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SOUDAN : Jalila Khamis attend son exécution

Une femme à sauver des griffes de la pire dictature arabo-africaine !

mercredi 14 novembre 2012
par Gros Emile


Arrêtée le 14 Mars 2012, en plein nuit à 2 heures du matin, dans sa maison d’où elle a été emportée portant encore ses vêtements de sommeil, Jalila Khamis Kuku est détenue en attente d’exécution à la prison des femmes d’Omdurman à Khartoum, au Soudan. Les humanitaires mobilisés pour son cas n’arrivent pas à se faire entendre et il est urgent…

Voir en ligne : SIGNER la pétition POUR JALILA sur AVAAZ

Elle fait l’objet, actuellement, d’une condamnation à mort pour infractions graves au droit pénal soudanais. Elle est inculpée notamment de conspiration contre l’État (article 51) et de porter le discrédit sur le droit constitutionnel (article 50). Très peu de chances augurent pour qu’elle soit sauvée de la peine capitale dans un pays où la charia est appliquée sur la place publique. Et les humanitaires qui s’intéressent à son cas pataugent pour mobiliser pour son cas.

Emprisonnée depuis la date de son enlèvement par des agents du service national de la sûreté et des renseignements du Soudan (NISS), elle avait vécu trois en cellule d’isolement. Sa famille n’a pas trouvé le lieu de sa détention qu’après deux jours. Où elle avait été soumise à la torture et l’insulte. Et ce n’est que depuis mi-septembre qu’elle avait été transférée à la prison pour femmes d’Omdurman, pour citer le traitement qu’elle a subi.

Elle a finalement, de ce lieu de détention, eu droit de se connecter avec le monde extérieur, après 4 mois de détention et d’enquête. Qui ont conduit à lui causer des problèmes de santé, dont l’hypertension artérielle. Présentée au tribunal de Khartoum le 29 Juillet, sous l’accusation «  crime contre l’Etat », le juge Mohammed Alamain du même tribunal l’inculpa le 27 Septembre 2012. Notons que ses avocats n’ont pas eu accès à son dossier, même s’ils ont assisté à la prononciation de l’accusation par le magistrat.

Mère de cinq enfants et institutrice de profession, elle aussi militante du Mouvement populaire de libération du Nord-Soudan (SPLM-N). Son exécution risque d’être appliquée assez rapidement.

Lea autorités de son pays lui reprochent principalement son action humanitaire. Jalila Khamis a été arrêtée pour avoir aidé des "Noubas" (Habitants des monts NOUBA) qui fuyaient la guerre dans le sud Kordofan et de les avoir recueillis dans sa propre maison. Elle a enregistré une vidéo dans laquelle où elle dénonce la situation humanitaire dans les monts Nouba.

Dans cette région du Soudan, coupée du Monde, la famine menace une population bloquée par la guerre qui dure. L’agriculture vivrière qui est la principale activité économique, elle n’a pas connu la stabilité nécessaire pour pour donner la nourriture de survie.

Le Soudan a fait l’objet d’une partition du nord chrétien et d’autres régions comptent suivre. Cette émiettement du pays est la conséquence directe de l’application de la charia. Les populations préfèrent un autre modèle de société et la seule voie est d’exiger l’autonomie du régime basé essentiellement à Khartoum.

POUR ECRIRE AU CHEF DE L’ETAT SOUDANAIS

Président

SE Omar Hassan Ahmad Al Bashir

Bureau du président

Populaire Palais CP 281

Khartoum, Soudan

Fax : +249 183 782 541

POUR ECRIRE AU MINISTRE DE LA JUSTICE

Ministre de la Justice

Mohammed BusharaDousa

Ministère de la Justice, BP 302

Al Nil Avenue

Khartoum, Soudan Email : info@sudanjudiciary.org

Fax : +249 183 764 168

POUR ECRIRE AU MINISTRE DE L’INTERIEUR

Ministre de l’Intérieur

Ibrahim Mohamed Hamed

Ministère de l’Intérieur

PO Box 873

Khartoum, Soudan