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BOKO HARAM : ISLAMO-TERRORISTE DU NIGERIA



Le dernier né de l’internationale-islamiste, des Talibans pour toute l’Afrique


dimanche 26 février 2012
par Hugo Mastréo


Boko Haram, littéralement « la culture occidentale est un péché » (certains traducteurs préfèrent l’éducation occidentale… mais il s’agit de civilisation) est le dernier groupuscule d’assassins que l’internationale islamiste a mis en branle. Basée en Afrique, principalement le Nigeria, cette organisation est le fruit abouti de l’accouplement adultérin des lectures attardées du Coran avec, non pas un projet politique, la haine affichée d’autrui.

Les idéologues de l’islamisme joueront les grands universitaires, pour imposer la respectabilité ainsi que le clash des civilisations qu’ils partagent avec les droites fascistes, le sionisme et la domination occidentale. Et les « djihadistes » recrutés des ghettos sont déjà et feront, jusqu’à une victoire de la charia islamique, la plongée au funeste paradis de l’au-delà peuplées de fillettes vierges par dizaines, les bombes humaines. Tel aussi, la démarche de ce groupe qui manifestement, s’est déclaré ouvertement proche de la démarche des Talibans Afghans, va donner du boulot à la sécurité du plus grand pays africain, le Nigeria qui compte 160 millions d’êtres…

Avant de rejoindre l’impudique maritale, Al-Qaeda, qui fédère les multitudes et « diverssissimes » cellules dormante, progénitures en éprouvette et disciples bien embrigadés, Boko Haram a été soumise au test de recevabilité. Celui de confronter ses actions à la ligne générale que la grande nébuleuse, des « Aâlims » émetteurs de Fatwas, a fixé et par laquelle elle avalise l’adhésion à l’inflexible terrorisme. Ici, l’anti-impérialisme n’a pas besoin de la grandeur communiste pour cibler l’occident. Boko Haram en est même l’appel !

La série d’attentats meurtriers de 2011 continue sa trajectoire funeste. En janvier 2012, une série d’explosions dans la ville de Kano (Nord) a causé pas moins de 200 morts, 180 sur le fait, constitue la plus meurtrière attaque de ces islamo-terroristes encore naissants et au besoin d’affirmer à l’opinion leur détermination à la terreur.

La mort en 2009 de Mohammed Yusuf lors de sa garde à vue est perçue comme un point qui mobilise davantage les adhérents à l’option terroriste. Et le 31 janvier 2012, le porte-parole de Boko Haram, répondant au nom d’Abou Qaqa, a été arrêté selon l’agence Chine nouvelle.

Le principal champ d’action de Boko Haram, histoire aussi d’atteindre les esprits majoritairement musulmans, est le nord du Nigeria. Où après les coups de Noël qui ont ciblé cinq églises à la fois, les autorités et à leur tête le président Goodluck Jonathan ont été astreint d’instaurer l’état d’urgence et de fermer les frontières avec les pays voisins : Cameroun, Tchad et Niger. Cet islamisme est en mesure de s’étendre sur toute l’Afrique.

La recherche de s’afficher, essentiellement dans les médias, est parmi l’objectif de Boko Haram. Cette aspiration d’avoir un écho international a été planifié, selon un tracé idéologiquement élaboré, avec l’attentat « par suicide » de la capitale Abuja, en juin de la même année, qui a visé l’ONU.

Boko Haram, faute de n’avoir pas été par les penseurs et planificateurs de l’islamisation forcée, s’est déclarée dernièrement rattachée à l’AQMI que dirigent des émirs algériens reliquats des criminels qui ont sévi, et continue en Algérie depuis les années 90 du siècle dernier. Tenant à la charia et laquelle prennent aussi bien les monarchies arabes du Moyen-Orient, les penseurs qui éditent annuellement plusieurs dizaine de milliers d’ouvrages, les cercles médiatiques communautaires, les Cheikhs des campus comme Al-Azhar d’Egypte et une vaste chaire à canons de croyants fanatisés jusqu’à la moindre lie.

L’organisation Boko Haram doit sa naissance à l’année 2002, dans l’Etat de Borno (le Nigeria compte 36 Etats). A l’instar de toutes les organisations basées sur la religion, sa caractéristique sectaire était inévitable, avant d’accompagner ouvertement le crime politique que l’Internationale Islamiste qui a enfanté les Talibans. L’organisation du Nigeria entretient à la fois la résistance à la domination néocoloniale occidentale et le modèle sociétale tirant ses préceptes d’un islam rigoriste. Celui qui fait du « salafisme » dans les sociétés musulmanes son bâton d’harcèlement des femmes, des laïcs, des communistes, des intellectuels récalcitrants à l’archaïsme et des citoyens attachés aux libertés, comme les artistes…