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Helen Thomas, doyenne des correspondants de presse à la Maison Blanche mise à la retraite pour des propos condamnant Israël.

La chasse aux sorcières en Occident est à grande échelle pour sauvegarder la politique criminelle d’Israël.

mercredi 9 juin 2010
par Azouz Benhocine


Très connue pour ses questions qui dérangeaient à chaque fois l’establishment, Helen Thomas est la doyenne des correspondants de presse basés à la Maison Blanche. Elle avait son siège au 1er rang, juste devant le podium et à la tête de l’auditoire des journalistes qui quotidiennement prenaient les déclarations du porte-parole de la présidence des States. Elle officiait depuis plus de 4 décennies, sans concessions ni complaisances ce qui faisait d’elle un exemple d’honnêteté intellectuelle parmi ses paires.

Helen Thomas qui va sur ses 90 ans, et a travaillé depuis l’ère de John Fitzgerald Kennedy. Elle vient d’être brusquement mise à la retraite. Il lui est reproché d’avoir critiqué la politique criminelle d’Israël, quand elle a été questionnée à propos par un rabbin qui la sondait à propos de l’Etat hébreu. Ses réponses ont été diffusés après l’assaut et de la tuerie de Tsahal contre la Flottille de la Liberté. Les rendre public avant était quasi inimaginable. Après les canaux étaient ouverts aux dires critiques, la tuerie des humanitaires le permettait...

Exactement LA VIDEO CONCERNÉE

Mise en cause par une vidéo, largement diffusée sur le Web et dont nous vous donnons l’extrait, où elle s’est exprimée sur l’évolution du conflit du Proche-Orient. Elle a ouvertement dit « les juifs doivent foutre le camp de la Palestine et retourner en Allemagne, Pologne et Etats-Unis » . Elle a assumé : « Souvenez-vous que ces gens-là sont occupés et qu’il s’agit de leur terre, que ce n’est pas l’Allemagne ni la Pologne » , avait-elle ajouté à propos des Palestiniens. Sa déclaration a été enregistrée, le 27 mai dernier, lors d’une interview improvisée par ses collègues, qui lui ont demandé son avis, et mise en ligne sur le site www.rabbilive.com.

Ses commentaires ont suscité la réprobation générale, y compris de la Maison Blanche où elle jouissait d’une grande considération y compris de la part de Barack Obama. Elle a été tout-de-suite larguée par son agence United Press International (UPI) avec laquelle elle travailait depuis 43 ans et pour laquelle elle était installée auprès de la présidence des USA. Comme elle une chroniqueuse et éditorialiste renommée avec Hearst Newspapers.

LA VIDEO INCRMINANT HELEN THOMAS, ainsi que des images de son parcours

Hugo Chavez, parmi les voix ouvertement contre la politique israélienne

Comme pour garder sa courtoisie habituelle pour laquelle elle avait gagné un énorme respect, Helen Thomas a publié sur son site des excuses, mais retirer complètement son opinion. En substance tels sont ses propos : « Je regrette profondément mes commentaires que j’ai faits la semaine dernière concernant les Israéliens et les Palestiniens. Ils ne reflètent pas ma sincère conviction que la paix viendra au Moyen-Orient que lorsque toutes les parties reconnaissent la nécessité du respect mutuel et la tolérance. Puisse ce jour viendra bientôt. »

Après sa déclaration dite controversée parce que rarement des critiques se font entendre aux USA concernant Israël, le porte-parole de la Maison Blanche Robert Gibbs, après avoir dit qu’il n’a pas parlé au Président (connu pour avoir mené les campagnes électorales de Kerry et d’Obama) a réagi qualifiant ses propos de «  offensantes et condamnables.  »

En France nombreux journalistes et fonctionnaires ont été chassés ces dernières années de leurs postes de travail pour le motif de dénonciation de la politique criminelle d’Israël. De même que l’argument fallacieux d’antisémitisme est devenu monnaie courante. Richard Labévière que nous avons rapporté sur POPULI-SCOOP, du sous-préfet Bruno Guigne, de l’anticolonialiste Siné qui a été aussi accusé d’antisémitisme par la manipulation d’un journaliste du nouvel Obs… Mais la liste est plus longue !