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Obama déçoit les partisans des guerres punitives



Les pro-israéliens insultent celui qu’ils ont combattu


dimanche 15 septembre 2013
par jaco


Obama a déçu, les faucons et les « va-t-en-guerres » concernant sa gestion de la crise syrienne. Même si la suspension des frappes, qui n’est pas un écartement définitif, résulte d’un compromis entre USA et Russie paraphé par les ministres respectifs, la personne du président américain fait l’objet d’attaques aussi malsaines que d’arrière-garde spécifiques aux perdants.

Voir en ligne : Notre dossier : NOTRE contenu EDITORIAL ENVERS Barack Obama

Les traditionnels anti-arabes ne défendent plus l’opposition syrienne, qui elle conteste le maintien de Bashar, mais vilipendent le locataire de la Maison Blanche. Ils ne lui pardonnent pas d’avoir suivi une solution politique, plutôt qu’une aventure militaire sans lendemain et qui n’inscrit pas de solution en Syrie.

Une déferlante de critiques, plus injurieuses que constructives, a été émise par les cercles droitiers et particulièrement ceux connus pour être des pro-israéliens, émanant de France et des USA. Alors qu’au Royaume-Uni, l’affaire est close et les élus ont tranché pour qu’une certaine réserve est observée.

Restés sur leur soiffe d’enragés, les tueurs d’enfants à Gaza et les meneurs d’agressions en occupation ou ripostes éclaires, Obama est encore une fois leur bête à abattre, comme lors de la campagne pour son second mandat. Les milieux anti-arabes indémodables se prêtent à l’effronterie de pousser, en vain, à la guerre !

Le choix d’une solution politique que la Russie a réussi à négocier, en remplacement des démonstrations de la force de frappe dans laquelle la France s’est engouffrée, contre une cible plus que vulnérable, ce qui ne convient pas à des cercles ayant l’impérialisme à exécuter.

Editorialistes et politiciens s’adonnent à des invectives qui vont à l’encontre même des opinions majoritaires au sein des populations qui s’opposent à leurs thèses. Au Wall-Street Journal et au Washington-Post, les délires sont clairement à la raillerie du président Américain. Au Figaro français, du vendredi 13 septembre, la même rengaine…

La crise syrienne continuera donc et peut-être même en s’aggravant à l’avenir. Ce qui peut justifier ces élucubrations. Obama reste au centre d’un immense pouvoir qui palpite dans tous les cœurs et nombreux projets conflictuels. Ceux à qui il échappe s’en prennent à celui qui personnifie une autorité, mondialement prise en compte pour résoudre les crises, dans le seul sens des intérêts des States.

La dictature dynastique et la coterie qui campent le pouvoir et l’économie syrienne peuvent encore respirer. Le pouvoir du Baâth demeurera, le temps qu’il peut se maintenir, malgré qu’il soit malfaisant en livrant le peuple syrien à l’exil et enfonçant ses enfants dans un conflit fratricide.

La belligérance avec des rebelles qui ont changé de composition et d’orientation depuis qu’ils ont pris les armes, devenant radicalement islamistes, durera donc aussi longtemps que le régime peut se maintenir.

Le scénario sera syrien va encore être plus démoniaque, si la solution de transition en Syrie ne se remette pas à un dialogue interne rapide. Et préalablement émané d’une paix entre les parties en conflit.

L’offre d’abandonner les armes chimiques et de les démanteler a été saluée par Obama, mais elle ne satisfait pas l’opposition. L’accord russo-américain sur l’arsenal chimique syrien constitue "un progrès", a déclaré samedi le président américain. Il a aussi espéré que le président syrien "serait à la hauteur de ses engagements".

Mais jusqu’à quand, Bashar espérera encore de se maintenir ?