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Anonymous : citoyenneté rebelle et virtuelle !



Anonymous en adversité avec un cartel de drogue, au Mexique avec « L’opération Cartel ». -1er article-


mercredi 9 novembre 2011
par N.E. Tatem


Même en annonçant au préalable leurs points de chutes et les cibles de leurs frappes, les Anonymous restent sans identité, sous un anonymat déroutant ! Leurs différents avatars, celui imagé d’un masque au sourire ironique et leur pseudo, si pathétiques qu’ils le sont s’apparentent à une diablerie mystérieuse que la jeunesse n’en finit pas d’idolâtrer. Ils se déclarent, à travers une agitation sur le Web, comme un collectif de redresseurs de torts…

Réel phénomène de la piraterie informatique, le fait de se déclarer en Robins des Bois l’immunité lui semble acquise. Du moins chez les Internautes qui adoptent une avidité à une nouvelle culture sociale. Celle qu’Internet crée et les lois tentent d’encadrer.

Rares sont les acteurs, groupe ou individus, du Web qui peuvent se targuer d’être à la fois non-conformistes et renommés pour engranger nombreux fans tel que Les Anonymous. Rebelles du virtuel, ils participent, à outrance et sans confins, à la naissance d’une forme de permissivité pour la dénonciation virtuelle de nombreuses malversations qui sont officielles mais intolérables pour leur injustice.

L’équitable est amovible et d’une mobilité qui relève de la philosophie de la vie. Ce juste, tant recherché depuis la nuit des temps, bouge continuellement. Sans ça il est déjà mort ou arbitraire.

Le groupe disséminé à travers le Monde est loin de se laisser localiser. Certainement labélisant une foultitude de « geeks », comme des cellules actives, de vrais férus de technologie. A la barbe des géants du net qui, impuissants, ne cessent de le traquer. Anonymous annonce ses actions et dès la veille, souvent même quelques jours au préalable. Pour réveiller les paniques et créer des échanges pour les pénétrer. D’où ses impromptues intrusions, dans des méandres secrets que majoritairement les internautes aiment explorer, trouvent d’amples échos.

Pourtant ses interventions s’attendent aux plus alertes surveillances. Les vigiles de la toile devaient donc mieux guetter les provenances des coups pour les appréhender. Mais face à une démocratie numérique, acquise par la magie d’Internet, la citoyenneté, basée sur l’éducation, s’en passe du tout sécuritaire.

L’ANNONCE DE L’OPERATION CARTEL

Wikileaks leur a emboîté le pas, dans une démesure médiatique où les sources de l’information s’échappent en effluves d’arômes magnifiés, après des divulgations en scoops, par la presse classique ayant encore le support papier à vendre. Anonymous se sont solidarisés de cette pratique de Wikileaks, révélant une actualité indigne, qu’Internet délivre des rétentions. Le libertaire politiquement trop plaisant aux populations, montré par à la fois par Anonymous et Wikileaks, est peu bienséante aux yeux des gouvernants. Car ces derniers sont les premiers exposés à travers leurs tares polluées et corruptrices.

Ce collectif de hackers avait engagé une épreuve de force, dite « L’opération Cartel », contre Los Zetas, un cartel de drogue mexicain. La vérité n’est pas encore établie et est encore débattue dans les réseaux. Elle court la toile comme un prestigieux trophée de pirates officiellement indésirable.

L’organisation criminelle soupçonnée d’avoir enlevé un hacker, répondant au nom de Barrett Brown, a préféré le libérer devant le risque d’une cyber-attaque massive. Pour cela, les messages reçus par Los Zetas avaient menacé de divulguer des informations (25 000 courriels). Ces derniers montrent et désignent des personnes au sein des institutions mexicaines liées au syndicat criminel. Barrett Brown est dit comme un membre, originaire de Dallas, est très suivi par le FBI pour ses activités sur le Web.

« L’opération Cartel » était prévue pour le 5 novembre 2011, mais elle a été suspendue car le 3 novembre, un message posté sur le blog Anonymous IberoAmerica expliquait, « en ce jour, notre ami Anonymous retenu par le cartel Zetas a été libéré » et d’ajouter « nous avons pris grand soin de vérifier son identité par des contacts avec ses pairs et des amis et nous pouvons dire que, même s’il a souffert, il est bien vivant » .

Même criminalisé, le collectif Anonymous reste un exemple qui fait honneur à une forme de liberté qui gagne sa bonne position dans les moeurs d’Internet.