozisme » qui a pour référence visible un puéril jeu « People ». Côté algérien, une dinde tombe sur un couteau et se remet, le cou en avant, stoïquement à son destin.

Médiapart et le Figaro qui ont balancé ce boulet dans la mare, mettent au devant une saga estivale, plus polémiste que distractive, à tous les « Algériologues » : historiens, journalistes et autres nostalgiques. Le premier considéré de la famille de la gauche et le second est devenu le mieux placé pour valoriser le « sarkozisme ». Et le second dans la bataille du Web, le scoop est alléchant.

Ils ont dandiné harmonieusement la même danse du ventre pour pimenter les vacances à ceux qui ont matière à brasser avec ce qui se passaient où est en lien, dans l’actualité, avec ce pays qui était le plus vaste et proche Dom/Tom. L’unanimité de la France est derrière aussi, chère quant à l’activité extranationale. La conjoncture s’y prête aussi. Les lointains territoires et départements (Réunion, Martinique, Guadeloupe, Guyanes etc.) sont dans une tourmente identitaire grave. La guerre d’Algérie hante bien des français oubliés de l’égalité des chances pour les territoires et entre les hommes. D’ailleurs qu’un général, spécialiste des Dom/Tom, en parle réveille des démons oubliés ?

Fait encore plus troublant, ce général rajoute que Mgr Claverie a été tué le 1er août 1996 par l’explosion d’une bombe contre le siège de l’évêché d’Oran, suite à un autre complot aussi de l’armée algérienne. De quoi multiplier les pressions sur l’Algérie en fin de compte qui n’est pas assez impliquée dans beaucoup, sinon tous, d’idées et d’histoires françaises dont l’UPM (Union Pour la Méditerranée) qui est un projet « sarkoziste » de dédouanement d’Israël. Outre que sur le plan économique la France perd d’énormes terrains devant les offensives des pays émergeants dont les chinois et autres partenaires à l’Algérie peu regardant, à tort ou à raison, des crises endogènes à ce pays.

Il faut noter que lors du kidnapping des moines trappistes de Tibhérine, c’était la seule fois où les terroristes algériens sont rentrés en contact direct avec les autorités françaises, via l’ambassade, pour demander une rançon. Les séquences vidéo, ci-après, montrent le déroulement des faits qui sont loin de toute ressemblance avec ceux divulgués par cet officier.

Témoignages lors de l’enlèvement.

L’information tombe, le commencement du matraquage

L’un des scenarios

Démogogie et la langue de bois, la moins crédible et la plus médiocre que les algériens tentent :

A un degrès moindre cette intervention

Le général français, à la retraite actuellement, était en poste d’attaché militaire 1995/1998 auprès de l’ambassade à Alger à l’époque de l’événement. Il a bénéficié auprès du Figaro de fortes louanges pour sa carrière et sa compétence, afin de bien mettre en exergue sa sortie de la retraite ombrageuse. Pourtant à se demander qu’est ce qu’il l’a empêché d’apporter les éclairages, via même cette presse qui aujourd’hui le met en héros de la vérité ? Dit-il, il a été jadis contraint au silence par l’Elysée. Or son chef l’ambassadeur peut aussi rajouter son avis : si cet interdit existe bien ?

La pire ignominie dans ce retour à l’affaire des moines de Tibhérine est de vouloir innocenter des terroristes dont la matrice idéologique et leur appartenance à la nébuleuse universelle, constitue un danger pour l’humanité. Cette pratique de culpabilisation à l’égard d’une institution hautement importante parmi celles d’un pays tiers, en l’occurrence l’armée algérienne, reste une connivence directe avec les terroristes qui reprennent actuellement du service dans certaines régions d’Algérie. La complicité tente de porter à ce pays, et ses décideurs, la responsabilité de la grande violence et de mémoire des morts.

Souvent l’armée algérienne est désignée en une junte, avec la façon écourtée et simpliste de la comparer à celles qui ont sévit en Amérique Latine par le passé. Or c’est un autre contexte et une grave situation d’insécurité...

A se demander, comme le dit à chaque fois l’enquêteur Colombo de la série télévisée, quel est le mobile pour le tueur ?

Tous, médias et officiels hexagonaux ainsi que les complices algériens du terrorisme islamiste tenants de la formule « Qui tue qui ? », nous rabâchent que c’est pour décrédibiliser les terroristes que l’armée s’attaque aux civils. Or sont-ils crédibles pour tenter de leur retirer une quelconque bienveillance ? A-t-on vraiment besoin de porter atteinte à leur image, celle de criminels sans âme et encore sans moindre attache avec un projet que celui d’imposer la barbarie ?

Nous avons toujours entendu parler des généraux algériens comme des corrompus, ayant des intérêts dans des affaires de l’économie libérale et rentière du pays. Certes il existe des «  ripoux », mais delà à croire que c’est généralisé et que n’existe aucun élément intègre, c’est vouloir démanteler le jeune Etat-Nation algérien, indépendant depuis moins d’un demi-siècle. C’est vouloir briser son armée comme institution qui fait face au pire terrorisme dans le monde.

La version de bavure que ce général préconise, et qui a été commise par l’armée algérienne est en rapport à ses propres actions. Notamment son opinion et celle de la France officielle avec l’occupation illégale depuis 1975 du Sahara occidental. Buchwalter a été mis à l’indexe, par les algériens, par le passé quand il les a accusé de bloquer l’annexion de ce territoire au Maroc. Pas plus tard que le 6 juin dernier à l’ONU, l’ambassadeur de France a bataillé fort pour maintenir le statuquo sur cette colonisation. Mr. Sarkozy s’empresse aussi de lever le secret-défense, histoire d’alimenter encore plus l’orientation de l’affaire vers la suspicion.

Pour justifier ses insinuations, Buchwalter a porté au procès-verbal de son audition que les bases d’hélicoptères situées à Blida et à Boufarik étaient équipées d’hélicoptères MI7, MI17 et MI24 : Le MI 17et le MI 24 avec des paniers de roquettes et des canons de petit calibre 20 millimètres ainsi que de simples mitrailleuses. Les deux munitions sont capables de faucher des hommes. Les premiers équipent ces hélicos de fabrication russe dès leur livraison. Vraisemblablement ces armes ne peuvent épargner les têtes contrairement aux insinuations de Buchwalter. Les seconds sont soi portées par des hommes montés à bord où mises sur axes pivotants, elles criblent les corps. Et dans les 2 cas, les troupes héliportées ne s’aventureront pas à descendre au sol, pour ne pas avoir à être confronter aux tirs d’éventuels survivants, comme l’a révélé ce militaire qui se refuse une fin de carrière sans suite.

Le grand écœurement des algériens est le démenti d’un certain Layada, l’un des chefs du GIA. D’abord parce que c’est un terroriste avéré, qui s’est repenti après son extradition du Maroc où il a été arrêté. Ensuite pendant l’affaire, il était emprisonné. Alors que les officiels restent perdus pour cette attaque contre l’institution militaire. Seule la presse s’est posée la question : pourquoi cette nouvelle accusation ?