POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


Accueil du site > TECHNOLOGIE, INTERNET, PERFORMANCES INCLASSABLES > La liste, de terroristes et soupçonnés, de la NSA explose

La liste, de terroristes et soupçonnés, de la NSA explose

Nouvelle fuite sur les instructions du gouvernement des USA...

jeudi 7 août 2014
par N.E. Tatem


Mardi 5 août, une nouvelle fuite d’un plus d’un million de documents relevant de la NSA, l’agence américaine de surveillance d’Internet, a été mise en ligne. Cette nouvelle livraison, disponible au public, est réalisée par un site-Web appelé INTERCEPT. Elle concerne l’augmentation depuis 2009, surplus quasi explosif, du nombre de noms d’individus soupçonnés de terrorisme et inscrits sur la liste utilisée au niveau des aéroports internationaux.

Voir en ligne : Notre dossier : NSA - Edward Snowden et autres...

D’après les 1èrs détails établis par des enquêteurs américains qui ont perdu cette matière, ce n’est pas Edward Snowden qui les a divulgués. Ces documents classifiés secrets du gouvernement américain ont été obtenus par l’interception de hackers inconnus.

Il s’agit d’une base de données du gouvernement, appelée « Terrorist Screening  » qui est une liste des « terroristes connus ou présumés ». Comme nous le précisons, c’est Intercept qui les a fournis en ligne, sans qu’il soit établi qu’il est à l’origine. Il y a environ 611 000 hommes et 39 000 femmes sur la principale liste de terroristes. Voici les instructions secrètes de la NSA comment est établie la liste des personnes surveillées.

Sur cette liste, on peut trouver des journalistes classés hostiles aux USA. Ainsi que des militants de causes contraires à la géostratégie des States. D’éminentes personnalités politiques y figurent aussi, à l’instar du libanais Nabih Berri, leader politique du pays du cèdre qui, à plusieurs reprises, discute avec les officiels américains, dont Condoleza Rize. Ou bien le président bolivien Evo Maralès...

Habituellement, avec l’exigence de surveiller les déplacements des présumés ou connus terroristes, c’est Datamart Environment (TIDE), une base de données utilisées par les agences de l’Etat fédéral et les services de sécurité locaux, qui sert à cette action d’espionnage. Elle est due à l’application d’une loi pour identifier et suivre les suspects terroristes connus ou présumés. Elles sont partagées par d’autres services...

Classés "secrets" et avec des instructions de ne pas les révéler à des ressortissants étrangers, les documents étaient disponibles sur la plateforme du renseignement et de l’armée SIPRNet , l’Internet Protocol Router qui est un réseau secret fourni par la NSA. C’est le système principalement où travaillait l’ancien soldat Bradley Manning. D’où ce dernier a recueilli des documents et les a transmis à WikiLeaks.

Selon les directives de mise sous surveillance du gouvernement américain, publié pendant le mois de juillet dernier, les fonctionnaires n’ont pas besoin de « faits concrets » ou « preuves irréfutables » pour mentionner secrètement quelqu’un sur la liste des terroristes. Simplement une norme peu précise et des « soupçons peu raisonnables » le permettent.

Voici un document expliquant les données en question. Selon la source qui les a mis en ligne, bien plus de la moitié les noms des personnes inscrits sur la base, largement partagée par les services de sécurité du gouvernement des États-Unis, soupçonnés de terrorisme n’appartiennent à aucun groupe terroriste connu. Vous pouvez CONSULTER ICI les détails (en anglais) de cette étude

Les chiffres communiqués par cette révélation, relatant les agisssements gouvernementaux ont fait boule de neige. Un responsable de la lutte contre le terrorisme auparavant a déclaré à AP (Associated Press), en août 2013, qu’il y avait 700 000 noms sur la liste de surveillance. Le fonctionnaire a parlé sous couvert d’anonymat afin de discuter librement des informations sensibles. Mais nombreux observateurs, notamment des journalistes, pensant qu’il y a 1,5 millions de noms.

Les chiffres officiels utilisés au niveau de la surveillance des déplacements via les aéroports ont effectivement évolué.

Les informations recueillies retracent que l’année 2009, à la clôture de liste le 30 septembre 2009, 227 932 noms ont été inscrits à la base de données. Pour l’exercice 2010, qui comprend les mois après l’attentat de Noël relatif à la tentative d’un jeune Nigérian embarqué dans un avion à destination des Etats-Unis, les enregistrements ont augmenté à 250 847. Pendant l’exercice 2012, elles ont ont été rehaussé à 336 712. Et pour 2013- l’année la plus récente, ils ont bondi à 468 749.

La base de données où figurent les soupçonnés de terrorisme a fait l’objet d’un débat public. Et des contentieux traités par des juridictions fédérales, en raison du processus secret qui détermine l’inclusion sur cette liste, ont été traités par les tribunaux. Mais l’administration maintient sa procédure.

Le nombre de personnes inscrites, selon les organisations terroristes. Le classement de la NSA et répartition. AQMI, Ansar-Charia, Mujao et d’autres autres groupes ne figurent pas.

Répondre à cet article