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Israël dans les câbles de Wikileaks.



Ni les assassinats du Mossad, ni les persécutions signés Tsahal ne ressortent.


mardi 28 décembre 2010
par Hugo Mastréo


Wikileaks a rapporté non pas sa propre matière. Avec et pour ça, il lui faut une armada de journalistes, et précisément du corps des reporters, disséminés à travers le monde, afin de créer des dépêches. Or il s’agit d’une sorte d’espionnage journalistique, tombé sur une poule Æufs aux d’or, distille des vérités.

Le détournement de contenus diplomatiques n’est guère une analyse, ou un commentaire, d’investigateurs. Encore moins son reportage, au sens d’observations faites sur le terrain des faits. Wikileaks fait par un journaliste qui voit sa carrière briller, Julian Assange, n’a pas divulgué de la presse mais des sources. Aussi bien le flic que le journaliste s’adonne à l’enquête, et le métier du journalisme relève de la lignée des crieurs, des voyeurs, des informateurs et des dénonciateurs, différemment et certainement pas en contradiction de et à celui du flic. Les deux sont ménagés par les ordres de leurs supérieurs, souvent à partir de leurs propres idées quand il s’agit de journaliste ou policier compétent. Ils obéissent l’un à une déontologie et l’autre soumis à la loi.

Le manque et l’insuffisance de données, parmi ceux glanés par Wikileaks, autour d’Israël a soulevé des questionnements ? A part la gangrène mafieuse qui habite l’Etat hébreu et les projets israéliens concernant une agression contre l’Iran, nombreux observateurs, laissés sur leur soif et dans l’attente de sujets autour d’Israël à la source du conflit dit du « Proche-Orient ». Ce dernier est un désarroi pour l’humanité avec l’absence éternelle d’un projet de paix. Peu de choses concernant Tsahal, une armée composée de nombreux binationaux, fonctionnant comme une entité de mercenariat confessionnel. Des journalistes ailleurs et simplement dans la presse traditionnelle qu’on a voulu vite enterrer, sur Paris-Match, nous apprenons que des officiers parlent des affres qu’ils ont eux-mêmes causés aux palestiniens.

Les plus crédules des observateurs pensaient atteindre et faire main-basse sur des trésors comme les manigances des redoutables lobbys juifs qui assurent Israël de l’impunité en Occident, et plus précisément dans les médias. Seulement ce n’est pas la source de telles informations, à mettre à nue les comportements d’Israël et la question cruciale de la paix qui fait une préoccupation mondiale, elle est ailleurs… Il ne s’agit que de câbles échangés dans le cadre de la diplomatie des Etats-Unis. Wikileaks accouche de documents, une mise à nue du comportement des Etats-Unis. Ce derniers peuvent, via les ambassades, recevoir un message concernant le passage d’un président (ou un monarque arabe), asiatique, sud-américain et africains… Le pays concerné devient un mot-clé de recherche parmi les documents disponibles chez Wikileaks, le site.

Trouver l’eau dans le feu, c’est un antagonisme qui n’équivaut pas à celui de : trouver le feu dans l’eau. BP a souillé le Nouveau-Mexique. On trouverait par exemple des avis plus percutants et critiques concernant Israël, dans des diplomaties qui ne s’engagent pas d’avertir les Etats-Unis des avis à chaque qu’ils reçoivent un visiteur de haut rang. Pour Israël la plus lourde matière à vouloir s’imaginer, des messages et des câbles entre le Mossad et ses complices aussi bien à l’intérieur du monde arabe que l’ensemble de l’occident…

Les Etats-Unis ont un soldat détenu, Bradley Manning, pour avoir livré les câbles. L’ONU s’inquiète de son sort et ses avocats se plaignent de son traitement. Il ne pouvait pas donner les câbles stockés et échangés en dehors de ceux de son pays ! Et pour l’enfant prodigue des Etats-Unis, qu’est Israël au Proche-Orient, est sous protection. Il ne risque pas d’être dénigré, révélé à la vérité et même soumis à la légalité ainsi qu’aux aux conventions internationales. Rarement les States s’en prennent à leur poulain, et impossibles que les partenaires du Mentor et du mercenaire au Proche-Orient oseraient émettre un avis contraire, un câble… qui passerait antisémite, nous dit-on des fois !

A regarder bien la tête du soldat Bradley Manning, persécuté dans la meilleure démocratie du monde. On admire Bob l’éponge, et avec un jaune de rires…