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Barakat : rupture avec le déjà fait, un projet pour demain !



L’action citoyenne devancière fait peur à l’establishment sclérosé


dimanche 13 avril 2014
par N.E. Tatem


Le mouvement « Barakat » qui a émergé depuis que Bouteflika ambitionne de briguer un 4ème mandat, est à la fois embryonnaire par sa jeunesse et déjà expérimenté de part sa composante. Un collectif de journalistes et d’intellectuels algériens ayant déjà agi en des circonstances extraordinaires par le passé, en se prêtant à l’éveil de la mobilisation pour les libertés démocratiques.

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

Barakat appelle la "société civile" à une rupture avec le népotisme des gouvernances multi-décennales qui ont mainmise sur le pouvoir en Algérie, en s’adonnant à la prédation économique et l’exclusion.

La profondeur de l’adhésion que suscite le mouvement citoyen "BARAKAT" dans la société algérienne, ainsi que les réprimandes qui le visent, de tous les cercles, le place comme un paravent remontant l’opinion disparate et pluraliste. Une vraie minorité agissante ou bien le rang avancé sur le front de la bataille du changement en Algérie.

Une alternative qui dérange le dogme du conformisme...

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Barakat s’explique
Barakat : cadre national de mobilisation et d’organisation qui puise sa raison d’être des aspirations légitimes au changement de notre peuple, prônant les valeurs de citoyenneté, de tolérance, de dialogue, de paix et des droits de l’homme universellement reconnues.

Il est précoce pour déterminer d’ores et déjà l’avenir de Barakat, nonobstant sa projection, au regard de ses thèses, s’inscrit aussi dans la durée. Les partis politiques algériens réfutant, par hypocrisie, leurs vraies natures idéologiques, se placent entre soutiens au pouvoir en place et opposants n’ayant que le vide à substituer au modèle obsolète en vigueur.

Aussi bien les premiers, versés dans la corruption, en campant les filières économiques, que génère la rente nationale. Que les seconds, désarmés du consensus qui les unisse contre le régime indécrottable depuis un demi-siècle, sont la démonstration de la ruine d’une classe politique en déroute et plongeant l’Algérie dans l’inertie généralisée.

Quand le printemps arabe a reçu, en janvier 2011, son déclic déclencheur avec l’immolation du Jeune Bouâzizi dans le pays voisin, la Tunisie, un toc-toc a frappé à la porte de l’Algérie. À l’époque un noyau appelé «  Bezzef », scandant la fin de l’immobilisme dynastique que le règne de Bouteflika le démontre encore en 2014.

Reculer, faire du « sur-place » ou bien avancer : les rôles sont distribués .

Le pays était plongé dans une profonde léthargie, que le contexte de la faillite de la classe politique a provoqué et entretenu au fur et à mesure que le plus immonde des islamo-terrorisme se fait juguler. Des années, voire des décennies, d’inconséquences et de vide politique nous sépare d’octobre 1988.

A l’avènement de l’ample printemps démocratique dans l’ensemble des monarchies et des républiques arabes, l’Algérie a connu des soubresauts de la sédition contagieuse. Mais elles sont vite contenues par l’appareil sécuritaire qui a gagné une expérience des troubles qu’a traversé avec meurtrissures une Algérie à la merci du fascisme obscurantiste.

La théocratie dotée de son bras armé servant à l’inquisition, est l’une des tendances la plus confrontée à l’option résolument claire et orientée vers la modernité. Comme le montre la séquence vidéo suivante, d’un porte-parole de l’islamo-terrorisme algérien, le Mouvement BARAKAT est qualifié de manipulation... La personne qui parle est un criminel qui souhaite la libération des terroristes !

Dans l’ensemble, la férocité des attaques qui s’en prennent à Barakat dénotent la nature de l’environnement politique plongé dans un populisme inopérant. Attribuer à Barakat une entreprise de déstabilisation de l’Algérie, qu’Israël et l’ingérence impérialiste tentent de fomenter par ce canal est la reproduction d’un outillage des renseignements algériens qui ont torturé des bataillons de jeunes notamment le 5 octobre 1988...

Le retard et le progrès : pesante indécision sur le bon choix !

Quant à vouloir provoquer un Printemps Arabe en Algérie par Barakat, cette rengaine de despotes est aidée par les institutions sécuritaires. Des pratiques maffieuses s’apparentent à celles d’un clan « camorriste », argumentent avec l’insécurité. A leurs services des bataillons de clients et autres familles de scélérats, servant à garder une hégémonie politique et rentière.

Le Printemps Arabe, jusqu’au démenti de l’acharnement islamo-terroriste, pour récupérer puis embrigader les mouvements populaires et même finissant par le détourner, est une geste pour la démocratie. Et pour la verve incontrôlée des soulèvements populaires, c’était le cas d’octobre 1988 en Algérie, détourné par les islamistes.

Très peu de politicards algériens s’épuisent à accabler Barakat, sans se donner la peine de réviser leurs propres revers. Ceux de gauche, pour citer les mieux placés au rapprochement, l’ignorance et le manque de cohésion des cercles « socialistes », n’arrivent à percevoir qu’est exactement Barakat.

Certains sont déjà comme, Louiza Hanoun dans le « conspirationnisme » béat de la « main étrangère ». Et adhérant au régime qui leur a ouvert des stands clientélistes dans son giron, la seule femme présente en politique est au bout de son projet dans l’impossibilité d’avancer... Mais elle n’est pas la seule !

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