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2I/Borisov, 2è objet provenant de l’extérieur du Système solaire, contient de l’eau



La comète qui intrigue, élucide un voyage du précieux liquide à travers les étoiles.


mardi 5 novembre 2019
par Gros Emile


Ecouter l’article. Une eau venue de lointains univers, plus prosaïquement d’un autre système planétaire que celui de notre soleil, est intéressant pour l’avenir des explorations spatiales. En passant, une gorgée pour épancher une soif serait idéale. Quelle serait donc la molécule de ce fluide, sa pureté, sa nuisance ou sa richesse ? C’est ce qui fait d’une récente étude examinant le liquide libéré à grandes quantités par la comète interstellaire 2I/Borisov.

Voir en ligne : Notre dossier : exploration de l’espace.

Une comète est surtout un corps de dimensions assez modestes, quelques dizaines de Km, qui circule dans l’espace. Son noyau, et même son ensemble, est un bloc de glace mêlé à de fins débris. Elle traîne avec sa trajectoire, dans un même système lié à une étoile, la queue appelée chevelure ou coma. D’où la composition de vapeur et des poussières qui la discerne des autres éléments peuplant le vide sidéral.

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Caractéristiques orbitales, établies sur 1 430 observations couvrant 322 jours (13 décembre 2018 - 2 novembre 2019).

Description de l'image Gb00234c.jpg.
Par Tony873004Travail personnel, CC BY-SA 4.0, Lien

Le 30 août 2019, un astronome amateur ukrainien du village de Naoutchnyï, Gennady Borisov, repéra, dans l’ambiance adéquate de la nuit limpide, et à l’aide d’un télescope de 0,65 mètre d’ouverture qu’il a lui-même fabriqué, l’objet qui vient de bien loin du système solaire. Depuis c’est devenu l’une des attractions qui intéresse nombreux scientifiques et institutions, du fait de sa lointaine origine.

Baptisée « 2I/Borisov », c’est le deuxième objet interstellaire jamais découvert, après celui de 2017, 1I/ʻOumuamua. Ce dernier est le plus étrange sujet suivi à ce jour. Il a été repéré le 19 octobre 2017 par le télescope Pan-STARRS 1 installé sur l’Observatoire du Haleakalā, à Hawaï.

2I/Borisov sera au périhélie, le 7 décembre prochain, qui est son point le plus rapproché du Soleil. D’ailleurs au fur et à mesure qu’elle se rapproche de notre fabuleux astre surchauffé, elle est scrutée. La chaleur la réchauffe et force son noyau glacé à projeter du gaz et de la poussière. Les astronomes s’attendent, lors des prochains jours, à voir davantage de signes de présence d’eau et d’autres molécules.

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Ce qui influe grandement sur la grandeur de la crinière. Aux entrains de son évolution, évaluée à 30 km par seconde, elle serait aussi assez proche de la Terre prochainement. Ce qui favorise les observations aux moments même où la chaleur solaire augmente le volume et les contenances de la queue.

Déjà on compare la quantité d’eau à celle du cyanure qu’elle contient, selon des chercheurs qui se multiplient à foison pour l’observer. Ces 2 éléments sont présents dans toutes les comètes, donc à première appréhensions et à ce jour, il n’y a aucune particularité.

Ce qui rend intéressant cette comète, c’est sa provenance, une « interstellarité » qui a été confirmée par des calculs du paramètre d’excentricité de son orbite. Son cas est reconnu par l’Union astronomique internationale qui est le Minor Planet Center, l’Observatoire d’astrophysique chargé du répertoire des planètes mineures, des comètes et des satellites naturels externes distincts des grandes planètes.

Au Nouveau-Mexique, pour sonder la lumière solaire réfléchie par Borisov, une équipe utilise un télescope de 3,5 mètres à l’observatoire d’Apache Point à Sunspot. Le 11 octobre, ils ont repéré une signature révélatrice d’oxygène dans le spectre de la lumière en provenance de la comète. Les chercheurs expliquent la production de ce gaz de la probable décomposition de l’eau en hydrogène et en oxygène.

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