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Festival International du Journalisme, les médias citoyens en première ligne

Pérusia accueille la 4ème édition, pour vérifier si la tradition admet les nouveaux acteurs de l’ère du numérique.

vendredi 16 avril 2010
par populiscoop


L’avènement d’Internet a changé le monde des échanges quelque soi leurs genres. Non pas seulement commerciaux (puisque le terme « échange » est péjorativement utilisé en synonyme de transaction), mais l’ensemble des relations entres individus et entités. Particulièrement en matière de communication, les rapports s’ouvrent à tous pour que les plus créatifs accèdent à la bonne place. Le journalisme et tous ses cadres d’exercice, aussi bien les organes que les pratiques du métier, se sont modifiés avec le Web, malgré les réticences légitimes des positions acquises.

Voir en ligne : Les médias citoyens au Festival International du Journalisme

L’idée de « médias citoyens » était en l’air depuis toujours, et est en rapport avec le nouveau rôle de l’élément humain. Elle consiste à dynamiser l’esprit et la volonté de faire des organes qui tiennent compte de l’objectif de faire de la citoyenneté le creuset de l’activité de la communication « sociétale ».

Aucun doute que c’est l’aspect en rapport avec l’individu qui au premier des convictions des « médias citoyens ». L’éthique et l’honnêteté intellectuelle sont tellement désirées par les populations, les consommateurs, les puissances de l’argent avaient exclu cette perspective pour se remplir davantage et d’abord leurs poches. L’entretien de l’irrationnel comme l’horoscope ou bien la mise-au-devant des caractéristiques « people », ne sont point en accord avec la profondeur de l’aspiration, des consommateurs, à des médias vraiment utiles pour un traitement exact de l’information, la diffusion saine de la culture et l’offre de distraction. Présentement, l’époque technologique met à portée des populations cet idéal, la conquête de réaliser leurs médias dits citoyens dont fait partie notre modeste POPULI-SCOOP.

La grande leçon qui a fait que le citoyen se sert de ses outils familiaux et individuels pour couvrir l’actualité et faire même le scoop, en fournissant mieux que le meilleur des professionnels des illustrations dépassants tous commentaires et analyses, fut le tsunami de 2004 qui a fait quelques 300 000 victimes en ravageant des zones côtières de nombreux pays. Les gens avaient instinctivement manipulés leurs minuscules appareils téléphoniques et leurs caméras pour immortaliser leurs voyages touristiques, et avec une formidable réactivité, pour produire une couverture médiatique inégalée et inconnue dans les annales de la communication établie par les canaux traditionnels dont disposaient les grands trusts. L’évènement a échappé aux médias dits traditionnels !

Depuis ce réflexe est devenu l’ultime recours, surmontant l’absence du journaliste attitré comme employé d’une chaîne de l’audiovisuel, d’un organe de presse écrite et d’agences qui ont possédé des monopoles et des exclusifs. Geste plus participatif que des citoyens s’arrogent désormais, en déclassant toutes les formes de manipulations et raisons réductrices même celles qui se targuaient d’être des services publics ou s’apparentaient de la vraisemblance d’indépendance. Internet l’a permis et est devenu depuis un moyen de diffusion largement adopté par un monde tout à fait parallèle au classique qui s’amenuise sous les yeux de tous, avec l’évolution de la donne : « éclatement des espaces communicants ».

Cette évolution a, encore depuis plus d’une décennie déjà, créé moult questionnements aux acteurs des médias où qu’ils peuvent exister et agir. Chercheurs en quête de nouvelles théories, journalistes praticiens de terrain et passionnés autodidactes s’y mettent à tous les échelles de trouver réponses à la mutation en marche avec une promptitude qui installe le nouveau à la place de l’ancien.

L’évènement du 4ème Festival International du Journalisme, où l’observation des nouveaux médias épris de présence citoyenne ne fait aucun doute.

Les filets sont balancés en mer, la pêche de l’information s’ouvre à tous. Et les scoops reviennent de droit à la promiscuité de ceux qui les croisent les premiers. De même que l’analyse de l’actualité, peut-être en restant exigeante en matière de connaissances du sujet traité, échappe aussi à ceux qui ont toujours cru pouvoir seuls l’approfondir, en émettant surtout un point de vue que de strictement vouloir et se soumettre à l’impartialité.

L’ère du numérique ouvre grandes les fenêtres pour que de nouveaux airs se respirent et oxygènent méninges et entrailles de pures productions faites par ceux qui ont été consommateurs, et selon leurs goûts. Bloggeurs à vous la nouvelle époque, individualités et autres communautés de médias citoyens dans l’arène de faire autrement la communication, ils répondent d’abord à leur propre besoin.

Du 21 au 25 avril 2010 se tient à Perugia (Pérusia, Pérouse), le 4ème festival du journalisme. On avait longtemps que le terme festival ne s’appliquait judicieusement qu’aux arts. Autour du concept du Web 2.0, cette rencontre regroupera, d’après le communiqué diffusé par les initiateurs, les représentants des médias traditionnels et des journalistes citoyens. Dans le but de créer des relations, au sens de communication, entre les médias traditionnels et les nouveaux acteurs qu’Internet, ces assises reste un espace de réflexion. Peut-on s’attendre à des relations paisibles entre des rivaux, en réalité bien concurrentiels que pouvant paisiblement collaborer.

Fondé en 2006 par Arianna Ciccone et Christopher Potter, l’édition 2009 de l’IFJ avait accueilli plus de 80 événements, 220 intervenants, plus de 260 journalistes accrédités et près de 300 bénévoles venant du monde entier. L’édition 2010 promet d’accueillir encore plus de monde.

L’attente des résultats de ce festival n’est pas automatiquement que les médias citoyens adoptent le chemin des traditionnels...

Le désir de faire de cette rencontre un forum d’échanges et de complémentarité est déclaré. Mais la naturelle concurrence entre les talents est, imparable de part la nature des choses, omniprésente.