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Al Qaeda, investigation sur son avenir.

Sous la lumière du Printemps Arabe, les terroristes plus suicidaires que pragmatiques tels les islamistes modérés.

 

mercredi 18 janvier 2012, par Gros Emile

L’élimination de Ben Laden en 2011 a terminé une légende morne qui fédérait nombreux tueurs endoctrinés d’une pseudo-idéologie n’ayant aucune attache avec la création d’idées. En dehors d’une théologie rétrograde, l’islamisme ne peut être idéologie. Cette fin du leader d’Al Qaeda a coïncidé avec le Printemps Arabe, où la force et la profondeur de l’action populaire a dépassé celle de la nébuleuse obscurantiste, pourtant assez renommée et ambitieuse pour fédérer les contestations.

Voir en ligne : NOTRE DOSSIER AL-QAEDA

La spectaculaire opération de l’élimination de Ben Laden est loin d’assurer l’arrêt d’un nouveau déferlement d’inédites violences islamo-fascistes de plus en plus féroces. Une certaine relève tente de poursuivre une opposition armée aux pratiques largement vérifiées et aux conséquences graves, à l’encontre des musulmans. Tel le racisme dans sa version "islamophobie" qui est devenu le meilleur sport des extrême-droites en occident et du sionisme dévoyé…

La précipitation des chutes des pouvoirs de certains pays arabes, en quelques mois, n’a pas été réalisée avec des décennies de terrorisme islamiste. L’historique marche des peuples, exclusivement arabes, ainsi que la perception révolutionnaire de leur geste d’indignation a marqué l’humanité en 2011. Imprégnée de l’aspiration démocratique, ces émeutes légitimes ont placé sur rampe et d’une manière irréversible la place des choix démocratiques des peuples, y compris l’ouverture envers l’islamisme modéré, comme moyen de déterminer les gouvernants. Elles ont annihilé toutes chances que le terrorisme islamiste ne tienne pas compte des libertés.

L’organisation dont le nom a été révélé à l’opinion internationale après les attentats du 11 septembre reste un mystère, ou simplement un cas de figure dont le profilage de son identité n’est pas achevé. Comme les relais des haines interreligieuses sont toujours actifs et persistants, l’internationale-islamiste constitue toujours la première menace dans le monde massacrant d’abord des musulmans.

L’espoir que la mort du premier chef, du bras armé des islamistes virulents, atténue la force de frappe d’Al Qaeda, n’est point imaginé les experts croient encore à la menace. Au contraire l’existence de la caractéristique suicidaire des bombes humaines, des adeptes de la violence en riposte aux injustices comme celle dont est victime le peuple palestinien, est encore plus risquée que par le passé.

LA CREATION D’AL QAEDA par LA CIA expliquée

Passant d’une organisation, dont la hiérarchie limitée au chef auquel s’étaient subordonnés une suite de personnages influents dans des régions du monde, à un cadre où des groupuscules prêts à passer à l’acte, telle est la mutation qui fait qu’Al Qaeda a encore de l’avenir. Les cellules dormantes, qui ne cessent de s’accoler en faisant allégeance à un même label, vivent un désarroi qui pousse à la guerre qu’à d’autres éventuelles ou nouvelles autres options. Mais c’est bien la question de l’avenir du mouvement terroriste, que ce soit avec le nom d’Al Qaeda ou un autre, qui demeure ?

Lors d’une rencontre tenue le 10 novembre 2011 animée par Rick Nelson, le Directeur, Programme de la sécurité intérieure et de contre-terrorisme américain, une analyse des associations terroristes agissant pour un islam plus sauvage et arriéré que modernisé a été produite. Elle constitue le document, dont la justesse n’est pas vraiment incontestable, qui cerne les discussions et révélations pouvant appréhender le sujet Al Qaeda.

Actuellement les zones du monde où Al Qaeda a une forte présence sont l’Afghanistan et le Pakistan. Et suivent à ces deux sources initiales, trois grandes tendances : l’Irak, le Yémen et l’Algérie. Puis viennent les ensembles transnationaux qui ont également vu le jour dans les pays occidentaux, assurant la propagation de ce qui est "les cellules dormantes", au cœur même de l’ennemi imaginé, des pays occidentaux. La conviction est construite selon une résistance à l’agressivité dite "impérialiste" au temps de l’ex guerre froide.

Au début, avant que la marque Al Qaeda n’est sortie au grand-jour, il s’agissait de quelques personnes, regroupées autour d’Oussama et qui se déclaraient hostiles à l’occident. Ellesvisaient à s’en prendre aux Etats-Unis ainsi qu’à leurs alliés notamment du monde arabe. Ben Laden, rejeton parmi la dizaine d’enfants d’un entrepreneur saoudien originaire du Yémen devint une légende du crime. Un commanditaire direct du terrorisme salissant l’image de l’islam, et menant une « Fitna » (conflit interne à l’islam) où sont tués plus nombreux les musulmans sans épargner d’autres religions. L’effet néfaste de cette criminalité politique complique grandement la vie des croyants au message du prophète Mohamed, particulièrement de leurs contacts avec d’autres peuples.

Avant de tomber en discordances avec ses maîtres, feu Oussama a servi en hommes de main de la CIA. Pour le recrutement et l’entraînement des « djihadistes » (combattants du Djihad) qui rejoignirent les frères afghans pour déloger les russes du pays des pachtoun. L’anticommunisme qui a toujours ses relents dans le monde, est plus gravé chez les pays arabes qu’ailleurs. Les USA et la nébuleuse islamistes collaborent encore, de nos jours, dans ce sens. Les premiers étaient en guerre froide et les seconds préconisent à jamais la destruction de l’athéisme par le retour aux fourberies de la tradition inspirée de l’époque préislamique : la « Djahilia ».

Mais c’est surtout par l’invasion, de l’armée américaine avec de nombreux pays qui lui sont alliés, de l’Afghanistan qu’Al Qaeda a été décimée. L’opération a consisté principalement à chasser le pouvoir des talibans. Ce dernier renfermait et entretenait plusieurs milliers de combattants, ayant éliminés les autres mouvements d’islamistes qui ont combattu le pouvoir communiste de Najiboullah. L’Afghanistan abritait des formations prodiguées aux terroristes à envoyer à travers le monde…

A SUIVRE : L’AQMI, le redéploiement en Afrique-du-Nord des anciens afghans et le réveil des cellules dormantes.

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De notre rédacteur : T O U R E T.

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