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La reprise Manbidj dessine le dénouement pour Alep.



La géopolitique qui a détourné la révolte des Syriens, en défaite


mardi 16 août 2016
par Gros Emile


Manbidj est le dernier point d’où passent la majeure partie des moyens humains et matériels de l’Etat islamique, depuis et vers la Turquie. Delà transitaient les djihadistes étrangers ainsi que prospérait les grands trafics avec lesquels se finançait l’organisation islamo-terroriste qui s’est proclamé Etat sur les territoires à cheval entre l’Irak et la Syrie. En reprenant la ville, les FDS (lire notre article, sur les Forces Démocratiques Syriennes ICI) ont renforcé leur position et assurent l’isolement qui tarira les ressources du Daesh ou #ISIS.

Voir en ligne : Notre dossier : Syrie

Plus de 10 millions de personnes syriennes déplacées, 4 vers l’étranger et 6 à l’intérieur. Le chiffre de quatre cent mille morts, y compris parmi les exilés, est atteint en mi-2016. Ces approximations contentent une géostratégie longtemps réservée à la région du Moyen-Orient, que la guerre civile syrienne, largement pourvue par les ingérences étrangères, tient place de prétexte pour la concrétiser.


- Alep dans les visions des géostratégies du désastre - 3 août 2016

Pour la bataille d’Alep, celle du dénouement fondamental de la déstabilisation de ce pays, que les diplomates occidentaux tentent d’éviter, explique toute la géopolitique. Les médias occidentaux d’adonnent finalement à rapporter que les opposants, dits rebelles ou opposition armée, sont en alliance avec les islamistes y compris les factions du Daesh et de la succursale d’Al-Qaïda Djabhat Enusra.

Dans cette guerre syrienne deux bénéficiaires essentiels sont identifiés. D’une part, les marchands d’armes trouvent leurs dividendes, notamment avec la richissime clientèle des monarchies arabes qui fournissent à la pseudo-opposition armes et équipements. Et d’autre part, l’expansion colonialiste de l’Etat hébreu gagne de faire oublier son illégalité et ses crimes, du fait de l’emplacement de la Syrie dans le conflit éternisé dans la région.


- Les tortionnaires américains d’Irak recrutés pour travailler en Syrie - 4 août 2016

Ce qui se passe en Syrie est l’impossible séparation des terroristes et des opposants démocrates qui, obligés de prendre les armes, ne démontrent pas leur indépendance des forces qui sèment la cruauté. L’alliance islamo-impérialiste qui regroupe les nations atlantistes et la totalité des onze monarchies arabes, toutes réactionnaires et serviles au capital mondial, vient de montrer, encore une fois, dans la crise syrienne, ses desseins de mettre les peuples sous joug.

Les exigences des Etats-Unis pour la Syrie n’est pas de mettre fin à la guerre civile ni des négociations qui apportent solution, pour une nation qui a entre les mains de puissants leviers. Les USA désirent seulement la chute du gouvernement, la dissolution de l’Etat et la mise en place d’une administration américaine par procuration...


- Le Daesh sous-estimé et les frappes gonflées - 15 août 2016

Au regard des arsenaux d’armes de l’EI (Etat Islamique) et aux rôles de la Turquie et de l’Arabie Saoudite, pourquoi ne pas déchiffrer la volonté de ceux qui alimente cette crise dont la principale cause est certainement le régime despotique qui a ruiné le pays pour se maintenir.

Deux résolutions de l’ONU stipulent qu’al-Qaïda en Syrie doit être combattu quoiqu’il en coûte. Mais les États-Unis ont, au moins par deux fois, demandé à la Russie de ne pas bombarder Djabhat-Enusra la représentation Al-Qaïda.

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