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Le PDG de Google reçu à l’Elysées.



La langue oblige Google à un regard mondial, par la francophonie...


vendredi 10 septembre 2010
par Damien Djamel Bouch’Raf


Eric Schmidt, le PDG de Google, reçu à l’Elysée par le chef de l’Etat en personne. Pour les uns des observateurs, c’est le retard français en matière de technologie du Web qui est à l’origine de cette rencontre. Et pour d’autres, c’est le tatillonnant président qui se préoccupe de son image sur Internet. Mais la parole la plus entendue est celle du Big manager du Moteur de recherche qui a monopole sur la toile.

A la suite d’un référencement pirate, dit dans le langage des « geeks » le « Google bombing », qui a placé sur le moteur, en dehors de sa volonté et à sa surprise, le nom Nicolas Sarkozy la seule réponse : « Trou-de-cul » ?

Et ce, pendant la 1ère semaine de septembre, celle de la rentrée sociale. Pendant laquelle avec ces termes (un peu des GROS MOTS) par la recherche sur l’incontournable moteur de recherche, on tombe sur la page Facebook du chef de l’Etat français.

On sort les projets du genre : Le géant américain a l’intention d’installer un centre de recherche et développement à Paris et de créer un « institut culturel européen ». Le 1er permet de développer les recherches (R&D) de tous domaines « … pour le monde entier… » , selon les propos d’Eric Schmidt lui-même. Et ce grâce au recrutement plus d’une cinquantaine d’ingénieurs français d’ici 2011, date fixée pour ce centre soit opérationnel. Et le second est destiné à l’accroissement des numérisations des livres, documents et magazines. Chose pour laquelle, les éditeurs et les auteurs français n’étaient chauds…

A l’issue de cette rencontre au sommet, la présidence française a diffusé un communiqué relatant sa vision des choses. Alors que la bourde du site « France.fr » n’a pas encore été expliquée. Le contenu de la communication de la présidence est : « les investissements programmés par Google France, répondent à une réelle ambition de notre pays dans le domaine de l’innovation technologique et attestent de l’attractivité de notre territoire. » Or il est plus question de langue française que Google vise élargir son rayonnement. D’où cette vision du « Monde entier » , dixit l’axe francophone !

De son côté le DG de Google a commenté, lors de sa conférence à science Pô, tenue le jour-même de sa rencontre avec Mr Nicolas Sarkozy : « Nous pensons que les Français sont très sophistiqués dans leur utilisation des nouvelles technologies. » L’histoire du minitel, comme une parenthèse qui était perçue comme une prestation de la tradition postale, est dépassée par l’adoption mondialisée du Web tel que nous le vivons actuellement, Google décide donc d’investir en France. « Maintenant, la France a l’une des trois connexions à Internet les plus rapides du monde. Cela ne devrait pas nous surprendre que la France ait fait tant de progrès : les Français adorent l’information. Ils aiment la culture. » Tel est le message à l’égard de la fin de l’aventure bloquée du Minitel.

Outre que la décision de mettre en place le centre dédié à la culture mondiale à Paris, s’insère dans cet ordre d’idée principalement linguistique. Comme s’inscrit aussi l’augmentation des investissements de Google dans les universités scientifiques françaises de plusieurs millions. Ou bien le regard vers les entreprises françaises, qui recèlent d’énormes dépenses publicitaires, le 1er manager de Google a préconisé : « Nous inviterons les startups à monter leur activité dans nos bureaux à Paris. Nous faisons ce genre de choses assez rarement, donc c’est un moment historique pour moi… »

Concernant la protection vie privée qui fait débat actuellement et pour laquelle Google a déjà émis son avis, les questions « Comment Google promeut la démocratie ? Comment Google voit l’avenir d’Internet ? » ont été reprises mot-à-mot par le DG de Google.