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Lanceurs d’alertes à protéger contre les cercles prédateurs !

Journalistes, hackers et repentis des abus, idéalistes et hors-la-loi !

vendredi 19 juillet 2013
par Gros Emile


Dénoncer une corruption, un abus de pouvoir, une défaillance des services publics, un conflit d’intérêt (quand un responsable fait bénéficier ses collusions) et tant d’autres crimes, n’est pas un jeu d’enfants. Les auteurs de telles révélations s’exposent, et il n’est pas chose aisée d’être "lanceur d’alerte" contre des puissances...

Le concept «  Lanceurs d’alertes » est devenu populaire, voire largement usité. Il suscite un débat, comme toute innovation méritant des observations, afin de saisir ses portées (objectifs) et ses sens (desseins et démarches).

Mais, il y a aussi un mouvement de rejet celui qui s’oppose, étant impliqué. Il compte mettre au silence ces dénonciateurs qui rejoignent le mythe de justicier, pour se sentir serviables. Edward Snowden passe désormais pour modèle en ces temps où le pouvoir discrétionnaire de l’Etat désire contrôler sa population...

Ils sont plus souvent hackers (pirates informatiques), tels des voyeurs qui pénètrent des méandres peu vulnérables aux intrusions. Ils découvrent des pots aux roses ahurissants qu’ils jugent importants et pouvant être révélés aux opinions. Et là, ils dérangent l’establishment que la « glasnost » met à nu, tant pour une criminalité souvent avérée qu’une impunité insurmontable.

Ils sont aussi journalistes, des fois en groupe comme l’ICIJ dont nous avons couvert avec Populi-Scoop quelques unes de leurs actions. Là aussi, c’est des empêcheurs de tourner-en-rond qui s’introduisent, dans le cadre de l’exercice de leur métier, dans des sphères qui n’acceptent guère d’être filmées ou rendues publiques. Wikileaks est un coup de pied dans la fourmilière obscure et injuste des guerres du Grand Empire.

C’est aussi, des employés de certaines structures comme les banques, des plus renommées ou opaques, qui décident leur repentance, comme pris d’une crise de conscience. Après un engagement professionnel, ils décident de résilier, comme trahir leurs employeurs, leur contrat. Où la servitude les assujettit à porter préjudice à la société dont ils sont membres. Et parfois, ils se trouvent à être nuisibles à leurs propres parentés.

Jusqu’à preuve du contraire, à nos jours on y voit de pacifiques guerriers qui s’en prennent aux atteintes graves à l’intérêt général. Les sujets ayant trait à l’environnement sont souvent parmi leurs fréquentes délations, même si le mot « délateur » ne leur fait pas honneur.

En découvrant des éléments qu’ils considèrent comme menaçants pour l’homme, la société, l’économie ou l’environnement, les lanceurs d’alertes décident de les porter à la connaissance d’instances officielles, d’associations ou de médias. Ils pensent à tous, mais deviennent, dès lors leur amour de vérité mis en pratique, de minuscules grains de sable sous des rouleaux d’acier !

Lanceurs d’Alertes sur Wikipedia

Manuel du lanceur d’alerte