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La légalisation des drogues dures pour démanteler les cartels des narcotrafiquants.

De nouvelles politiques de tolérances initiées par les pays attachés à leurs économies et traditions alimentaires.

 

lundi 19 juillet 2010, par jaco

C’est quand le jeune président bolivien a mâchouillé en plein tribune officielle de l’ONU une feuille de coca, qu’une demande de légalisation des drogues a été universalisée. Comme il ne n’existerait pas de plus officielle, elle a été émise par un chef d’Etat et au niveau d’une instance internationale.

Devant les responsables d’une cinquantaine de pays réunis, en Autriche en 2009 lors de la 52e conférence de la commission des stupéfiants de l’ONU, le président bolivien Evo Morales n’a pas hésité de faire la démonstration. En prononçant un discours, il a sorti une feuille de coca, plante de laquelle est issue la cocaïne, et s’est mis à la mâcher. Demandant aussi en plein séance le retrait de la plante de la liste des substances interdites.

En brisant un tabou, son geste reste des plus significatifs quant aux questions alimentaires dans le monde. Dans son pays plus de 10 millions d’habitants en consomment quotidiennement. De plus végétariens, on ne rencontre pas de tels sur Terre. Moralès est aussi leader syndical des cultivateurs de coca dans son pays. Il a expliqué : l es feuilles de cette plante sont cultivées depuis "trois mille ans avant Jésus-Christ", elles ont un caractère "sacré" en Bolivie, où elles sont mâchées ou infusées.

Les USA engagés depuis belle lurette dans une guerre perdue d’avance contre les drogues, entendent par de tels actes que c’est encore un autre déboire de leurs plus complets échecs. Depuis que le pays "yankee" a perdu sa guerre contre le communisme vietnamien, comme il est en train d’essuyer des revers en Irak et en Afghanistan, ses défaites sont dues à des ingérences inappropriées, impérialistes et illégales.

Le cas de la feuille de coca et l’unité des régimes socialistes d’Amérique latine pour cette question, constitue une nouvelle déconfiture des relations des Etats-Unis avec le reste du monde. Et le conflit du Proche-Orient n’est pas en passe d’être le plus fatal. Si le pays de l’oncle Sam ne saisisse pas l’enjeu de faire changer d’épaule à son fusil...

la feuille de coca from Ayrton Orio on Vimeo.

La drogue produit du capitalisme par excellence.

Cependant des mafias locales se sont réorganisées et des nouvelles se sont déployées. Alors que l’ère des murs actuels dépasse de loin celle du mur de Berlin, de toutes les nationalités des narcotrafiquants ouvrent des succursales. Mexicaines, chiliennes, nigérianes et dominicaines... Et américaines surtout, lavant encore plus blancs des milliards de dollars transitant à travers les systèmes bancaires européen et américain.

Vidéo d’une campagne explicative du Projet de légalisation.

En matière de géographie, à la porte de l’Amérique du Sud, les gangs et les mafias sont positionnées au Nord du sous-continent. Et elles jouent désormais pleinement leur rôle dans l’importation et la distribution des stupéfiants. Et à bien méditer, c’est d’abord contre de l’argent. L’argent est plus diabolique que la drogue finalement !

D’ailleurs l’héroïne qui est devenue à 90% d’origine afghane, depuis que les talibans ont réussi à multiplier par 5 la production avec la bénédiction de la guerre qui les viserait. Et cette matière à base d’opium transite grâce et selon ces 2 points d’abord : les banques et les frontières du sud des Etats Unis. Se positionnant sur les périples de ce commerce florissant, les narcotrafiquants brassent, avec la connivence du système financier d’une mondialisation étriquée, annuellement quelques 1000 milliards, alors que les experts (pseudo officiels) n’accordent qu’au maximum 500. Les trafiquants s’y trouvent et prennent racines avec l’exactitude des lieux de leur buziness...

César Gaviria (Colombie), Ernesto Zedillo (Mexique) et Fernando Henrique Cardoso (Brésil), tous anciens présidents de républiques ont signé un document intitulé : l’Initiative Latinoaméricaine sur les Drogues et la Démocratie.

Le trafic de drogue est une cause majeure de la spirale de violence qui affecte des peuples du monde, son impact est grandement négatifs sur les jeunes.

Dans des pays comme la Colombie et le Mexique, et des villes comme Rio de Janeiro, cette économie criminelle est à l’origine de phénomènes qui menacent la démocratie. Elle institue de graves fléaux comme la corruption des institutions, le contrôle des territoires par le crime organisé et le trafic d’armes.

Cependant pour juguler ces trafics, il y a certainement des politiques à décider et à mener. Faire en sorte que les substances illicites qui enrichissent des bandits, subissent un contrôle officiel reste une idée qui a l’avenir au Nord du Mexique. Là, les meurtres sont devenus des plus barbares, et la répression accentuent plus la pression sans que ne diminue la puissance des cartels.

Alors comme le dit un théoricien de la révolution : que faire ?

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De notre rédacteur : T O U R E T.

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