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La campagne de Bouteflika devant la riposte populaire !



Barakat rejette tout vandalisme et surtout celui de B’Gayeth -Béjaïa- Communiqué


dimanche 6 avril 2014
par N.E. Tatem


La campagne électorale du président sortant qui reste un absent, tourne à la déconfiture. Le rejet de son 4è mandat engrange de plus en plus d’engagements populaires. Quand il a subi le foudroyant AVC, la déclaration officielle viciée proposait un contrôle médical de routine. Delà a commencé la tromperie et le mépris des Algériens, en leur cachant une situation de malheur national.

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

A 12 jours du scrutin, Abdelmalek Sellal, a été contraint d’annuler son meeting à B’Gayeth (Bejaïa), capitale de ce qui est communément désigné par la petite Kabylie. Une descente massive et virulente de jeunes a empêché la tenue de cette rencontre du directeur de la campagne de Bouteflika, avec un auditoire qui ne pouvait lui être acquis.

C’est au mouvement citoyen "BARAKAT" que revient la revendication de changement de régime et de rejet de la 4è mandature pour Bouteflika. Ce déferlement spontané de saccages (la maison de culture de Béjaïa a été incendiée) et de violences ne relève pas de l’orientation de Barakat, qui se dit une protestation paisible et civilisée.

En 2001, Bouteflika et son ex-ministre de l’intérieur un certain Zarhouni a démontré son mépris à l’égard de la question berbère. Dans l’idéologie nationaliste algérienne le "Kabyle" n’est admis que quand il est servile comme Sellal, Ouyahia, Merbah... etc. S’il gêne, il est abattu. Au mieux, s’il est subversif, il est emprisonné et persécuté. Parmi les grands torturés en Algérie, deux noms Bachir-Hadj Ali et Smaïn Aït Djaafar. Le 1er est poète et musicologue et le second est journaliste.

A ce titre aussi, l’histoire du pays a beau cacher les cas d’Abane Ramdan et Krim Belkacem, ces deux liquidations reviendront aux consciences. La terreur est passée à la vitesse supérieure et à l’aveuglement des grands remèdes radicaux sous Bouteflika. L’homme, à l’instar de l’effroi des dirigeants qui l’ont précédé, utilise la main de fer pour taire la revendication berbère. Et ce n’est pas à la veille d’un vote qu’il perde les réflexes de sa tunique partisane !

Bouteflika, un acteur du sérail qui fait de l’unité nationale, un argument d’étouffement de l’identité amazyghe.

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Communiqué du Mouvement BARAKAT
Annulation du meeting d’Abdelmalek Sellal, directeur de campagne de Bouteflika à B’Gayeth, Béjaïa. Communiqué du mouvement BARAKAT

Le pourrissement que Bouteflika donne en gage de loyauté, lors de sa campagne électorale, à l’idéologie qui l’a enfanté, consiste à réduire les revendications de l’identité Amazyghe à des comportements de violence.

En 2014, lors de ce vote, le gênant mouvement citoyen qui se fait appeler "BARAKAT" est tout indiqué d’avoir fomenté cette riposte au 1er mentor de la propagande électorale, du raïs. C’est aussi un berbère au service du malade qui a toute une flopée de ridicules orateurs à sa solde pour l’imposer.

Pour mémoire, 125 jeunes berbères ont été tués lors de la manif de 2001 à Alger sous le règne de Boutef. La réjouissance islamo-arabe s’est dite, l’époque, comblée que l’Etat accomplisse la préservation de l’ordre et la stabilité, après une décennie d’islamo-terrorisme. Parmi les arrêtés par les policiers, certains, âgés de moins de 20 ans, ont été sexuellement violés dans les commissariats de la capitale.

Les jeunes venus du profond pays ont été accueillis avec les plus violentes bastonnades que les policiers algériens ont été quémandés d’exécuter. Certains journalistes ont caché quelques uns dans leurs chambres d’hôtels ou appartements.

Alors que certains des habitants d’Alger ont participé au lynchage et à la razzia. Bouteflika a le lendemain promis qu’une commission d’enquête s’occupera de ce carnage, semblable à celui d’octobre 1988.

Zarhouni, ministre de l’intérieur, avait réhabilité, la veille de la manifestation pour l’officialisation de Tmazyght, tous les flics sanctionnés pour trafics et corruptions. Et ceux qui étaient jugés et emprisonnés sur des faits avérés, ont été libérés et mobilisés, avec une promesse de réhabilitation, pour casser du berbère. Mais, cela se reproduit maintenant à Ghardaïa où l’absence de la république et ses institutions tire aussi sur des ficelles idéologiques : islam et nationalisme !

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