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Egypte : L’Etat de droit rétablit l’intelligence diplomatique dans la question du Proche-Orient ! (2ème Partie)



L’Egypte et la Tunisie : les choses qu’endiguaient les anciens systèmes…


lundi 16 mai 2011
par jaco


…ET CELLES QUI SE DISPUTENT ENCORE DANS DES REVOLUTIONS INACHEVEES.

En rapport avec le monde extérieur la question palestinienne, segment incontournable de ce qui est le conflit du Proche-Orient, revient au premier plan des préoccupations majeures des militants égyptiens qui se sont mobilisés pour les libertés et la démocratie. Si au début cette demande n’était pas comme l’urgence par excellence des changements dans le pays, car ce qui était essentiellement abordé était l’instauration d’un nouveau régime plus démocratique, elle est aujourd’hui au centre des actes militantisme en post destitution…


Voir en ligne : 1ère Partie : TUNISIE : la peau de banane qui accueille le 1er pas en avant, attention à l’enlisement ! (1ère partie)

L’apparition des violences entre chrétiens et musulmans d’Egypte est plus médiatisée en occident. Or c’est la question palestinienne et le conflit au Proche-Orient qui sont à l’ordre du jour des projets de militantisme des révolutionnaires de place Tahrir. Et recèle le gros du bataillon, en nombre de personnes, des révoltés. Contrairement aux images et sujets des médias occidentaux.

L’Egypte était, pendant l’époque des décolonisations (les années 50) avec l’arrivée de Nacer au pouvoir, le 1er pays qui influençait et venait ouvertement en aide aux mouvements de libération, notamment le FLN algérien dont l’appareil politique a été installé au Caire.

Les égyptiens, sans le pétrole et d’énormes richesses, ont opté avec l’exploitation du patrimoine archéologique, duquel ils ont fait un tourisme reluisant. Pour leur liberté, la mobilisation de larges catégories de la population. Les demandes ne se limitaient pas seulement à leur dignité de citoyens, mais la place du pays dans la région, les concernaient en premier lieu. Le conflit du Proche-Orient étant, en fait, est le seul sujet.

MANIFESTATION DEVANT L’AMBASSADE ISRAELIENNE, samedi 14 mai

Au lendemain de la mise en échec du règne Moubarak qui mijotait sa relève à travers le fils Gamal, de nouveaux travaux ont surgi. Comme l’autorité du pays a été bouleversée… Les questions cruciales largement revendiquées par les révolutionnaires épris de terminer définitivement avec l’ancien système, ont déterminé que le rôle et la place de l’Egypte dans le monde arabe doivent regagnés. Une image qui a été détériorée aussi par Moubarak, après Anouar Saddat. Le premier a hérité une situation, dite intangible, du second, et il a continué une paix payée avec un denier étatsunien annuellement versé, mais détourné vers les fonds personnels du dictateur déchu.

Des ministres, l’épouse de Moubarak ainsi que l’ex raïs lui-même sont dans le collimateur de la justice, pour en finir avec leur règne nauséabonde. La question palestinienne a repris donc sa place dans l’opinion qui mène les changements. Et aux premiers jours qui ont suivi les révoltes, la frontière de Rafah a connu sa réouverture par un forcing des révolutionnaires.

La solidarité avec les palestiniens a été exprimé en plein occupation de la place Tahrir par les étudiants avec une exhortation qui a étonné, au sein des participants d’abord et a alerté Israël. Le plus fort de cette mobilisation a été exprimé le 15 mai, quand l’ambassade israélienne a été assiégée. L’armée égyptienne a tiré en l’air pour disperser des manifestants qui demandaient ouvertement l’expulsion de l’ambassadeur et la rupture des relations avec Israël, selon un journaliste de l’AFP.

Certains ont pointé avec des jets de pierres le drapeau israélien sur le bâtiment, situé au dernier étage d’un bâtiment résidentiel au bord du Nil, dans une rue étroite. Ils ont scandé : Abaissez-le, brûlez-le ! Ils ont aussi réclamé la rupture des contrats d’exportation de gaz vers Israël, la libération de tous les détenus palestiniens et la fin du blocus de la bande de Gaza.

Pour le samedi et dimanche suivants, les égyptiens ont prévu une marche sur Gaza. Les autorités israéliennes ont été contraintes de déployer des forces de l’ordre pour l’empêcher. Les mêmes jours à la frontière syrienne et libanaise, des marches similaires ont été organisées. Causant une dizaine de morts et de nombreux blessés. Plusieurs dizaines de personnes blessées et 12 tuées ! Et c’est les tueurs de Tsahal qui déposent plainte à l’ONU.

L’Egypte par la volonté du mouvement populaire auteur de la fin de règne de Moubarak, est attendue comme le premier et à l’avant-garde des soutiens aux palestiniens expatriés et spoliés de leur patrie !

Première partie : TUNISIE : la peau de banane qui accueille le 1er pas en avant, attention à l’enlisement !