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Après la défaite face à Cameron, les travaillistes renouent avec l’identité exilée...



Donné gagnant avec 55-56%, Jeremy Corbyn dérange l’establishment du "Labour-Party"


dimanche 30 août 2015
par Rebel Kazimir


Le parti travailliste anglais, sous la direction de Tony Blair puis Gordon Brown, au pouvoir de 1997 à 2010, a pris un virage libéral qui est resté coincé aux gorges des socialistes. Le même débat est vécu en France, celui de l’identité socialiste qui par pragmatisme exécute le programme libéral. L’aile gauche, frondeuse et rebelle, se réveille en Europe. Depuis mai, la victoire de Cameron, le "Labour-Party" est provisoirement dirigé par une responsable...

Le vote interne, ouvert le vendredi 21 août pour être clôturé le 10 septembre, désignera un nouveau leader. Suite à la cuisante défaite électorale qui a obligé Ed Miliband de démissionner le 8 mai 2015, une nouvelle autre page, dans le réveil du mouvement antilibéraux en Europe, a été ouverte. Le "New-Labour" a accouché d’une souris, il passe la main...


- Expectative de l’opinion anglaise pour un rapport sur la guerre en Irak
- Tony Blair interpellé pour crimes contre la paix !

Jeremy Corbyn âgé de 66 ans, député depuis 1983, est à lui-seule une ancienne figure de l’aile gauche des travaillistes, un courant qui a pris ses distances avec la tendance centriste de Blair-Gordon. Candidat favori des sondages pour la direction du Parti travailliste, il promet une politique « anti-austérité » et a le soutien des principaux syndicats. Originellement le « Labour » (nom anglais du parti travailliste) a été créé par des organisations syndicales qui ont voulu participer au parlement.

Avant de se résigner à la vérité de l’élection, ses concurrents et les tenants du « new labour », cher à Tony Blair, s’agacent de son arrivée à la tête du parti. Voici le dernier sondage qui donne le « socialiste » connu pour ses positions pourfendeuses non-seulement des conservateurs, mais aussi contre les déviantes de certains travaillistes. Ces dernières sont terrorisées que Corbyn suive la ligne qu’il a toujours proclamée.


- Les alliances à gauche en Europe, le virage chavirant dans les pays en crise.

Ils sont 550 000 personnes autorisées à voter à travers toute l’Angleterre, ainsi qu’en Ecosse et au Pays de Galles. Les échos internes du parti laissent aussi apparaître qu’il y a désormais peu de chances que la victoire échappe à ce vétéran socialiste.

Et ce malgré des purges au sein du parti et l’invalidation de que 60 000 nouvelles adhésions inscrites, dont une bonne majorité faites par le biais d’internet. Ces nouveaux recrus du parti sont considérés favorables à sa candidature.

Les états-majors de ses trois concurrents : Andy Burnham, Yvette Cooper et Liz Kendall, dans ce vote qui n’a pas vraiment commencé à travers l’ensemble du pays, sont comme tétanisés devant leur inéluctable relégation.

Même pour la question cruciale de 2020, des élections générales, Jeremy Borbyn est gagnant. Pour son âge, il a certaines faveurs, même en taxant les riches et rendant les entreprises ferroviaires et de l’énergie sous contrôle de l’Etat. Au Royaume-Uni, les vieilles générations votent à 75% et les jeunes (moins de 30 ans) à quelques 35 %... Mais c’est une lointaine échéance, une autre histoire...

Dans le tri idéologique où il se trouve, Corbyn publie depuis des années une chronique dans « The Morning Star », l’organe officiel du PCBG (Parti communiste de Grande-Bretagne). Où il suit la politique de son pays.

Les grands points de son opinion peuvent être dressés ainsi, mais pas seulement :
- De 2005 à 2015, il a combattu le virage ultralibéral des travaillistes, « faisant de lui de loin le député socialiste le plus rebelle ».
- Hostile à l’OTAN
- Pour le maintien de la Grande-Bretagne dans l’Union européenne
- Pour la cause palestinienne, ce qui lui vaut d’être accusé, par ses détracteurs, d’entretenir des contacts avec le Hamas et le Hizbollah.
- Alors qu’il faisait campagne contre l’apartheid en Afrique du Sud pendant les années 80, il soutient le « Sinn Féin » et la cause de l’unification irlandaise.
- Membre d’Amnesty International, il fait campagne en vain, en 1999, pour que l’ancien dictateur-président du Chili, Augusto Pinochet, soit jugé au Royaume-Uni puis en Espagne.
- Il dénonce publiquement ce qu’il qualifie de « violations des droits de l’homme et des libertés publiques » commises par l’actuel gouvernement au sujet des candidats à l’asile politique.
- Il est membre du comité de direction de la Stop the War Coalition, qui fait campagne contre la guerre d’Irak en 2003.
- En 2009 éclate le scandale des dépenses des députés, Corbyn est l’un des députés les moins dépensiers de l’argent public.
- 2010, il fait campagne contre le partenariat transatlantique de commerce et d’investissement « TAFTA ».

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