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D’Astana, l’ONU identifie les belligérants syriens.



Monarchies arabes & occidentaux écartés de la table du Kazakhstan


mardi 24 janvier 2017
par Azouz Benhocine


La distance prise avec Genève, le lieu coutumier de négociations pour nombreux conflits du Monde, pour la crise syrienne, a plusieurs significations. Deux motivations pour ce choix sont particulièrement manifestes, elles se rajoutent à un retour à la ville helvétique. D’abord les pourparlers antérieurs tenus en Suisse ont été infructueux. Puis la présence des monarchies arabes, reçues à grandes pompes en occident même en parrainant les groupes criminels disqualifiés, fragilisait la confiance de toutes démarches.

A Astana, la capitale kazakhe, la méfiance semble reculer, du fait de la présence d’opposants généralement composés de Syriens d’obédience islamiste. Les représentants du régime, soutenu par la Russie, ont répondu positivement pour participer à cette réunion qui est aussi accompagnée par la Turquie et l’Iran. Même si ces deux pays contribuent avec un même timbre théocratique de leur diplomatie, ils se partagent en outre entre les parties belligérantes.


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La logique religieuse prépondérante, du clivage sunnite-chiite qui s’est allégué dans cette guerre civile, ne tient pas compte des chrétiens, ni des kurdes et encore moins des laïcs syriens. Le régime en place qui refuse de céder à la contestation, même après l’exil de la moitié de la population et environ un demi-million de victimes, oblige la Russie à tabler sur une transition qui ne se détourne d’assurer un avenir à Bashar, voire d’un destin d’impunité à lui accorder.

La Russie soutient d’éloigner les discussions de la ville européenne, comme alternative ponctuelle aux blocages antérieurs qui manifestement ne sauvent guère les nombreux cessez-le-feux. Après avoir parrainé d’illustres inconnus quasiment versatiles, es Etats-Unis se sont retirés, seul leur ambassadeur à Astana y assiste à ces tractations. Détournés, depuis les premières heures la révolte populaire de 2011, par l’ingérence des rois du Golf arabique manipulant le truchement d’un islamisme sunnite, les rebelles syriens sont majoritairement à leur solde.


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L’ONU observe la conformité à la légalité des travaux au Kazakhstan, du fait de sa préoccupation pour 700 000 personnes, dont environ 300 000 enfants, qui sont toujours prises au piège dans 15 zones assiégées. Pleinement dirigés par la Russie dotée d’un crédit officiel auprès de la nouvelle administration des Etats-Unis, ces négociations ont l’objectif principal d’un arrêt des hostilités.

Selon l’agence Reuters, en plein travaux d’Astana, « De violents combats ont éclaté dans le nord-ouest en Syrie mardi entre une organisation djihadiste puissante et les groupes rebelles plus modérés, menaçant d’affaiblir davantage l’opposition au président Bachar al-Assad dans son plus grand bastion territorial. » Il s’agit de Jabhat Fateh al-Sham (ex- Front Nusra) qui a opéré une attaque surprise contre l’Armée syrienne libre (FSA).


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Près de cinq millions de personnes, dont plus de deux millions d’enfants, vivent dans des zones extrêmement difficiles à atteindre pour l’aide humanitaire en raison des combats, de l’insécurité et des restrictions d’accès. En effet ces travaux diplomatiques, dans un pays turcophone, dont est issue la fameuse et influente communauté des ottomans ainsi que l’une des plus peuplée filière internationale qui fournit l’islamo-terrorisme au Moyen-Orient notamment en Irak et en Syrie, pour la crise, excluent les occidentaux.

Elle est une manœuvre plus crédible par rapport aux tractations passées où les occidentaux ne ménageaient pas une dictature qui sert à endiguer l’expansion du terrorisme auquel les Etats-Unis ne renouvellent pas leur apport aussi bien secret que publiquement appliqué comme pour l’Afghanistan au temps où il était dirigé par des communistes. La Russie jouit maintenant d’une double influence pour la réussite de ces négociations : ses liens historiques avec le Kazakhstan et la participation d’Ankara à la fois impliquée dans la crise de son voisin et proche du pays d’accueil...


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Description de l'image Kazakhstan (orthographic projection).svg.
Par Turkish FlameImage :Russian Federation (orthographic projection).svg by S Solberg J + own work, Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape. Aquarius.geomar.de Cette carte a été créée avec le Generic Mapping Tools : http://gmt.soest.hawaii.edu/ utilisant pour le relief un ou plusieurs de ces jeux de données du domaine public : ETOPO2 (topographie/bathymétrie) : http://www.ngdc.noaa.gov/mgg/global/global.html GLOBE (topographie) : http://www.ngdc.noaa.gov/mgg/topo/gltiles.html SRTM (topographie) : http://www2.jpl.nasa.gov/srtm/ বাংলা | English | Français | Italiano | 日本語 | Македонски | +/− Vous avez la permission de copier, distribuer et modifier ce document selon les termes de la GNU Free Documentation License version 1.2 ou toute version ultérieure publiée par la Free Software Foundation, sans sections inaltérables, sans texte de première page de couverture et sans texte de dernière page de couverture. Un exemplaire de la licence est inclus dans la section intitulée GNU Free Documentation License., CC BY 3.0, Lien

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