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France : l’UMP sur le sillage du FN

Les engagements approximativement républicains de Sarkozy pour une France compactée !

jeudi 14 juin 2012
par Hugo Mastréo


Les élections législatives après les présidentielles d’où François Hollande est devenu président, révèlent que l’analyse écourtée, disant que l’extrême-droite est une fatalité de crise, se vérifie. Tant l’existence du Front National a tenu dans la durée, tant la conjoncture locale et le contexte mondial s’y prêtent à reluire l’opinion fascisante, telle une merveilleuse solution. Si c’est à l’alternance d’introniser la xénophobie, alors… la diversité est placée au ressentiment de crime !

L’extrême-droite française ne cesse de voire ses thèses acceptées. L’héritière dynastique, de la lignée Le Pen, est lissée et mieux médiatisée. C’est à Nicolas Sarkozy que les remerciements reviennent, pour la montée en puissance de ce courant politique plusieurs fois démasqué comme xénophobe. Parmi plusieurs discours de l’ancien président, celui de ne plus "subir l’émigration" a été le plus applaudi

En effets les ingrédients historiques sont réunis pour que Marine le Pen, présidente du Front National (FN - extrême droite) et l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP - droite) soient unanimes pour le cas de la France : l’immigré serait responsable des difficultés économiques et sociales du pays, à savoir le déficit public et le chômage...

Ebranlée en 1968, quand des générations insoupçonnées étaient en colère, la droite française découvrit alors les relents de nier les valeurs ayant provoqué la chute de l’hitlérisme et la décolonisation. Des évidences telles que les avait dites Marx puis reprises, par la résistance lors de la seconde guerre. Entre les deux époques, de la résistance contre le nazisme et les vérités postcoloniales des années 60, point de crise économique, alors la main-d’œuvre bon-marché était la bienvenue…

A partir des années 1970, l’apparition d’un pseudo-nationalisme, à nostalgie colonialiste et agrémenté d’une idéologie droitière, s’est évertué à trouver le bouc-émissaire idéal quant à l’apparition du chômage. Historiquement, c’est à l’extrême-droite que revient l’orientation politique, du rejet des étrangers. Que désormais, avec la crise apparue en occident depuis 2008, elle se partage aussi avec la droite dite traditionnelle. Dont l’amovibilité et la tolérance, attribuées au Gaullisme, peuvent réveiller la simple vision ponctuelle et de circonstance (période de crise). Or en réalité, c’est une position commune à toutes les droites sans distinction.

Quand en 1981, François Mitterrand présida la France, l’admission à gauche de l’éloge au libéralisme présida alors les privatisations ahurissantes. Et sans l’homme, qui avait un passé de colonialiste ayant été à l’origine des exécutions massives des nationalistes algériens, qui battait pour la première fois la droite dans la 5ème république, on découvre alors ce nationalisme pervers. Sa victoire, due aux voix de son alliance avec les communistes, renouait avec les années 40 de la résistance de Guy Moquet. Mais des faits si lointains, ne peuvent réconcilier et aplatir à jamais les divergences entre les familles ayant le volet social, la paix et le progrès... Les stratégies de vote ne sont pas faites pour durer…

C’est en 2002, que la faiblesse de la gauche française a cruellement montré son désistement au devoir de combattre l’extrême-droite, dès lors que le passage de Mitterrand a servi aussi à alimenter le rapprochement des tendances de la droite. De la manière que la promesse principale, de la campagne électorale, a été la régularisation massive des émigrants sans-papiers. Chose qui a créé une confiance pour la relance économique, mais jugée secondaire, mais réveille un débat de société diversifiée

Puis en 2007 la vulnérabilité à gauche fut l’opportunisme et le populisme. Un imminent socialiste disait : la misère du Monde… L’intégration des proclamations timides, à propos de la peur de l’immigration dont l’arrêt des flux d’arrivants, permettrait officiellement désormais de juguler le persistant chômage. Ce dernier ne cessait de s’élargir et de durer. Lionel Jospin écrasé, avec l’arrivée du dirigeant du FN (Front National - extrême droite) au second tour des présidentielles, exhiba les concessions qui prenaient en compte les exigences de la droite.

En 2012 l’ultimatum de l’extrême-droite se précise. Il a ouvert le projet de démanteler la droite gaulliste. Au niveau des présidentielles, son électorat est devenu un enjeu plus spontané aux politiciens comme opinion ayant ancrage dans les réflexes des populations de la France profonde. Et à qui tout le respect est dû, avant les nouveaux français porteurs d’universalité, de diversité et de quelque chose d’acceptée à gauche !