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Anatomie d’une grève controversée qui plébiscite la loi de finance 2017 à Béjaïa



Enseignement sur le mouvement social en Algérie


mardi 3 janvier 2017
par Damien Djamel Bouch’Raf


Parce qu’une grève n’est visible ou appréciée que si les commerçants et les travailleurs mettent en berne leurs activités. Ce qui pratiquement bloque l’animation économique visible. Alors les vandales plus féroces et colériques, loin des médiations éclairées de la nature des luttes démocratiques, redeviennent transporteurs du désastre médiatique. Et on majore donc l’aliénation des causes justes qui s’aliènent sur le socle de l’anarchie. L’observatoire occultant les moindres principes justes tient ses dividendes, dans tous les cas de paroles qui disent aux yeux de suivre l’indexe montrant le désarroi !

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

Nous tenons à rappeler que les manifestations en Algérie, quelque soi le lieu et la motivation, sont infaisables. Sont-elles acceptées ou autorisées ? Voilà pourquoi dans les régions de Kabylie, le déchaînement des pyromanes et des « Black-Blocs » devancent la répression qui obstrue la voie et asphyxie les voix qui tentent de s’exprimer sur le macadam et l’espace public. La « Bouteflicaille » ne donne aucune possibilité aux protestations paisibles de se tenir. Ailleurs, loin du pays de Fatma N’soumer et d’El-Mokrani, le tabassage et les embarquements sont préalablement déployés, la demi-démocratie est de vigueur.

Lire notre sujet sur un fait similaire de 2014...
- La campagne de Bouteflika devant la riposte populaire ! dimanche 6 avril 2014

Longtemps la subversion en Kabylie en Algérie avait un caractère identitaire. La berbérité menacée d’aliénation mobilisait par nécessité de sauvegarde. Parrainant une spécificité, la dimension « amazyghe » n’a pas encore gagné unanimité des Algériens. Mais les questions sociales, éprises de la qualité de la vie, distinguent des modalités de mobilisation moins comprimée sur la particularité locale. Elles ouvrent, souvent et d’abord, en Kabylie les revendications légales que les manipulations détournent en violence à la gratuité insoutenable…

Sous la pression du nationalisme qui monopolise dans l’étroitesse le pouvoir et pirouettant à la prépondérance la foi religieuse, sous-tendue d’une « arabité » linguistique, cet indice berbère devient aventures difficile à expliquer. Les mauvaises humeurs collectives se projettent, par la magie du feu rapproché de la paille, en danger sur la stabilité. Elles dégomment et engourdissent la légitimité des insurrections aussi populaires soient-elles…


- ALGERIE : La RDN « Révolution Démocratique Nationale » reportée… PARTIE REMISE ! 19 janvier 2011

Le budget algérien de l’année 2017 préconise l’austérité. L’augmentation des prix et l’arsenal d’injustices, dont les dommages touchent les plus vulnérables, veillent à ce que les riches, aux fortunes bien douteuses, ne soient pas mis à contribution. Le temps des vaches maigres se conjugue de la chute de la valeur de l’unique rente. Quand naissent les révoltes, comme contre l’islamisme où la laïcité a été mise en exergue par la volonté de nombreux militants, la qualité philosophique l’accompagne depuis la Kabylie.

C’était d’abord à Tizi-Ouzou, pittoresque capitale de la Kabylie que l’idée d’une grève d’une semaine commençant le 2 janvier, avait été lancée. Puis abandonnée, la fièvre a été revue en apaisement. Puisque l’adhésion nationale ne s’élargit pas, l’inertie est promulguée par Fetwa, comme ICI. Les forces rétrogrades d’ailleurs adhèrent à l’aspect régionaliste. De la seconde ville, B’Gayeth : Bejaïa désignée capitale de la petite Kabylie, la contestation des nouvelles orientations budgétaires s’est politisée. Quand les commerçants et non les travailleurs la mènent, on l’évalue déjà peu crédible.


- ALGERIE : 30 000 POLICIERS POUR LA MARCHE DU 12 FEVRIER, tous les sanctionnés reprennent leur service ! 11 février 2011

Dans l’après-midi du 2 janvier, des émeutes ont éclaté à Bejaïa. Suivies dans la soirée par d’autres localités de la même région. Des manifestants se sont pris au commissariat de Tichy, à Amizour des barricadé ont été dressées sur la route nationale et à Tazmalt, plus à l’ouest, des affrontements ont également éclaté. Vers l’ouest, à Bouira la tension était visible et les provocations sont sur le qui-vive.

Les simulacres qui mettent les citoyens attachés à la version démocratique et moderne, en dépositaires de la partition du pays, tiennent encore une fois les atouts majeurs. Comme si les CRS pouvaient laisser les commerçants et les jeunes de Béjaïa manifester, sans les écraser. De triste mémoire, en 2001, sous le règne de l’actuel locataire du palais d’El-Mouradia qui a falsifié la constitution pour s’arroger 4 mandats, après avoir hérité le même texte fondamental de son prédécesseur Zeroual limitant à deux cycles à un présidentiable, 126 jeunes berbères ont été massacrés. Tués pour l’attrait inouï de leur identité quêtant la reconnaissance.

A qui la faute, quand de coutume on assassine même les pères qui ont épousé la cause mémorielle ? Pourvu qu’ils portent une certaine "algérianité" dont la causalité porte l’effet de distinguer par surbrillance l’identité plus ancrée que celle importée ! Casser du Kabyle est non-recevoir...

Participer à notre mini-sondage de moins d’une minute. Anonyme on peut exprimer, sans obligation, son opinion.

Sa question unique est : Qui après Bouteflika ?

Cinq choix ayant trait au profil, au parcours et à la personnalité du prochain président. ICI - MERCI

Nous organisons des sondages et enquêtes. Vous êtes invité à vous inscrire à nos panels. Merci si vous participez.

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