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Une méga-attaque sur le Web

Guerre entre opérateurs de l’ombre

vendredi 29 mars 2013, par N.E. Tatem

Un crash d’Internet, même ponctuel, serait certainement la pire catastrophe pour toute l’humanité. C’est un désordre du même genre, heureusement pas de l’ampleur d’un blocage entier, qui a été ressenti, hier mercredi 28 mars 2013. Un acte considéré malveillant et qualifié en la plus grande « cyberattaque » connue à ce jour. Elle est dite à effet au niveau terrestre et appréciée d’une manière dense en Europe.

Bien deux jours après que cette "cyberattaque" a été signalée, elle continue selon nombreux sites qui surveillent le Net. Donc toujours à suivre...

C’est une lenteur qui a frappé étonnement tout le Web, elle a été détectée par un fort encombrement en Europe. Ce qui a déclenché des alertes et une traque, par les systèmes sécuritaires, des auteurs. D’après « Spamhaus », une entreprise prestataire qui appréhende les pourriels pour les fournisseurs d’adresse émails, cette obstruction a pour origine « Cyberbunker » un site qu’elle venait de classer sur sa liste noire des émetteurs de spams.

La première, basée à Genève, a émis sa thèse sans en exposer des preuves irréfutables. Puisque le monde d’Internet reste libéré de tout contrôle optimal, aucun outil pouvant établir un contrôle indestructible, des intervenants sur l’immense toile où sont connectés des milliards de machines.

La seconde est néerlandaise et s’adonne à une « cyber-gué-guerre » avec et contre la première. Il s’agit d’un hébergeur à la renommée sulfureuse puisqu’il est considéré peu enclin au respect des droits d’auteur, qui fait débat, en accueillant des sites de téléchargements...

Via les médias, l’affaire a été suivie, étant que c’est un fait peu anodin, mais déterminant pour les risques pouvant surgir avec plus d’ampleur à l’avenir. La BBC rapporte la dénonciation de Spamhaus, le New-York Times ainsi qu’un site russe « RT » ont reproduit les interventions des hackers qui ont revendiqué cette attaque. Ils s’en prennent tous à la société suisse.

Pour l’instant les technologies mises en place peuvent identifier les frappes seulement, quant leur provenance c’est encore d’une manière aléatoire, puisque les protections des origines sont aussi assez élaborées pour ne pas se laisser repérer. Une source de contenus échangés sur Internet peut être facilement masquée. De même, il est presqu’un jeu d’enfant pour faire parler tous les disques ou mémoires ayant servis dans des travaux communs d’informatique.

Donc les présomptions restent de mise pour que la société suisse incrimine la hollandaise. Mais selon la première, la seconde aurait pu être aidée par des pirates informatiques originaires des pays d’Europe de l’est, qui d’ailleurs ils ont parlé au N.Y.-Times et à RT. Le mal a consisté en une surcharge du réseau mondial, ce qui a vraisemblablement eu des répercussions sur l’Internet international.

Peu ressentie par le commun des internautes, elle est maintenant suivie par les enquêteurs qui n’arrivent pas encore à identifier les émetteurs qui ont déversé les flux et visaient Spamhaus, avec un une charge de 300 gigabytes de données par seconde, contre 50 gigabytes pour les précédentes attaques de ce genre.


Voir en ligne : Notre dossier : Web et cyber-sécurité


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