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The Guardian et les assauts de censure au Royaume-Uni



Menace de fermeture du titre et d’emprisonnement des journalistes


mardi 4 février 2014
par N.E. Tatem


L’un des plus anciens journaux de presse écrite du Monde est l’anglais The Guardian, créé en 1821. L’indépendance du Guardian est un modèle pour l’exercice du gagne-pain consistant à informer les gens de ce qui se passe d’important.

Voir en ligne : Notre dossier : NSA, Edward Snowden, presse

Ce journal ne s’empêche guère d’heurter son lectorat avec son ton jaloux d’une liberté d’émettre l’opinion qui participe aux grands débats. The Guardian ne devint « quotidien » qu’en 1955 et il a pour devise : «  Les commentaires sont libres, mais les faits sont sacrés... La voix des opposants, non moins que celle des amis a le droit d’être entendue ».

Il est parmi les organes de presse écrite auxquels le transfuge de la CIA et de la NSA, Edward Snowden, livre, depuis le 5 juin 2012, des données. Le gouvernement britannique a menacé de prison son rédacteur en chef Alan Rusbridger et de fermer le journal depuis Juillet dernier.

Destruction disques durs The Guardian Le 20 du même mois, deux agents des services de sécurité du gouvernement britannique étaient dans les bureaux du journal à Londres, pour superviser la destruction des disques durs et cartes mémoire contenant des fichiers cryptés de Snowden.

Comme le montre ces photos diffusées par TheGuardian, deux ordinateurs ont été cassés. La censure, matériellement exécutée, est illustrée d’une royauté qui se dit porteuse de démocratie et la veut comme modèle !

Les populations en Europe deviennent de plus en plus inquiètes sur l’érosion drastique et périlleuse des droits démocratiques, notamment au Royaume-Uni et en France. Nous avons rapporté sur POPULI-SCOOP l’initiative citoyenne pour la diversité et la liberté des médias dans l’Union Européenne.

Le GCHQ, service de renseignements électronique du gouvernement britannique, à l’œuvre de l’écoute et de la censure.

Dans un de ses sujets, le rédacteur en chef du The Guardian a posé les questions de déontologie pour le journalisme et la notion de patriotisme que se font les services de sécurité LIRE ICI.

Le M-15 (services secrets anglais) ne tolère pas que l’on dise que les décideurs ont eu des services publics, comme le M15, ayant traité en subordonnées de la fameuse NSA. Voire tout le pays obéissant à son grand maître d’outre-atlantique. Le patriotisme et la liberté de parole font une seule chose, et sa majesté ne s’y intéresse pas...

La menace est revenue, car TheGuardian continue de publier les révélations de l’ancien espion américain réfugié en Russie. En épluchant et donnant lecture des données de Snowden, la révélation que des espions britanniques avaient mis sur écoute les dirigeants étrangers à deux sommets du G20, selon The Gaurdian, est scandaleuse.

Avec le prétexte du terrorisme et l’autoflagellation de l’espion chinois, les agents du M15 mènent une pression contre les journalistes de ce titre. De droite, le gouvernement actuel menace le prestigieux titre de presse de fermeture et l’emprisonnement des journalistes qui, certains ont publié des livres, travaillent sur la matière fournie par Snowden...

TheGuardian est de centre gauche, mais aussi il est critique envers les amères réalités de l’espionnage institué pour le compte d’un pays dit ami, gratuitement. Et quand il est fait contre d’autres amis qui ne savent ce qui leur arrive de Londres...

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