POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


USA : la hausse des salaires pour consolider la relance



La trêve devient un forcing pour la reprise !


vendredi 31 janvier 2014
par Gros Emile


Barack Obama a fait usage de sa détermination habituelle lors de son discours à la nation devant le congrès, où son parti des démocrates n’a pas la majorité, sur une question sociale cruciale. La seconde du genre, après l’Obamacare élargissant l’assurance médicale à des catégories qui en étaient dépourvues.

Voir en ligne : Notre dossier : Les Etats-Unis et la crise économique

Cette fois, avec des paroles plus décidées, telle la vigueur pour d’autres sujets, le président métis compte augmenter le salaire minimum de 7,25 dollars de l’heure à 10,10 dollars.

Insistant qu’il ferait adopter cette mesure par décret, si c’est nécessaire. Le bon estimé à près de 40 % d’augmentation, est tellement élevé pour être vrai et réalisable. Mais on pense déjà qu’il est bon pour terrasser la crise...

Cependant, il a déjà lancé une autre hausse des salaires dans la fonction publique qui touche quelques centaines de milliers de salariés du secteur de l’Etat fédéral. Un engagement semblable de sa part, datant d’un peu plus d’une année, promettait 9 $.

Pour certains observateurs, il s’agit d’une rhétorique habituelle de la lutte des classes adressée à l’Union. Une grande partie des démocrates parlait jusqu’à là de la pauvreté et des inégalités, que lors des élections. Et c’est aussi le cas pour le vote dit de « mi-mandat ». Mais le contexte de sortie de crise augure une certaines confiance pour concrétiser ses hausses.

G. W. Bush et B. Obama Illustrant son discours adressé à la Nation devant le congrès, le locataire du bureau ovale a repris des paroles qu’il a déjà dit auparavant : «  À l’heure actuelle, en raison de failles et des abris dans le code des impôts, un quart de tous les millionnaires paient des taux d’imposition plus faibles que des millions de ménages de la classe moyenne. À l’heure actuelle, Warren Buffett paie un taux d’imposition inférieur à celui de sa secrétaire.  »

Dans les milieux de droite, les lobbys qui sont aussi qualifiés de réactionnaires, plusieurs qualifications et accusations qui lui ont été toujours faites sont continuellement reprises.

Depuis qu’il est à la tête de la 1ère puissance économique et militaire du Monde, Barack Obama est qualifié de musulman quand il est question du dossier israélo-palestinienne ou plus largement quand il s’intéresse au Proche-Orient. Et communiste, ou même socialiste, voire social-démocrate quand il a mis en place les dernières avancées sociales.

La crise de 2008 qu’il a hérité, a été, ses dernières années un frein, et les mesures non-encore appliquées comme celle de l’augmentation des salaires, n’ont pas l’assurance d’être à jamais efficientes. Les politiques d’austérité arrivent à leurs limites, du moins c’est que disent le FMI et nombreux experts prioritairement pour les Etats-Unis et plus largement envers le Monde capitaliste.

Contrairement à la France où les doctrines de droite ont été dernièrement épousées par le pouvoir socialiste, malgré qu’elles soient partout discréditées. Cette initiative des décideurs américains a pour effet direct et qui se répercutera assez rapidement, la valorisation de la consommation avec des revenues à l’heure même où la relance est amorcée.

Répondre à cet article