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Chute de Tripoli, comment s’est déroulé l’assaut final.



Un traiteur, parmi les cuisiniers des ministres de Kadhafi a fait l’espion, aida l’OTAN dans la prise de Tripoli.


mercredi 7 septembre 2011
par Azouz Benhocine


Un témoin et un acteur de la chute de Tripoli sort de l’ombre. Après avoir fait un travail d’espionnage pour le compte de l’OTAN, par l’intermédiaire de ses contacts avec les rebelles, il parle de son rôle qui a facilité de déloger de cette ville, historique dans la méditerranée, le fou qui a tenu, d’une main de fer, son peuple pendant 42 ans.

L’homme était au cœur même du centre névralgique de l’appareil de commandement de Kadafi. Répondant au nom d’Abdel Majid Mlegta et travaillait depuis des années dans le service de la restauration alimentaire des ministères. Un traiteur qui n’a pas hésité à rejoindre la rébellion, dès lors qu’il a compris que ses maîtres étaient assiégés et sur le point d’encaisser leur défaite.

Il a raconté avec de forts et pointilleux détails, comment il a fourni des renseignements qui ont servi à battre les derniers contingents cloîtrés dans la capitale avec le tyran. Dans la tradition de l’espion recruté au sein-mêmes des méandres, où se sont bardés les tribuns décideurs d’un régime honnis par même ses plus proches employés. Assuré que le despote qui a régné sur Tripoli est voué à subir la sortie de l’un des fiefs qu’ils croyaient fortifié contre l’ennemi, le cuisinier a décidé de participer. Ses révélations retracent comment il a informé les forces de l’OTAN via les insurgés.

Abdel Majid explique comment il a livré des informations capitales sur un périphérique d’ordinateur, le minuscule Memory-Stick servant au stockage de contenus. Son histoire que la presse américaine a eu la primauté de la raconter, notamment le New-York Times, est très crédible. Elle reflète l’intérieur-même des cercles qui ont fait tenir Tripoli aux bombardements. Ses dires sont éloquents et dont la plus grande partie ne sera jamais complètement rendue publique. Les sources américaines et alliées qui ont donné son nom, l’ont désigné avec précision et présenté sa photo. Ils l’ont fait comme pour le féliciter de sa précieuse contribution.

Les renseignements qu’il a donnés, ont permis de monter l’opération de l’assaut final contre la capitale de laquelle le colonel déchu narguait les impérialistes qui redoutaient des massacres contre les révoltés et la population qui les soutenait.

Toutes les cibles stratégiques de la ville : salles d’opération, maisons très sécurisées, casernes, postes de police, positions des véhicules blindés, radars et centres téléphoniques, ont été indiqués avec une précision qui valait une haute importance dans le déroulement de l’offensive finale. Cette dernière a été menée d’ailleurs avec une impressionniste minutie.

A l’heure convenue, les unités de l’Otan se sont alors se levés et les rebelles ont chargé de tous les côtés. Les insurgés ont déclenché des sirènes dès l’aube du jour de l’opération. Ils n’étaient pas seuls à attaquer. Ce moment de combat crucial a mobilisé toutes les forces en place.


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Des agents britanniques infiltrés dans Tripoli ont planté des équipements de radios transmissions pour aider, l’aviation, à bien cibler ses frappes aériennes, afin d’éviter de tuer des civils. Les forces, françaises, de leur côté, ont apporté un soutien considérable dans le transport et ont fourni de nouvelles armes aux insurgés. Washington a aidé à un moment critique, celui de la fin en ajoutant deux drones Predator supplémentaires dans le ciel de Tripoli. Ces deux engins automatiques ont grandement amélioré la capacité de l’OTAN à la l’immobilisation des factions alliées à Kadhafi.

Drone Prédator

La participation également de plusieurs forces arabes a été clandestine, selon des responsables occidentaux et les rebelles. Parmi elles, celles citées sont des Emirats arabes unis et du Qatar. Doha a donné des armes et a participé directement à l’entraînement militaire des jeunes révoltés libyens. Ainsi que ses financements ont été assez importants.