POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


Le Maroc derrière l’Arabie Saoudite engage une polémique avec l’Iran

Conflit entre la monarchie du Cannabis et les obscurantistes de la théocratie iranienne

jeudi 3 mai 2018
par Azouz Benhocine


L’isolement de l’Iran est dans les plans israéliens, les alliés de cette mesure veulent bien mettre sur carreau le pays des Mollahs et des pasdarans. Le Maroc a rompu ses relations diplomatiques. Et son ministère des Affaires étrangères et de la Coopération marocain a diffusé plusieurs communiqués au sujet d’une accusation d’une action entre le Polisario et le Hezbollah contre les intérêts du royaume, déroulée à l’ambassade iranienne d’Alger.

Officiellement, l’ambassadeur du Maroc à Téhéran a quitté mardi la capitale iranienne et le chargé d’affaires de l’ambassade d’Iran a été invité de quitter le royaume d’Afrique du nord sans délai, a déclaré le responsable de la diplomatie Nasser Bourita. Rompus aux échanges chargés de polémique et saturés de relations conflictuelles, aussi bien le Maroc que l’Iran s’adonnent à des répliques, on ne peut produire de plus crédules.

Le royaume du Maghreb reproche aux Ayatollahs perses une liaison avec le Polisario. Allant dans cet élan de rupture, le 1er responsable des affaires étrangères du Makhzen cite une première livraison d’armes qui a été récemment fournie au mouvement indépendantiste sahraoui. Pour une bassesse inégalée, dans ce genre de relations entre une monarchie réactionnaire qui est 1er productrice mondiale de cannabis et les intégristes de la théocratie iranienne, le Hizbollah libanais est aussi mis dans le même panier de crabes...

Selon les autorités marocaines qui ont habitué le Monde avec des idées peu convaincantes, la livraison d’armes s’est déroulée via un « élément » situé l’ambassade iranienne à Alger. Et le Maroc, dit donc, disposer de preuves irréfutables, de noms identifiés et de faits précis. Mais il s’en garde de les publier. En fait la configuration du Proche-Orient, où l’Iran et l’Arabie Saoudite se livrent à un combat ultime pour l’hégémonie régionale complique davantage les choses que prouver les complots des fanatiques qui gouvernent Téhéran.

Puisque les choses se présentent ainsi, Populi-Scoop se fait la joie de présenter les faits tels qu’ils sont sur la scène de la politique étrangères des Etats. Ainsi, le ministère iranien des Affaires étrangères a réfuté les déclarations du Maroc. Une quelconque coopération entre l’ambassade iranienne à Alger et le Front indépendantiste le Polisario est fausse, selon un communiqué officiel iranien exprimé par le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Bahram Qassemi.

Qassemi a souligné que les diplomates des deux Etats avaient bien discuté de cette question, soulevant que tout État a droit à la sécurité et à la non-ingérence dans ses affaires intérieures. Au même moment, Bachir Mustapha Sayed, conseiller d’Etat du Polisario, a déclaré aux médias qui l’ont questionné, dont Spoutnik que les allégations du Maroc contre l’Iran et le mouvement Hezbollah étaient fausses. Rabat dit-il n’a aucune preuve pour étayer ses allégations.

La question du Sahara occidental mérite d’être expliquée. Le contrôle administratif du territoire situé au nord-ouest africain a été donné au Maroc et à la Mauritanie en 1973. Depuis 1884, la région communément appelé "le Sahara Occidental" était une colonie espagnole.

Le Front Polisario s’est engagé d’abord contre les forces coloniales espagnoles, puis contre le Maroc depuis 1976. L’organisation représentant légitime d’une population inondée par celle du Maroc voisin, a déclaré l’établissement de la République arabe sahraouie démocratique. Elle n’était pas autorisée à entrer aux Nations Unies puis elle a obtenu une reconnaissance limitée du nombre limité d’Etats qui l’a reconnaissent.

Des combats opposent le Polisario à l’armée marocaine. En septembre 1991 un cessez-le-feu a été signé sous l’égide de l’ONU qui semble contrôler le conflit. La trêve négociée prévoyait un référendum sur l’indépendance, qui n’a jamais eu lieu. Maintenant que les islamistes chiites iraniens sont en surenchère avec nombreux pays sunnites, conduits par l’Arabie Saoudite, pour instaurer une hégémonie au Proche-Orient.

Le Maroc accuse l’Iran de formation militaire, de livraison d’armes et d’entraînement à des opérations de guérillas urbaines, les éléments du Polisario. Les séparatistes du Sahara Occidental lient ouvertement la position souveraine marocaine à l’adoption de la dernière résolution du Conseil de Sécurité sur leur patrie que la monarchie du Makhzen maghrébin veut les spolier de leur patrie autonome...

Répondre à cet article