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Profusion de carnages et de terreur en Syrie



La dictature s’acharne et les terroristes intensifient l’épouvante.


vendredi 9 mai 2014
par Azouz Benhocine


La victoire de Bashar Al-Assad n’est pas encore acquise, mais elle se dessine dans un bain de sang. Le despote espère désormais préserver l’héritage dynastique du pouvoir qu’il a acquis lors de l’année 2000 et reconduit en 2007. Après 43 ans de règne, il lui est contesté par des opposants farouches. Et au prix d’une affreuse barbarie régime et opposants utilisent les pires méthodes dans leur confrontation.

Voir en ligne : Notre dossier : guerre civile en SYRIE

Le dictateur compte se reconduire à la tête de son pays avec une prochaine élection, malgré 150 000 personnes tuées et entre un tiers et la moitié de la population déplacée. Les bombes, improvisées en barils bourrés d’explosifs, lancées aveuglement sur des lieux publics n’épargnent pas les civils, parmi lesquels sont censés être des opposants armés. Ces derniers font usage aussi, de leur côté, d’attaques avec de spectaculaires explosions, comme pour la pulvérisation le 8 mai de l’hôtel Carlton à Alep.

La ville de Homs, quant à elle, est déjà tombée. Les rebelles disent faire un retrait stratégique depuis le 8 mai 2014 de cette cité, alors qu’ils subissent une cuisante défaite. Les opposants syriens subissent depuis le début de l’année 2014, défaite après une autre.

Ecole Ein Jalout -Alep Syrie A Alep, c’est le même scénario qui avance. C’est maintenant le stade de deux fronts, alors que cette ville historique était contrôlée depuis 2011 par les insurgés. Dans tout le pays, les frappes de l’armée n’épargnent pas les citoyens, vivants en mitoyenneté ou faisant l’accueil de terroristes composés aussi de leurs proches.

Deux carnages ont été commis dernièrement par l’armée syrienne dans la ville d’Alep, où la résistance ne tient plus. Les victimes sont plus des enfants et des civils. Plus de 20 personnes, dont pas moins de 17 élèves ont perdu la vie lors d’une frappe qui a touché l’établissement de l’enseignement primaire d’Ein Jalout. Le bombardement qui a ciblé l’école a eu lieu pendant la 1ère semaine de mai. Et l’autre, datant de fin avril, a visé un marché très fréquenté où on dénombre plus de 35 autres de morts.

Les islamo-terroristes enterrent le Printemps Arabe en Syrie

La révolution démocratique syrienne a viré en un vaste champ de redéploiement de l’islamo-terrorisme international où les « djihadistes » locaux ont assuré les relais pour que le projet de charia islamique dénoyaute la révolte populaire née pour le dessein de démocratie. Les pays du Proche-Orient, telle que la Syrie et pour des sources ou raisons culturelles où le culte divin est prépondérant, sont plus exposés que ceux d’Afrique ou bien du Maghreb à la conquête du pouvoir par l’islamisme et tyrannique, suivi de son corollaire le terrorisme.

La nébuleuse criminelle représentée par Al-Qaïda s’implante commodément dans sa région du Monde qui la vue naître, et au regard du nombre de militants orientaux qui l’ont créée et la dirigent .

Après l’Afghanistan, c’est le Pakistan, avec les frontières montagneuses communes aux deux pays, qui accueille les gros bataillons de terroristes. Après que Peshawar a abrité le plus grand centre d’entraînement des djihadistes des années 70 et 80, c’est le seul résultat attendu.

L’orientation internationalement exponentielle de cette calamité criminelle a déjà frappé dans plusieurs pays du Monde. Mais s’exposent davantage, les pays musulmans touchés par des déstabilisations politiques et ceux à géographie rapprochée au bastion afghan de l’anticommuniste créé par la CIA. La facilité des déplacements et la faiblesse des institutions sécuritaires favorisent à ce que le humus religieux secrète d’obscurantisme.

Ce sont que les résistances populaires, comme en Algérie et en Tunisie et auxquelles se livrent actuellement les Egyptiens, qui peuvent calmer les ardeurs des islamistes qui appellent au djihad. Les Syriens intéressés par la chute de la dictature ont ouvert leurs rangs aux combattants étrangers, et là les terroristes trouvèrent leur chenal pour s’imposer et détruire les aspirations aux libertés.

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