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Algérie : impérative élection et facultative révision constitutionnelle



2éme PARTIE : Le rendez-vous du 1er novembre 2013 des démocrates non-organiques


samedi 19 octobre 2013
par Azouz Benhocine


Les prochaines élections présidentielles et la révision de la constitution, prévues en 2014, ont pris un coup de retard suite à la maladie de Bouteflika qui a aussi bloqué bien des secteurs. Le scrutin pour désigner le chef de l’Etat est inévitable, étant que le 3ème mandat, volé par une falsification de la 1ère loi, prend fin. La révision constitutionnelle est un projet qui ne dit son vrai nom, ni l’exigence qui la motiverait !

POUR LIRE LA 1ère PARTIE : Algérie : attentats idéologiques contre les vulnérables et les laborieux.

Tuteurs historiques, ultralibéraux et islamistes, un patriotisme pétrolier !


Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

Aussi plusieurs tâches et projets politiques sont en marche, en dehors du cercle présidentiel qui est poussé vers la porte par nécessité juridique. C’est là qu’un 4ème mandat pour Bouteflika tient la tête de la parade à deux tons. De deux familles, d’une part celle des politicards qui se disent derrière un malade souffreteux. Et d’autre part de ceux résolument engagés à aller à autre chose. Côté dirigeants en place, aucun propos n’est dû au peuple à la souveraineté trépignée, n’ayant point droit à l’explication.

Retouche non-obligatoire de la constitution : que cache-t-elle donc ?

APPEL A FAIRE FRONT CONTRE LA REVISON DE LA CONSTITUTION AVANT LES ELECTIONS PRESIDENTIELLES D’AVRIL 2014

APPEL A FAIRE FRONT CONTRE LA REVISON DE LA CONSTITUTION AVANT LES ELECTIONS PRESIDENTIELLES D’AVRIL 2014

La révision constitutionnelle alimente son débat, sans que la véritable amélioration ne soit exposée aux algériens. Endigué pendant des mois suite à la maladie du raïs, le projet, d’une seconde république émancipée de la légitimité historique qui a régné depuis 1962, plane. Mais il ne peut être issu d’un perfectionnement de la constitution qui n’est pas l’œuvre de la génération nouvelle. Encore une fois, crois-t-on, à un rallongement de la présence qui respire au palais d’El-Mouradia.

L’aspiration à la refonte de la nation qui a traversé un demi-siècle de souveraineté, ce qui la rend entièrement responsable de son parcours consumé par moult crises et intrigues, n’appartient pas aux partis qui siègent actuellement dans les assemblées. Ces derniers recherchent davantage à gérer et à pénétrer les rouages, le plus souvent à des fins inavoués dont celui de canaliser la rente du pays qui a mis en guerre tous les clans et familles héréditaires de la tâche glorieuse et libératrice.

D’autres opposants, qui ne sont organiquement pas structurés et qu’on peut qualifier de démocrates, contrairement au champ déjà qualifié par des structures généralement inopérantes, se situent en dehors du répertoire politique officiel. Ceux émargeants avec le pouvoir, contournent la proclamation de leur opinion réelle. Puisqu’ils confèrent avec le même nationalisme déjà usé jusqu’à la moindre idéologie par les émérites et chevronnés Moudjahidine de la libération, des ultralibéraux au nationalisme de droite assumée.

L’opposition à la révision de la Constitution, se développe et s’exprime de plus en plus ouvertement. Elle conteste les éventuels amendements, car ignorant leur contenu qui détermine leurs objectifs. Même les personnalités consultées à cet effet semblent ne pas exister, puisqu’elles ne communiquent pas sur les propositions qu’elles ont formulées. Alors les juristes, désignés comme professeurs d’université, qui ont été désignés par le président pour rédiger les projets de modifications observent eux aussi le silence.

L’inévitable élection présidentielle, un crash du dogme ancestral

Le mépris à l’alternance, duquel l’actuel président algérien s’est déjà arrogé une 3ème mandature, reflète la fragilité des institutions algériennes. La 1ère loi qui constitue la matrice fondatrice de la sanctuarisation d’un Etat aux règles intangibles, dont celle de l’identité, est, depuis cette insoutenable falsification, l’égale d’un contrat social profané. Dès lors, l’idée d’un 4ème mandat risquerait la réédition du même gaspillage d’il y a cinq ans.

Ce qui incite les héritiers de la légitimité historique, c’est le climat d’absence d’un arbitrage dûment domicilié auprès d’institutions disponibles pour l’écoute d’une opposition montrant son efficience. L’Algérie politique vit sans opposition, aucune alternative.

Quoique que prétendent les éventuels candidats qui tentent de se liguer pour la prochaine échéance électorale, la faiblesse réside dans la carence même d’idées fortes qu’ils portent. Celles pouvant intéresser les citoyens algériens qui eux préfèrent, saisir les vrais desseins des politicards se disant en lice. On adopte pas de nouvelles têtes, on les les recherche encore.

Dans l’objectif des prochaines présidentielles, une initiative mérite d’être citée. Elle interfère comme une défiance à l’éventualité que Bouteflika persévère à confisquer une 4ème fois l’alternance.

Il s’agit d’un meeting prévu, le 1er novembre, que se partage un collectif de démocrates Sofiane Djilali, Mohcine Belabbas, Ahmed Benbitour, Abdelaziz Rahabi, et beaucoup d’autres leaders de partis démocrates et des personnalités indépendantes. La liste de tous les participants n’est pas officiellement connue, cependant ceci mérite d’être attendu.

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