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FBI et Wikipédia, controverse en matière d’information et de savoir…

Après Wikileaks l’encyclopédie Wikipédia, le savoir et l’information les premières matières du Web.

dimanche 8 août 2010
par Hugo Mastréo


Après l’affaire de Wikileaks qui a fait un grand Buzz pour la mise en ligne d’une faramineuse quantité de documents concernant l’Otan, tout en exploitant ces données à titre informatif. Le New York Times et la BBC Nouvelles ont rapporté que les USA vivent une nouvelle controverse avec la non-moindre renommée encyclopédie en ligne Wikipédia, concernant la présentation du logo du FBI, comme illustration d’un article.

A bien observer les grands sujets litigieux et présentant des cas d’injustice et de politiques critiquables, que le web met au devant, concernent non pas Cuba et la Chine, mais bien le monde qui se targue à longueur d’années et depuis bien des décennies d’être le plus démocratique. Cette nouvelle histoire qui a poussé les dirigeants de la police fédérale américaine à saisir avec une lettre officielle, signée par le vice-avocat général David Larson C., est comme une rencontre, pour forcer la satire, d’une dinde avec le couteau qui lui passe sur la gorge ! Elle soulève la reproduction d’un sceau ou bien du logo, mais il s’agit bien d’une image portée sur une page du Web.

L’illustration qui fait l’objet du litige

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Elle nous apprend énormément que les institutions sont prises au dépourvues. La culture qui se partage par Internet, dépasse l’imaginaire de tous les pouvoirs réels des Etats et même le cadre universel. La missive demande retrait de l’image du sceau du FBI sur Wikipédia, illustrant un article. Certainement parce qu’il peut être reproduit par les faussaires. Invoquant un article du droit pénal fédéral, l’alinéa « 18 de l’article 701 ». Or ce dernier souligne : Celui qui fabrique, vend, ou possède un insigne, une carte d’identité ou d’autres insignes…

Mike Godwin

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Le prestigieux service d’enquête américain se réfère à la loi. Mais la réponse de l’encyclopédie, lui rétorque que c’est une interprétation qui ne colle pas à l’esprit de la législation qui lui a été brandie comme une carte de flicaille ! En substance Wikipédia lance un affront, en refus de retirer l’image. De toute évidence, la Wikimedia Foundation est convaincue qu’elle n’est pas dans l’erreur, et est prêt à aller devant les tribunaux face au FBI, si cette affaire en arrive là. La réponse est dans les propos pleinement désobéissants de Mike Godwin, juriste renommé et directeur juridique de Wikipédia, dans sa lettre de réponse. Cette dernière semble dire : « … parce que nous pouvons et parce que le public a le droit de savoir ». Que dire de plus en matière du droit à l’information et au savoir ? Insistant par ailleurs que les mêmes images sont largement disponibles ailleurs, y compris sur le Britannicawebsite Encyclopédie. CHOSE QUE NOUS AVONS vérifiée.

La blogosphère et les nouvelles plateformes, de cyberpresse comme POPULI-SCOOP qui tente aussi un brin de satire, mettent en ligne des informations souvent volontairement ignorées par les médias classiques, ceci d’une part. C’est-à-dire, ces actus sont évitées selon les us vachement ancrées, donc le plus souvent ça dérange !

D’autre part et aussi ces nouveaux outils commentent et exploitent, selon un traitement différent moins tendancieux, l’actualité déjà rendue publique. Leurs interprétations, peu-conformistes et même opposées aux habituelles, sont des façons qui s’avèrent détenir le mérite d’être impartiales. Et ce qui importune l’ordre établi !

Cette libre diffusion de contenus sur le web suscite nombreux débats, et le législateur où qu’il peut être dans n’importe quel pays du monde a du pain sur la planche. Comme nouveau média, Internet en général permet d’émettre des opinions quand aux faits de société et la vie publique. Et ça s’apparente au droit à l’expression que l’éthique de la démocratie autorise.

Parce qu’une nouvelle déontologie de la disponibilité de l’information et du savoir se met en place, il est impossible de parer à la volonté collective du réseautage et du partage qui s’établit, via le Web. De plus en plus expansive, elle cause nombreuses chicanes allant du droit d’auteur à la pertinence (ou l’intérêt) des matières diffusées. Le censeur se trouve plus revigoré, il vit plus du côté des injustes que de celui qui sont présentés habituellement ennemis de la démocratie.