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Malala, égérie de l’éducation des pakistanaises



Une fillette en prise avec la félonie des "cheikhs" du fascisme vert.


samedi 15 décembre 2012
par Rebel Kazimir


A à peine quinze ans, la « bloggeuse » pakistanaise qui défend la scolarisation de la gente féminine restera « personnage de l’année 2012 », faute que le Nobel de la paix ne lui pas été décerné. La prestigieuse distinction a été remise pour le vieux continent européen qui fut jusqu’à lors des années toutes récentes de toutes les guerres. Malala attendra pour 2013 et des pétitions circulent à travers plusieurs pays pour qu’elle soit consacrée par la fondation suédoise.

Voir en ligne : Notre GRAND : L’islamo-terrorisme dans le monde

Malala Yousafzai a été blessée, le 9 octobre, par des islamo-terroristes affidés aux talibans du Pakistan. Nous avons rapporté sur POPULI-SCOOP le fait tragique. Ce crime a à la fois révolté et émerveillé le monde entier. Sa fougue juvénile de bloggeuse d’opinion l’a révélée, en 2009 à l’âge de onze ans, sur la plateforme de la BBC. Ce qui retient l’attention, c’est le journalisme citoyen et alternatif à la presse traditionnel que le blog met au premier plans des pratiques de diffuser les opinions et les infos.

Hommage à Malla à l’UNESCO

Tous les liens auprès de l’UNESCO pour Malala Yousafzai

Son activité du Web-journalisme à un âge précoce, peut être cependant appréciée, pour nous rappeler un certain Jack London devenu journaliste porteur d’idées dès ses 18 ans. Ou bien, en niant ou étant complaisant envers les raisons idéologiques qui sont l’origine de la tentative d’assassinat qui l’a ratée, il y aurait complicité. L’aversion que l’islamisme génère autour de ses symboles serait faussée, si une fillette affrontant des talibans ne fait pas modèle !

Dans la vallée de Swat, la région où elle vit, le tribalisme farouche et ignorant écrase toute idée de citoyenneté. Comme aussi c’est une région du Monde où le règne des « Talibans » locaux, inspirés par ceux du pays voisin l’Afghanistan, a vaincu et de loin toutes les lois du pays. La sauvagerie ancrée par l’épiphénomène de l’islamisme violent, n’a pas empêché nombreux de ses concitoyens de son patelin, à l’instar de l’ensemble du Pakistan, de condamner par des manifestations l’acte criminel qui l’a visé.

Le génie de sa bravoure à revendiquer le droit à l’éducation des filles, avait d’emblée lors de son commencement intéressé population locale et médias internationaux. D’abord en gagnant le soutien de son propre père Ziauddin Yousafzai, lui-même éducateur, et de nombreux lecteurs connectés au Web par delà les confins et les continents.

Puis la découverte de sa voix par la BBC qui a remarqué le nombre de visiteurs de son blog, lança sa personnalité en dessus de toutes les fatwas. Et par la suite certains journaux étrangers se sont éblouis. Parmi ces derniers, le New-York Times qui dans un documentaire de 2009, signé de son rédacteur Adam Ellick, souleva les projets qu’elle se fixe de son blog devenu populaire. Elle souhaite être médecin, son père lui désire un avenir de femme politique.

Contrairement à la tendance connue en occident et reflétée par l’obscurantisme, ils n’existent guère de parents qui refuseraient l’école pour leurs enfants. Y compris dans ces régions de l’orient qui vivent leur ère médiévale, des sectes et des tribus, les pères espèrent bien de l’éducation mais subissent les pressions et très souvent les menaces. Les "djihadistes" n’ont pas vocation à se marier, à fonder des familles et élever des enfants. Guerriers ils sont "Kamikazes" pour terminer...

Le cas de cette adolescente interpelle sur les conditions que subissent nombreuses fillettes en matière d’éducation… A l’humanité l’affaire Malala a rappelé les conditions que vivent les filles partout, mais surtout les effets de l’obscurantisme en terre d’islam.

En Avril 2012, en Afghanistan, plus de 100 élèves du secondaire de la province de Takhar ont été empoisonnés par des fanatiques hostiles à l’éducation des filles. Au Mali, les jeunes filles sont mariées de force, recrutées par les milices, empêchées d’aller à l’école ou de mener une vie digne. Malala est le symbole de toutes ces jeunes filles.