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Comment Israël voit la crise syrienne ?



Les étrangers : « Djihadistes » sunnites face aux chiites du régime.


samedi 4 janvier 2014
par Rebel Kazimir


Beaucoup d’opinions et d’analystes tentent de comprendre comment Israël interprète la crise syrienne ? Certains trouvent la présentation que fera l’Etat hébreu de la situation de son voisin, dont il occupe le Golan, est pertinente du point de vue qu’elle tient compte de sa propre sécurité et des retombées du dénouement.

Voir en ligne : Notre dossier : SYRIE et ISRAËL

Des groupes de travail tels que l’Institut de Washington pour la politique au Proche-Orient et le Centre international pour l’étude de la radicalisation en Grande-Bretagne, ont aussi fourni leurs expertises concernant l’évolution des troubles politiques en Syrie .

C’est ainsi que l’étude fournit par le « Centre d’Informations et de Renseignements sur le Terrorisme », anciennement Centre Meir Amit, le 1er janvier, a exposé les analystes du renseignement militaire israélien, en suivant tous les sites Internet des Djihadistes. En effet, la nouvelle donne islamo-terroriste est moins connue par rapport aux idées déjà reçues sur le régime et sur son ancienne opposition. Voici cette étude.

Certains observateurs prétendent carrément à la compétence des personnels et des institutions israéliens qui travaillent pour dresser un audit du scénario syrien dans ce qui est le « Printemps Arabe », la mutation globale qui touche un ensemble d’ennemis potentiels.

D’autres trouvent séduisant d’écouter les commentaires tirés de la perception de la géostratégie en vigueur pour une colonisation renforçant le mythe du « grand Israël ». La Syrie n’a pas signé des accords de paix comme l’Egypte avec le spoliateur des palestiniens de sa patrie.

L’avenir des Djihadistes étrangers : leur hostilité au-delà de la Syrie

Ces experts israéliens disent que, bien plus que l’Afghanistan ou l’Irak au cours des décennies passées, le mouvement rebelle de la Syrie attire, du Monde entier, des milliers de jeunes hommes prêts à se battre.

La question des combattants étrangers déployés en Syrie ne cesse de revenir à tous les analystes qui refusent de tourner vainement autour du pot, à propos de la crise syrienne. Les agences de renseignement occidentales et régionales (du monde arabe, d’Afrique et d’Asie) s’inquiètent surtout de ce que ces jeunes hommes vont faire, quand ils retournent dans leur pays d’origine. La Syrie tarde à atteindre l’épilogue, le régime en place s’illusionne de pouvoir se maintenir.

L’exposé israélien estime la présence de 6.000 à 7.000 combattants sunnites au total en Syrie 4500 étrangers, luttant contre les forces loyales au président Bachar al-Assad, d’un côté. Et de l’autre, le nombre d’étrangers chiites qui combattent pour le compte d’Al-Assad sont entre 7000 et 8000. Ces données, même aux nombres assez proches, suggèrent que les combattants étrangers chiites en Syrie sont effectivement plus nombreux que ceux qui sont sunnites.

La Syrie agit comme un puissant aimant pour les volontaires djihadistes, qui en raison de leur conviction religieuse politisée et le jeu fait des rôles surdimensionnés des financements extérieurs dans le combat contre le régime Assad. Ce qui ressemble donc à une guerre par procuration entre sunnites et chiites.

Les chiffres israéliens sont effectivement parlants et assez justes. La majorité des combattants sunnites sont environ 4500. Ils proviennent d’Afrique du Nord, particulièrement de Libye et de Tunisie pour cette région. Et pour le Moyen-Orient c’est l’Arabie Saoudite qui tient le record. Dans leur ensemble, ces djihadistes très expérimentés viennent d’Irak. Où ils ont té formés à la guérilla terroriste pendant et après l’occupation américaine.

Concernant les européens, qui sont plus de 1 000, ils sont originaires d’Europe de l’Ouest, principalement de Belgique, Grande-Bretagne, France, Hollande et Allemagne, selon le rapport. Nombreux sont les enfants de deuxième et parfois troisième génération des musulmans immigrés, des Européens plus de souche marocaine. Ainsi que plusieurs centaines sont Tchétchènes.

Les moins nombreux sont de quelques dizaines de recrues, ils arrivent des États-Unis et du Canada. La guerre en Syrie, malgré le rapprochement géographique, semble avoir inspiré la participation d’une poignée relative de Palestiniens venant de la bande de Gaza et de la Cisjordanie occupée par Israël.

Âgés entre 23 et 26 ans, en se formant à la manipulation des armes ils servent pendant 45 jours dans la logistique d’Al-Qaïda

Au prix d’un billet d’avion, facile et pas cher aussi, pour Istanbul un islamiste arrive sur le front des combats en Syrie. De là, dans un bus de nuit à la frontière, viennent les recruteurs qui sont facilement accessibles avec un appel de téléphone cellulaire. Les numéros sont largement en circulation dans les milieux islamistes internationaux.

Cette étude révèle que rapidement le nombre de combattants étrangers a augmenté lors de la deuxième moitié de 2013. Tous sunnites, ils ne rejoignent pas les plus laïcs ou pro-occidentaux que sont les rebelles de l’Armée syrienne libre. Mieux pris en charge par les organisations liées à Al-Qaïda, principalement Jabhat al-Nusra et de l’organisation pour l’Etat islamique d’Irak et de Syrie. Elles offrent une meilleure nourriture, des armes perfectionnées ainsi que l’idéologie du Djihad propre à l’islamisme.

Les plus nombreux, ce sont les endoctrinés par la ferveur religieuse qu’est l’islamisme. Mais d’autres sont à la recherche de l’aventure. Ces derniers voient les rebelles syriens comme des figures romantiques qui les fascinent. les Israéliens estiment que 500 à 700 combattants étrangers ont été tués en Syrie. En 2013, au moins 16 attentats-suicides ont été commis par des djihadistes étrangers provenant principalement de Jordanie et d’Arabie saoudite.

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