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Le Qatar usager direct d’armes chimiques en Syrie



Le 1er partenaire des Talibans afghans a suivi sur le terrain l’utilisation du gaz sarin.


mardi 25 juin 2013
par Azouz Benhocine


L’affaire de gaz sarin en Syrie n’est pas un mensonge, puisque plusieurs investigations indépendantes ont rendu plausible son usage par une partie impliquée dans ce conflit. Les traces de ces armes prohibées, dont l’ONU a reconnu l’existence sont étayées par des victimes, des blessés (atteints mais ayant survécus) et des relevés de terrain.

Voir en ligne : Notre dossier : guerre civile en SYRIE

Le régime despotique cramponné au pouvoir redoute de perdre ses alliés, dans le cas où il les mettrait dans la difficulté de ne pouvoir plus le soutenir. Dans les hostilités, locales et internationales, qui le honnissent, le régime est indiqué en dictature condamnée par l’Histoire. Et ne peut donc échapper au destin qui lui est réservé.

Soit dit en passant, les exactions islamo-terroristes dans cette guerre civile révolutionnaire ne sont en aucun cas l’œuvre des démocrates laïcs syriens. Ces derniers semblent ne plus exister dans l’insurrection, inondés par l’islamo-terrorisme parrainé par les monarchies du Golf Arabique.

Des terroristes entrain de tirer des obus chimiques

Chaque jour qui passe en Syrie rajoute des exilés, après une trêve dans les déplacements, et augmente le nombre de victimes. C’est le cas justement qui rappelle que seuls, le pouvoir en place et l’aile islamiste des rebelles soutenue par le Qatar et l’Arabie Saoudite, sont les auteurs des crimes et souffrances. Or la présence de militaires du Qatar et de la Turquie sur le front des combats, existe, au-delà de l’officiel qui affiche une présence indirecte. Pour contrôler d’une manière rapprochée, notamment les aides fournies...

L’origine du gaz sarin utilisé en Syrie est finalement attribuée au Qatar, selon les nombreuses analyses et expertises. Car la traçabilité des substances, qui ne sont pas des produits agricoles suivis d’une pièce d’identité en lien avec les géniteurs naturels ou l’origine des matières qui les composent, peut être dressée, du point de vue que la fabrication peut être attribuée à une nation et non une autre, à un tel laboratoire dont les mains maîtrisent une (ou des) technologie (s) spécifique (s) et définie (s). Pour le cas syrien, l’itinéraire même de plusieurs armes vient d’être retracé.

Deux officiers Qataris ont transporté, via la Turquie, des provisions d’armes chimiques jusqu’en Syrie et ont assisté à leur usage, selon le journal libanais Al-Akhabar (les informations) dont les reporters et les correspondants sont des plus crédibles et présents dans toute cette région. Il s’agit du Major Fahd Saeed Al-Hajiri et du capitaine Faleh Bin Khalid al-Tamimi, qui ont bénéficié de la protection et l’approbation des autorités turques pour accéder en territoire syrien avec leur cargaison.

Les substances, dont l’origine et le périple ont été remontés, ont été utilisées dans une attaque aux armes chimiques dans le quartier al-Asal Khan d’Alep en Mars 2013, qui s’est soldée par au moins 25 morts et en a blessé plus de 100, tous des civils syriens. Elle n’est pas la seule frappe qui a pour source ces pourvois accompagnés des deux officiers du Qatar. Comme il n’est pas exclu que d’autres acteurs manœuvrant dans le conflit syrien, pour leur stratégie, aient fourni les rebelles affidés à l’islamo-terrorisme d’autres moyens sophistiqués et interdits.

La Turquie trahie par le Qatar

Ce sont des agents palestiniens, en lien avec les Turcs, les Qataris, les Libanais et les Syriens qui ont révélé au journal « Al-Akhbar », une opération déroulée en présence de militaires du Qatar et de Turquie. Cette intervention étrangère en Syrie a trois objectifs essentiels. Le premier but est l’aggravation de la crise syrienne, pour contrôler son chaos en alimentant les combats de sa propre force. Le second est l’accablement de Bashar Al-Assad, qui n’est pas pardonnable pour l’enlisement de la situation du pays, premier ennemi à abattre. Et enfin, le troisième est l’entretien d’une capacité de frappe de l’islamo-terrorisme qui peut être redéployé ailleurs dans le Monde à tout moment.

La Turquie a effectivement arrêté, lors du déplacement du 1er ministre Tayyep Erdogan au Maghreb alors que les manifestations de GeziTaksim battaient leur plein, une faction de Djabhat Ennusra de 12 djihadistes (voir notre sujet) avec près de 2 kilogrammes de produits chimiques à usage d’armes de guerre. Comme il est impensable pour les autorités turques, voire qu’ils n’ont pas vu les bagages des deux officiers du Qatar qu’ils ont accompagnés, qu’ils aient été trompées par leur allié le Qatar.

Après l’arrestation des éléments de Djabhat Enusra en Turquie, leurs amis opérant en Syrie ont assuré, à des sources d’enquêtes pour des rapports de journalistes libanais, que des militaires turcs y étaient lors de l’utilisation de ces gaz contre les civils syriens, notamment dans le quartier al-Asal Khan d’Alep en mars 2013. Que ces armes ont été mises à la disposition des intrus venus directement des combats en Syrie, par les officiers Fahd Saeed Al-Hajiri et Faleh Bin Khalid al-Tamimi. Ce qui embarrasse la Turquie qui refuse de donner des détails sur la mort bizarre des deux officiers du Qatar.

Les deux officiers Qataris ont été tués le 5 mai dans une explosion suspecte à Mogadiscio, en Somalie, selon des sources sécuritaires et de presse qui les ont recherchés en Syrie et dans leur pays, le Qatar. La Russie comme la Syrie soutiennent que des enquêtes officielles plus approfondies soient effectuées quant à l’usage des armes chimiques. La parole russe entendue est son opposition d’armer les rebelles. Celle de Bashar est inaudible devant celle de la petite monarchie qui fait dormir l’opinion internationale avec le passage du pouvoir au prince héritier…

Le Qatar est le seul pays au Monde à avoir ouvert une représentation des Talibans afghans dans sa capitale Doha, pour les pousser à négocier. Ils viennent d’attaquer, le 24 juin, la présidence de Hamid Karzaï, et aucun compte n’est demandé à leurs émissaires présents au Qatar. En toute impunité, la petite monarchie conduit tous les islamo-terrorismes qui menacent le monde. Avec l’aval des pays occidentaux qui parlent au nom de la communauté internationale.