Cet ancien sénateur du Nebraska au Congrès des États-Unis, entre 1997 et 2009, n’est pas en odeur de sainteté avec les autres républicains, ses co-partisans, notamment au Sénat, chambre qui doit valider sa nomination. En 2002, il se voit réélu avec 83 % des votes, alors qu’en 2005 il est passé avant un autre démocrate, Ben Nelson, qui était au poste de gouverneur, avec 54%.
Dans les documents à l’appui, qu’il a remis aux enquêteurs du Sénat qui travaillent pour confirmer sa désignation, le nouveau secrétaire à la Défense est accusé de ne pas avoir révélé au moins deux de ses discours récents sur le sujet du conflit israélo-arabe.
Un bras de fer n’est pas resté inaperçue aux Etats-Unis, autour de sa nomination, entre partisans et opposés. Mais il est complètement ignoré dans nombreux pays occidentaux. Au fond des choses, les lobbys pro-israéliens jouent d’abord l’opposition au président des Etats-Unis, pour son choix de Chuck Hagel dont la renommée n’est plus à faire.
Si certains démocrates lui reprochent ses propos « politiquement incorrects » sur les homosexuels. Plusieurs de ses anciens collègues, des républicains tenants de l’idéologie guerrière, lui reprochent des opinions supposées trop pacifistes, trop anti-israéliennes ou favorables à la dénucléarisation du monde.
Or, ce qui n’est pas dit aussi aussi et mérite d’être précisé, en ces circonstances d’arrivée d’un nouveau Secrétaire d’Etat, : Le président Obama et deux de ses principaux conseillers ont, pendant la dernière semaine du mois de juin 2012 à Washington, participé à une conférence organisée par un groupe associatif arabo-américain. Dont les membres et affiliés condamnent systématiquement Israël.
Il s’agit de l’ADC, « Arabo-American Anti-Discrimination Committee » dont les adhérents désignent les chefs de Tsahal comme des terroristes et assimilent le "sionisme" au racisme.
A l’époque cette réunion a été perçue comme un réel danger dans la campagne électorale présidentielle. Puisque les lobbys pro-israéliens promettaient, en investissant des centaines de millions, à priver l’actuel occupant de la Maison Blanche de son second mandat.
Arrive donc au secrétariat d’Etat à la Défense Chuck Hagel ! L’homme a l’opinion tranchée et subit la pression des sénateurs qui défendent l’allié israélien. Il a siégé dans trois commissions sénatoriales : la première concernant les affaires étrangères, la seconde portant sur l’urbanisme et la troisième sur les services secrets. Il a idée des tractations, et est considéré comme le plus farouche adversaire des lobbys pro-israéliens aux Etats-Unis.
Plus renommé comme un opposant à la politique de G. W. Bush, son contemporain, le 18 août 2005, Hagel compare la guerre en Irak avec la guerre du Viêt Nam...
LE PORTRAIT LUI QUE RESERVE l’encyclopédie WIKIPEDIA : CHUCK HAGEL
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