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Algérie-Ajouad : des flashbacks pour la traçabilité mémorielle.



Le 22 mars : journée des victimes du terrorisme islamiste en Algérie.


mercredi 14 mars 2012
par Azouz Benhocine


Une initiative lancée par un collectif de citoyens algériens, il y a un peu plus d’un an, mérite d’être citée. En cette période où le cinquantenaire de l’indépendance est en primauté dans la densité et la grandeur des rappels sublimés. A plus d’un titre, il est question d’attiser la flamme d’humanisme et de vérité pour toutes les époques, la plus chaude et récente interpelle la lucidité collective. D’autant qu’elle concerne uniquement, entre eux, les algériens. Le dessein de ce groupe, déjà association de la loi de 1901, est d’élaborer une substance historique pour ce qui est en berne, devant l’adversité de moult effacements.

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Mise à jour

Sept villes, en Algérie et dans le Monde, abriteront des manifestations à la mémoire des victimes du terrorisme en Algérie : Oran, Alger, Bejaia, Tiaret Et à l’étranger : Marseille, Paris et Montréal.

Comme des constats dressés en direct, et sans interférence susceptible d’altérer la vérité, le travail que se fixe « Ajouad » est ancré au présent ! Le nom de cette communauté est le titre de l’une des pièces marquante du théâtre algérien, écrite par Abdelkader Alloula assassiné par un terroriste islamiste. Au regard de la mission d’Ajouad, qui dit mieux pour témoigner ? "Ajouad Algérie Mémoires est une association (loi 1901), créée à l’initiative des enfants des victimes du terrorisme islamiste en Algérie pendant la décennie noire de 1990 à 2000."

Antar Zouabri, émir du GIA de l’époque, écrit : « Le monde doit savoir que toutes les tueries, les massacres, les incendies, les déplacements de population, les enlèvements de femmes, sont une offrande à Dieu » (communiqué cité par l’AFP, 29 août 1997, authentifié par les Services secrets français car comportant des menaces contre la France, cité d’après Zerrouky, p. 274)

Le projet d’Ajouad consiste, selon les premières lectures de ses actions naissantes, à répertorier les victimes du terrorisme islamiste en Algérie. Donc la promiscuité ramène au vécu. Car la violence persiste. Si le mot "jadis" a une modique place ici, c’est que l’actualité contemporaine demeure continuellement discutée en Algérie. Tout en citant les profils et les circonstances de leur mort, ainsi que les souffrances éprouvées par leur entourage, les assassinés semblent converser enfin ! C’est aussi l’écoute d’une voix du peuple meurtri. La douleur, qu’aucun acte officiel n’a minorée, érige son propre mur contre l’oubli.

Les islamistes préméditent d’effacer la mémoire vive quand ils relèvent les officiels qui ont trahis les martyrs d’avant 1962.

La morosité mémorielle en Algérie est étalée sur bien des pans du passé du pays. Et cette idée d’Ajouad inspire une cohérence vivace, dans la mesure où c’est une transcription innovante, inédite et qui se penche à augmenter la dignité. En effet cette catégorie d’algériens massacrés lors de la période dite « noire », est lésée par la conversion ruineuse du nationalisme perverti. Celui qui mute, sous les yeux de l’humanité, du panarabisme inopérant à l’islamisme polarisé de reproduire des valeurs désuètes en nouvelles ères.

L’onde oublieuse s’affiche en une complicité répugnante avec le crime terroriste. Elle se détourne, vers un sentiment d’injustice que la politique s’accommode de taire et même d’accuser. Le bourreau gagne plus de respectabilité que tous les autres, ses proies de même que les indifférents. Telle est la démarche du pouvoir et ses ateliers, secrets ou à ciel ouvert, qui activent l’Histoire selon l’objectif de perpétuer le règne de la prédation.

L’épreuve du peuple algérien : un enseignement pour le Monde.

Tant pour le pays qu’au niveau du monde, l’épreuve de l’insécurité subie par la population algérienne est celle qui prête à bien des réflexions. Notamment la thèse que le pays fut un laboratoire où la l’incompatibilité de l’islamisme à la démocratie, a engendré la criminalité. L’expérience n’a pas été concluante et la pseudo-idéologie, fondée sur la théologie, a démontré sa face immonde.

En citant, sous formes de chroniques, les plus récents faits ainsi que les acteurs qui ont donné leurs vies dans la cabale vécue par la collectivité nationale dans son ensemble, le groupe Ajouad de facebook s’est amoncelé... Une spontanéité révélatrice qu’un besoin couve dans les esprits. Le moyen des réseaux sociaux, n’étant qu’un recours aux opinions émergentes, dynamiques et propulsives de nouvelles espérances. Et tenant-compte de ce qui s’est passé dans le monde arabe, Facebook, et autres plateformes du Web -Twitter pour les égyptiens-, ébranlent bien des injustices !

Placer la période du terrorisme islamiste comme une matière à transcrire dans l’architecture de l’identité algérienne, relève d’une œuvre dense et ramènant à 200 000 victimes, dont la bravoure et l’innocence sont parlantes. Chiffre que se partagent toutes les évaluations d’aussi bien les services de sécurité, que sanitaires ou d’état civil. Les islamo-fascistes n’ont jamais démenti leurs actes, ils les revendiquent.

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Le concept de la tâche d’Ajouad reste à cerner. Il est premier du genre, du fait qu’il affronte l’aliénation ambiante. Celle qui semble entretenir une situation conflictuelle, en assurant de la considération aux auteurs d’une barbarie qui s’est attaquée à l’intelligence…

Internet : main dans la main pour accumuler et répandre la vérité !

L’outil médiatique, qu’est Facebook, a permis au collectif de se liguer, ce qui ne pouvait pas être réalisé dans d’autres circonstances que celles qu’offre le Web. Internet a démontré son efficience. Quand il a soutenu et abrité les séditions qui ont décomposé positivement des fausses démocraties, dans la région du Maghreb ainsi que dans le monde arabe auxquels l’Algérie a une forte appartenance, en nouvelles résolutions épousées par les peuples.

De même que l’essai islamiste en Algérie, a poussé la nébuleuse obscurantiste au pragmatisme afin de convoiter les pouvoirs pour s’y installer. Et au risque même de maintenir le rigorisme « salafiste » intransigeant, pour une moralité qui viole la vie privée des sujets humains. Le plus gros des troupes, de l’islamisme, embrasse une démocratie encore expérimentale et porteuse de dérives imprévisibles.

Par enchantement ceux qui ont fondé et animent Ajouad sont des personnes, dont la majorité d’entre elles, ayant vécu l’atrocité et respiré personnellement l’épreuve d’un pays où la citoyenneté et la république sont laminées par la religion. La tragédie algérienne qui, dure latente et dont les résidus sont répartis à l’échelle de la géographie, a laissé d’indélébiles stigmates. Au sein des familles frappées par la souffrance. Dans le vaste du kaléidoscope historique de l’Algérie, les décennies de terrorisme sont les pires et le plus frais élément …

Globalement la mémoire algérienne est déconstruite. Elle est à la fois source et conséquence de la crise récursive à travers les successions générationnelles. Elle banalise la cruauté, en lissant la composante conflictuelle essentielle qui rend les violences sociales licites et dédramatisées. Si la glorieuse guerre de libération reste un modèle pour l’humanité comme une geste de soulèvement populaire, marquant le 20ème siècle, contre occupant si puissant, les annales qui lui sont en amant et en aval sont encore peu révélées.

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