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Dans la perspective africaine, le patronat algérien ridiculisé



Pour omission de citation de Bouteflika, le parrainage des dupes !


mercredi 7 décembre 2016
par Damien Djamel Bouch’Raf


Le parrainage du président Bouteflika au moindre fait, même mineur, qui indexe l’Algérie comme un pays fonctionnel, apaisé et avenant, est devenu une exigence obligatoire à l’ensemble des événements aussi modiques soient-ils. Citer le chef de l’Etat, par son nom, n’échappe jamais aux intervenants qui mettent en exergue la nation. Cette caractéristique, du patronage du raïs, apparemment protocolaire, où on prête l’allégeance, sert à exhaler l’homme maladivement accroché à la présidence. Mais combien autocratique et détrousseur d’une autorité constitutionnellement disloquée, alors survient l’omission qui a maintes fois déjà suscité la colère !

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

D’abord le résultat est vraiment maigre selon une dépêche de la l’APS (Algérie Presse Service). A l’issue de la conférence, dite « forum africain d’investissements et d’affaires » deux protocoles d’accord, d’échanges et de partenariat ont été signés entre la Chambre de commerce et d’industrie d’Alger (CACI) et ses homologues du Nigeria et d’Ethiopie. L’étroitesse de cet horizon démontre pleinement un manque de dynamique, mais pas seulement...


- L’économie espère et le terrorisme recule en Algérie 12 juin 2016

Le parent fortuné et néanmoins négligé, au temps surtout de l’économie étatique qui a absorbé la rente pétrolière récupérée grâce aux nationalisations sous Boumediene, tente de se valoir en Algérie. L’entreprise privée algérienne est loin d’être en odeur de sainteté. Mais comme la gouvernance en général n’a décidément pas toutes de bien-fondées preuves à prétendre à la conduite harmonieuse des affaires du pays, elle subit une overdose d’aléas montrant l’intelligible et désordonnée, voire illégitime, intendance publique…

En économie, le virage à droite, sous Chadli, engendra l’accaparement de biens immobiliers publics par les prédateurs tapis dans la bureaucratie. C’était bien avant de consentir aux entrepreneurs les opportunités économiques, qui les présenteraient sous leurs fiables auspices de solvables créateurs de richesses. A la veille de l’an 2017, « le Forum africain d’investissement et d’affaires » phagocyte, en fin de l’ère du pétrole, les regards sur la carence de cohésion entre entrepreneurs et décideurs.


- Si l’université est malhonnête, quelle crédibilité pour les diplômes d’Algérie ? 15 novembre 2016

Les journalistes couvrant l’évènement, ont été froissés du spectre maléfique que des intervenants ont émis hostilement à la nation depuis le podium. Cet incident a interrompu promptement la fonction de l’ambassadeur algérien en France. Ce dernier n’a pas sélectionné adroitement la liste des participants, inscrits depuis le pays considéré premier partenaire et ancien métropole coloniale. Une anicroche transgressive de toute adéquation à laquelle devait convenir l’initiative du patronat, se disant intéressé par des échanges avec le continent africain où l’essor est éminemment probant.

L’autre accroc, décliné à l’exécutif gouvernemental, est qu’échappe le parrainage qui s’annonce habituellement de l’exclusivité du président. Par le passé, un journaliste de la chaîne publique ne s’est pas donné la peine de citer le nom de Bouteflika, s’est vu sanctionné d’une mise à pieds. Le nouvel embarras est survenu de la prise de paroles, où Ali Hadad le patron des patrons, sous le regard du chef de l’exécutif gouvernemental et nombreux de ses ministres, a ouvert le forum sans donner crédit aux responsables politiques et sans se référer au parrainage de Bouteflika qui est partout repris.


- Algérie : le milliardaire Rebrab rachète le groupe de presse Al-Khabar 13 avril 2016

Encore une fois, ce désarroi confirme l’imbrication de l’entreprenariat local avec le dominant bricolage qui tarabuste l’ensemble des institutions. Ce coup excite davantage le clivage entre bureaucrates et décideurs économiques du secteur privé. Déjà au niveau des bureaux le racket de la corruption a mis en faillite nombreuses entreprises sans protection légales. Comme le protectorat des généraux ou de hauts cadres, plus simplement le piston, expose le secteur privé aux pressions de décideurs administratifs.

Mais rarement parmi les détenteurs des entreprises privées, au regard des scandales auprès des douanes contrôlant les importations, on y trouve d’honnêtes. L’infiltration des spéculateurs ayant accumulé, par l’ancien « trabendo », des capitaux qui n’inspirent guère maintenant à l’émergence du pays, fut décrétée par les concepteurs de l’écroulement du secteur public. L’offensive des années de structuration ouvre-t-elle la nouvelle ère des oligarchies ?


- En Algérie, la monnaie s’accroche à l’ascenseur des entreprises 10 juin 2016

Dans la compétition internationale, l’Algérie est encore loin de dépasser l’ère du pétrole, voire de donner chance à ceux qui relèvent des défis. L’exemple édifiant, de l’absence du premier investisseur algérien Issad Rebrab au forum qui s’est tenu du 3 au 5 décembre, interpelle sur la gabegie qui préside aussi bien l’Etat algérien que les opérateurs économiques privés qui n’imaginent pas la riposte utile au temps vaches maigres, à laquelle va buter l’Algérie rêvant de se libérer de la prépondérance du pétrole.

Un regard sur le cour du pétrole dont la courbe est aussi anxiogène que la médiocratie.

Participer à notre mini-sondage de moins d’une minute. Anonyme on peut exprimer, sans obligation, son opinion.

Sa question unique est : Qui après Bouteflika ?

Cinq choix ayant trait au profil, au parcours et à la personnalité du prochain président. ICI - MERCI

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