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Mi-Octobre 2016, 8ème sommet annuel des BRICS en Inde



Ce que le Monde attend d’une alternative à l’hégémonie atlantiste


jeudi 13 octobre 2016
par Gros Emile


Ce week-end de mi-octobre est marqué par le sommet annuel des BRICS. Les cinq pays ont 53% de la population mondiale et le quart du PIB de l’ensemble de la planète. Ils ont, en 2011, officialisé leur alliance dans le but de valoriser leur influence économique et politique, en se liguant, afin de contrebalancer l’Occident dans la gestion des affaires du monde. Le pays qui abrite cette rencontre, l’Inde, est en croissance accélérée de 7,6% pour 2016/2017, c’est donc une manière solidaire de renforcer son élan. Les trois sujets qui seront logiquement visités sont : la croissance qui connaît un ralentissement, le commerce comme vecteur de renforcement des relations qui continueront vers d’autres horizons et certainement la crise syrienne qui alimente une confrontation pouvant enfreindre à la stabilité du Monde. (1ère Partie)

Voir en ligne : Notre dossier : BRICS

C’était au commencement en 2009 une collaboration économique entre les grandes nations qui désiraient échapper au capitalisme mondialisé. Les BRICS (Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud) sont arrivés en 2016 à l’évaluation de l’accomplissement de leur première étape. Le sommet annuel fixé du 15 au 16 octobre 2016 dans une station balnéaire de la ville, dans l’Inde occidental, de Goa, se tient tel un conclave de second souffle pour soupeser le chemin parcouru.


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Sans Titre par Populi-Scoop

Le prochain sommet est destiné selon certains observateurs de faire exister un programme économique commun axé sur le développement d’une décision collective pour instituer leur propre agence de notation. Selon l’orientation des décideurs de haut niveau attendus cette semaine, le traitement des pays en développement serait plus équitable que si celles existantes ne favoriseraient plus les économies occidentales. Cette perspective se fixe aussi l’objectif de fonder un groupe de réflexion afin d’aider la définition des dialogues internationaux sur les finances.

Bien que personne ne s’attende à de grandes annonces sur un accord de libre-échange entre BRICS, voulu par la Chine que par les autres, ce sommet de Goa reflète le désir du renforcement des accords commerciaux pour soutenir les échanges entre les 5 pays et leurs principaux alliés. À ce jour, on reconnaît la réussite du groupe est d’avoir initié l’alternative crédible, du financement détenu par le passé exclusivement par le FMI (Fonds monétaire international) et de la Banque mondiale. Ce qui a élargi les prêts pour des projets d’infrastructure, d’abord dans leur pays.


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Le lancement de la banque, la « NDB » (Nouvelle Banque de Développement), basée à Shanghai, a été approuvé et sa première série de prêts totalise déjà 911 millions $ pour l’année 2016 ont été dirigés pour des projets d’énergie renouvelable dans les cinq fondateurs. Un premier bilan reflète pleinement que la démarche est louable.

Cette institution est déjà opérationnelle et contourne les flux internationaux de capitaux privés qui sont non seulement volatiles. Mais également ils sont insuffisants en volume et en maturité pour financer le développement durable, des dotations qui nécessitent généralement des investissements à long terme et moins contraignant dans une première période.


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Avec la prétention de se placer comme locomotive d’avant-garde à l’ensemble des pays émergents, les 5 pays sont devant les divergences qui particularisent leurs différents systèmes politiques internes et leurs alliances sur le plan de la diplomatie internationale. L’heure est devenue cruciale pour consolider leur alliance et de pouvoir la déployer en conformité avec les fiabilités qui l’avaient suscitée pour dépasser la domination de l’ancienne hégémonie qui a piloté les faits qui ont régi le Monde.

Leurs premiers dirigeants sont tellement distincts les uns des autres qu’ils ne sont pas arrivés, déjà par de récents antécédents, d’avoir de mêmes refrains, dans l’accomplissement des représentations qu’ils incarnent tant au niveau des gouvernances qu’ils mettent à disposition de leurs peuples que sur la scène internationale. La concurrence spontanée, des acteurs essentiels de leurs économies et de leurs positions diplomatiques, est le facteur principal qui met à l’épreuve la démarche commune accumulée.


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Les cinq nations font face à des défis uniques qui rendent la coordination consensuelle tenue jusqu’à là difficile à maintenir dans le climat où d’autres partenaires tiennent des places inévitablement plus importantes. Les cinq pays représentent à eux seuls près de la moitié de la population mondiale et un quart de son économie, évaluée à quelques 16 600 milliards, tournée totalement vers une participation ouverte dans la mondialisation. Alors que cette dernière passe aussi par des associations biaisée comme le TAFTA.

À suivre... (2ème partie) : Sans concessions, la gouvernance du Monde en question.

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