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Le Qatar à Gaza : main-forte au Hamas.



Historique visite, qu’aucun dirigeant arabe ne l’a faite.


mardi 23 octobre 2012
par jaco


Le monarque en personne, l’émir du Qatar cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, fait le déplacement. Il était arrivé vers 10H45 (08H45 GMT), par route en empruntant le terminal de Rafah, à la frontière avec l’Egypte, non pas pour un quelconque symbole mais c’est la seule voie. Et y déverse des centaines de millions de dollars, de 254 à 400 a été rehaussé le pactole destiné à la réalisation de projets urbains.

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D’emblée, notons qu’avant l’arrivée du roi du Qatar à Gaza, de quelques heures, un officier de Tsahal (l’armée israélienne) a été tué par une mine qui lui a explosée sous les pieds à la frontière avec Israël. Le colonisateur a riposté avec un bombardement, tuant un palestinien.

Ici à Gaza, ouvrant un nouveau front dans sa vaste offensive diplomatique généralisée, c’est un point chaud du monde qui ne fait pas reculer la minuscule principauté aux confins de l’Etat hébreu. Cheikh Hamad était déjà venu en 1999 à Gaza, où il avait été reçu par le président Yasser Arafat. A première vue c’est un coup médiatique de haut vol, et du grand jeu que cela déplaisent aux hostiles envers le Qatar qui a joué un grand rôle dans ce qui est le printemps arabe.

Mais c’est aussi un coup dur porté à Mahmoud Abbas, qui est considéré à l’instar de tous les dirigeants arabes comme un vestige d’une époque en train de se faire écraser par les colères des peuples. Plusieurs pays arabes, sinon tous, sont secoués par des contestations populaires. « … les vents du changement qui soufflent en ce moment sur la nation arabe marginalisent l’intérêt pour la cause palestinienne médiatiquement et politiquement » a dit l’Emir dans son discours. Le Hamas, sinon les islamistes sont attendus victorieux aux élections locales qui vont se tenir, les semaines prochaines, partout en Palestine occupée.

En 2011 l’OLP n’avait reçu aucunes aides du Qatar dont les ressources financières paraissaient plus mobilisées pour les fins de règnes en Libye, et en sous-mains contre tous les autres tyrans arabes lors de la même période. Habituellement c’était une centaine de millions et même plus par an, la contribution du Qatar. En 2012, seuls 30 millions ont été débloqués au profit des autorités officielles palestiniennes dirigées par Mahmoud Abbas. Dernier en date des régimes arabes, à être confronté aux soutiens du Qatar à des insurgés contre le manque démocratie en république est celui de Bashar Al Assad en Syrie.

Mais que peut bien à la fois cacher et montrer la présence l’un des hommes devenu des plus puissants du Monde ? Qui est dans cette posture, simplement en redoublant de présences et investissements. Une belle vie de prince, d’abord qu’il appréhender par le penchant et la sensation personnelle de l’individu. Et cette visite à la prison à ciel ouvert imposé par l’israélo-sionisme colonialiste à plus de 1 million et demi de palestiniens est, quoi que pensent ceux qui dégoûtent le Qatar, historique !

Brève et elle s’est faite avec le Hamas, l’organisation islamiste boycottée par les pays occidentaux pour sa non-reconnaissance de l’Etat hébreu. Ce dernier, après avoir parqué les colonisés et expropriés de leur terre, ne cesse de harceler les victimes de son apartheid. Le même jour, le journal Harretz donne d’hallucinants chiffres qui disent que la majorité des israéliens soutiennent la création d’un Etat raciste en cas d’annexion de la Cisjordanie.

Le Hamas, indisposé par un "blocus politique" international, malgré sa victoire aux élections législatives de 2006, s’évertue à attirer des personnalités internationales à Gaza. L’intellectuel américain Noam Chomsky était dans le conclave de Gaza au moment où le bateau Estelle de la flottille « Free-Gaza » a été appréhendé par Tsahal, deux jours que le roi du Qatar ne vienne encore, aux yeux du Monde, rappeler la situation de Gaza.