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La guerre confessionnelle fait rage en Irak



Chiites au pouvoir et sunnites dans EIIL, le clivage béni de la FITNA !


vendredi 13 juin 2014
par jaco


Bouleversé par un chaos sectaire, qui dépasse l’invasion des Américains d’il y a près d’une décennie, l’Irak est plongé dans une guerre civile qui met en échec l’armée du pays. Ancrée, du fait de la confrontation chiites contre sunnites, dans le sectarisme religieux, c’est la succursale locale d’Al-Qaïda qui marche pour la conquête de Baghdad la capitale.

Voir en ligne : Notre dossier : IRAK

Mossoul, une ville de deux millions d’habitants, est abandonnée par ses habitants. 500 000 ont préféré fuir avant que la tyrannie islamiste ne leur fasse goûter le rigorisme respectueux de l’islam qui a libéré l’Afghanistan du communisme...

L’urgence a été soulignée ce jeudi, quand un porte-parole des insurgés, Abou Mohammed al-Adnani, a exhorté les combattants islamistes à avancer sur la capitale irakienne. Falloudja (de 320 000 habitants) est tombée depuis de six mois entre les mains d’islamistes armés.

Comme est présenté sur la carte ci-dessous, Arbil et Tikrit (ville natale de Saddam Hussein) ont été envahies lors de cette dernière offensive de juin 2014. Kirkouk est reprise actuellement par les Kurdes. L’assaut du mardi 11 juin fait contre Mossoul, 2ème ville du pays, fut concluant. Les djihadistes ratissent et se rapprochent de Baghdad, alors l’armée déserte.

L’offensive poursuivie de mercredi est un succès pour les djihadistes en Irak. Pendant cette seule journée, les combattants de l’Etat Islamique en Irak et au Levant, l’EIIL, ont progressé dans le pays. Venant du Nord, où ils s’étaient implantés et renfloués leurs troupes avec même des entraînements, ils sont à moins d’une centaine de kilomètres de Baghdad. Ils ont infligé de graves défaites à l’armée irakienne, qui a battu en retraite.

Sur un territoire qui se revendique dans l’acronyme « EIIL » (ISIS en anglais) : Etat Islamique en Irak et au Levant, cette organisation est apparue avec la crise syrienne où n’y règne désormais aucun autre label islamo-terroriste. En Syrie, où elle se bat à la fois contre le régime de Bachar al-Assad et les autres composantes de la rébellion, elle compterait de 6000 à 8 000 hommes.

Y compris Al-Qaeda est secondaire en Irak à l’EIIL. Mais le sigle accolé au personnage de Benladen reste un fabuleux comptoir de recrutement des fous d’Allah ! Notamment au niveau mondiale.

En 2003 est née cette organisation « EIIL » en frappant l’armée américaine et les chiites. L’organisation mère, Al-Qaïda est pareillement sunnite. A sa tête un certain un personnage invisible qui a pour nom de guerre Abou Bakr al-Baghdadi et plusieurs porte-paroles s’y revendiquent. Elle regrouperait 9000 à 12 000 combattants et est le fer de lance d’une coalition qui affronte le gouvernement d’Al-Maliki, à dominance chiite.

Des responsables kurdes ont déclaré que leurs forces avaient pris le contrôle de Kirkouk, dans le nord de l’Irak, une ville chère à de nombreux Kurdes. Comme les troupes gouvernementales ont abandonné leurs postes, ils les ont remplacés . "L’armée a disparu" , a déclaré Najmaldin Karim, le gouverneur de Kirkouk. C’est aussi la 1ère ville pétrolière du pays.

En Irak, l’armée est minée du clivage sectaire. L’incapacité ou le refus des forces armées de M. Maliki de tenir leurs positions démontre qu’aucune cohésion n’existe au sein de l’armée actuelle.

Ce qui aggrave la crise politique qui s’exprime par un parlement inactif. Il y a plus de deux ans les américains se sont retirés du pays, après une guerre qui a coûté aux Etats-Unis près de 4500 de militaires décédés et plus de 1000 milliards de $. Laissant un pays dévasté et une population livrée aux déchirements sectaires !

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