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Libye : l’armée et la menace terroriste dans un bain d’anarchie



Dérapage de la transition : de la dictature au paradigme de l’insécurité


dimanche 6 octobre 2013
par Damien Djamel Bouch’Raf


La Libye brûle et la vendetta ressurgie des méandres de la tradition configurée pour faciliter la criminalité qui ressuscite les haines. On a entendu parler des « Hashashines », des pirates du désert, des Hilaliens et finalement des hordes des islamo-terroristes. L’Est-maghrébin connait tous les genres de troubles, citons afin d’illustrer le climat dans ce pays : les berbères locaux ont attaqué le siège du parlement. La démocratie est-elle une malédiction que le Printemps Arabe a complotée contre le pays d’Omar El-Mokhtar (*) ?

Voir en ligne : Notre Dossier : la Libye

Deux commandos des troupes américaines ont mené deux raids samedi 5 octobre 2013 dans deux pays africains en vue de capturer des suspects terroristes en fuite. Le 1er commando aidé par des agents du FBI et de la CIA a arrêté un chef présumé d’Al-Qaïda, Abou-Anass El-Libye recherché depuis 15 ans, dans les rues de Tripoli, en Libye. Tandis que le second groupe de la Navy SEALs, le commando qui a tué Ben Laden, a attaqué avant l’aube, une villa balnéaire sur les côtes somaliennes, occupée par un leader terroriste. Après des échanges de tir, il a été abattu.

Jeune et riche république, léguée par un psychopathe et sanguinaire dictateur, la Libye sombre. Selon une dépêche de l’AFP datant du 5 octobre 2013, Une quinzaine de soldats libyens ont été tués dans une attaque commise par des inconnus. Depuis le début du mois une agitation sans pareille, dans la mémoire de ce peuple paisible, s’est déchaînée avec une série d’assassinats visant les militaires.

L’armée libyenne subit ses pires déconfitures qu’un colonel démoniaque n’a su les lui épargner, pour sauver sa dynastie de 8 rejetons dont certains ont empiété les hauts grades de l’institution, en les portant. Après aussi les frappes des pays occidentaux, la seconde défaite après le silence devant les crimes de Kadhafi, les militaires libyens, à l’instar des syriens, s’avèrent incapables de défendre la patrie. Tel qu’oseraient le faire les armées algérienne ou l’égyptienne.

Nous avons rapporté des crimes qui ont eu lieu lors de l’ère post-Kadhafi. La Libye n’est pas la Tunisie où le débat politique, même s’il est entaché des assassinats de Chokri Bélaïd et Mohmammed Brahmi, se fait aussi par la concertation et les promesses. En Libye, l’esprit tribal est, si on peut se permettre cette remarque acerbe, enraciné au point que la notion de république est infériorisée par rapport aux rapports sociaux désobéissants à l’ordre publique.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, plusieurs faits que le pourrissement mène à une déstabilisation du pays. Qui à terme visent à l’isoler, les islamistes armés du Monde sont en quête d’un sanctuaire..

- • La mort de l’ambassadeur des Etats-Unis, Chris Stevens en 2012, lors d’un jour d’anniversaire des attentats du 11 septembre

- • Puis dernièrement l’attaque contre l’ambassade russe à Tripoli qui s’est soldée de deux morts.

- • Le 23 avril, un attentat à la voiture piégée contre l’ambassade de France à Tripoli a fait deux blessés parmi les gendarmes français. VOIR video suivante


A Tripoli, un attentat vise l’ambassade de... par lemondefr

Dans une ambiance ambivalente entre un islamisme que les mains étrangères manipulent à des fins de terrorisme, le pourrissement est omniprésent. La doctrine d’un Etat tenu par des institutions n’existe pas, du moins pas encore. La Libye est dans son pile ou face.

La carence de sécurité qui vise les chancelleries et diplomates étrangers, porte en elle une signature ! Les nouvelles autorités libyennes vivent une anarchie qui persiste, en l’absence d’autorité publique fiable que seule une armée digne est capable de protéger.

Pour ne pas contourner la main impérative derrière ce qui passe en Libye, les attaques les plus fréquentes touchent les militaires. Ils sont abattus aussi les citoyens, et il ne peut être autrement comme ailleurs dans le Monde, qui pensent en dehors de l’islamisme !

Selon les officiels de l’armée libyenne, l’attaque contre un poste de contrôle situé à une centaine de kilomètres au sud-est de Tripoli, qui a eu lieu samedi à l’aube a été commise par un groupe d’inconnus. Quinze soldats ont été tués et quatre autres ont été blessés, d’après ce bilan.

A plusieurs reprises et d’une manière sporadique des officiers sont tués dans les rues. La série d’assassinats qui vise les militaires et le personnel de la police, est attribuée généralement aux islamistes radicaux, le terrorisme endémique dans nombreux pays musulmans et arabes.

Avant cet attentat, un colonel de la marine libyenne a été tué par balle par des hommes armés à Benghazi. Et dans la même ville, trois officiers de l’armée et de la police avaient été tués dans des attaques séparées. Ces deux faits datent de ce mois d’octobre.

Omar El-Mokhtar (*)