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Elections 2017 en Algérie, et puis s’en vont...



Le Web algérien, où le vote est comme un tournoi sans arbitre


vendredi 2 septembre 2016
par Damien Djamel Bouch’Raf


L’année 2017 en Algérie est celle des élections locales et législatives, alors comment est appréhendée cette prochaine étape dont l’enjeu échappe aux citoyens livrés à se conformer au fait-accompli du sur-place ? Les jeunes sont sur Internet, d’ailleurs partagés entre francophones et arabophones, ce qui échappe aux challengers du vote du printemps prochain. Les politiciens ne se désintéressent pas des catégories connectées parmi les Algériens, plutôt ces derniers sont excédés des préjudices notamment idéologiques que subit la société qui les voit politiquement se désespérer...

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

Quand le paysage politique actuel planche à déterminer l’identité égarée, les questions plus urgentes, de développement et de préservation des modiques acquis, se retrouvent dans le jeu des opportunistes et démagogues. La classe des politiciens est configurée pour une participation formelle et limitée à l’exercice de l’opération administrative qui priorise la désignation de chargés d’affaires au sein des assemblées et juridictions...

Nos articles sur les législatives algériennes 2012.
- Législatives algériennes : une démarche statique. 11 mai 2012
- Législatives algériennes : le marché des candidatures… 30 mars 2012

La piètre qualité de la représentation du peuple algérien dans les assemblées élues, réside dans l’intronisation d’un personnel médiocre, voire incompétent. Par le biais d’une myriade de partis politiques, où la notion de militantisme consiste à trouver un berger parmi le troupeau, pour reprendre la métaphore imagée d’un caricaturiste, une situation d’escrocs en politique. Ce qui pèse négativement sur la gestion de la chose collective. Et a pour conséquence le désastre de la mauvaise gestion ainsi que le fléau de la corruption.

Les prochaines législatives de 2017 que le chef du gouvernement vient de soulever, 1er septembre 2016, lors de son déplacement à Saïda, dans l’extrême-ouest du pays, sont une étape par où peut commencer la fameuse transition. Le passage à une seconde république, prenant le flambeau de la génération qui a lancé la première ère, à l’orée de l’indépendance, en excluant les pères du projet indépendantiste, attend son jour et le passage par la porte démocratique.

Nos articles sur les législatives algériennes 2012.
- ALGERIE : législatives ou poudrière ? 11 février 2012
- Elections et rentrée sociale, l’Algérie incertaine ! 3 septembre 2012

Le terrorisme a retardé l’affranchissement des nouvelles générations du tutorat paternaliste. Ceux qui ont usurpé le sigle, de l’alliance nationaliste qui a pris à bars le corps la tâche de libération, « FLN » continuent de régner. L’ex parti unique, toujours opérationnel pour l’exclusion de l’intelligence a trouvé des slogans, et des « zaouias » ayant l’agrément d’association politique, maintient encore les caciques du suranné régime, ayant inventé l’unicité pour écraser les richesses de la diversité. Le RND en est l’expression de la première tentacule d’une pluralité bureaucratisée et cajoleuse de l’ordre rentier.

En juin dernier, ont été adoptées deux lois d’une importance non moindre. Celle relative au régime électoral et celle organique fixant les prérogatives de la Haute instance de surveillance des élections. Elles sont, à première vue, un champ qui assure des opérations électorales apparemment en adéquation avec les critères démocratiques universels. Nonobstant, le manque de cohésion des véhémentes énergies et la suspicion qui les divise, indisposent les acteurs les plus raisonnables, en les déconnectant entre eux et avec l’auditoire des électeurs.

Nos articles sur les législatives algériennes 2012.
- ALGERIE : BOYCOTT SUIVANT UN AUTRE… 5 avril 2012
- Algérie : l’exaltation des malédictions qui déjouent le projet national 3 décembre 2012

L’année électorale de 2017 rappelle aussi l’absence d’un front uni pouvant réinvestir l’élément humain renfermant des compétences pluridisciplinaires et épris d’intégrité envers la manipulation des deniers publics. Le passage à de nouveaux paradigmes pour remplacer ceux dysfonctionnels, n’a que le vote pour un changement apaisé. Mais l’amplitude des éparpillements, qui est séquelle de l’exil des plus audacieux cadres lors du déchaînement de la violence de la décennie noire, a compacté les ressorts qui propulsent la perspective de rupture avec le règne systémique devenu obsolète.

Albert Einstein disait, " Un problème ne peut être résolu à partir du même niveau de conscience, il faut créer la solution." Les Algériens sont-ils en mesure d’agencer, sans fractures, une nouvelle ère ? Certainement pas, s’ils ne choisissent pas de renouveler les élites qui gèrent leurs institutions de base. Seront-ils pendant l’année 2017, au rendez-vous pour faire des urnes électives un sérieux projet où s’exposent les perspicacités d’un programme sociétal éclairé de la lumière du progrès, de la modernité et des égalités citoyennes ? Des questions sans réponses !

Participer à notre mini-sondage de moins d’une minute. Anonyme on peut exprimer, sans obligation, son opinion.

Sa question unique est : Qui après Bouteflika ?

Cinq choix ayant trait au profil, au parcours et à la personnalité du prochain président. ICI - MERCI

Nous organisons des sondages et enquêtes. Vous êtes invité à vous inscrire à nos panels. Merci si vous participez.

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